• # Avocat du diable..

    Posté par . En réponse à la dépêche Chat sur "Peut-on breveter le logiciel libre?" avec Philippe Schmitt, avocat. Évalué à 8.

    Bon je sais ca va troller.

    Neanmoins les defenseurs du brevet logiciel utilisent souvent certains arguments qui n'ont pas encore été traité dans le thread:

    + Les USA sont un bon exemple que les brevets logiciels marchent vu que les leaders de l'informatiques sont US (ok quand ils sont devenus leaders les logiciels n'etaient pas brevetables... mais ils sont toujours leader non ?)

    + Toutes les societes qui ont un minimum d'ambition ont les moyens de se payer des brevets et des avocats. Du coup il est juste question pour les acteurs du marché de l'informatique de jouer en respectant des regles nouvelles (je depose des brevets juste pour pouvoir dealer avec ceux qui brandiraient les leurs contre moi, si je n'ai pas de brevet c'est la preuve que je ne suis pas inventif donc pas un acteur credible, donc je merite de disparaitre... et puis d'ailleurs, on parle d'industrie pas d'etudiant boutonneux qui font des bicyclettes de l'OS a temps perdu...). Evidemment, le fait qu'une part non negligeable des acteurs du monde du logiciel (on parle de marché de toute façon) soient des volontaires non remuneres ou des acteurs etatiques, le fait que dans ce domaine meme un individu aux moyens reduits, possedant juste un PC une cervelle et du temps sont potentiellement innovant sont des details.

    + L'investissement dans le logiciel est couteux (en salaires surtout), si on ne protège pas la valeur ainsi crée les entreprises ne paieront personne pour faire de logiciel. Alors la je n'ai pas vraiment de réfutation formelle, mais c'est a se demander d'ou sort la masse considerable de logiciels ecrits avant les brevets logiciels.

    + La mecanique, l'electronique, l'electricite, les materiaux ont fait depuis longtemps l'objet de protection par le brevet, et les progres sont indeniables. Les particularites du logiciels ne sont que supperficielles (refutation ?) puisque on parle de proteger des "procédés".

    + Les brevets c'est bien parceque comme le texte est public, au terme de la periode de protection, ce savoir faire tombe dans le domaine public.

    + Et l'argument massue: mais on a deja des dizaines de millier de brevets couvrant des logiciels bien que contraires aux regles, que va-t-on en faire si on ne legalise pas.


    Bon plaisir