• [^] # Re: La RIAA attaque 261 utilisateurs de réseaux P2P

    Posté par . En réponse à la dépêche La RIAA attaque 261 utilisateurs de réseaux P2P. Évalué à 2.

    Nombre:

    Ça ne mène pas forcément très loin. Je pense simplement qu'avec la numérisation, on s'efforce de tout ramener à des nombres, mais en même temps on s'efforce de distinguer un nombre de l'autre en disant que celui-ci est copyrighté et pas celui-là, ce qui est absurde. Selon le format de fichier que je choisis (éventuellement en créant un nouveau format ou une variante de format), je peux numériser une oeuvre de telle sorte que le fichier binaire résultant soit exactement le nombre que je veux. Par exemple, une oeuvre A peut être numérisée en tant que 123, mais aussi en tant que 132, 456, 524, 232, et toutes les combinaisons possibles de chiffres, en fonction du choix que je fais en définissant le format. Donc si je peux produire n'importe quel nombre en numérisant une oeuvre, et que le fichier, donc le nombre, est protégé par droit d'auteur, alors tous les nombres sont protégés par droit d'auteur. Ce qui est absurde.

    Comme la protection par droit d'auteur d'un fichier conduit à une absurdité, alors un fichier ne peut/doit pas être protégé par le droit d'auteur.

    Est-ce que je suis tellement nul dans ma manière d'expliquer, ou bien est-ce que je suis un génie incompris, ou quoi ? Pourquoi est-ce que ça semble si difficile à réfuter ou à accepter ?

    Léser:

    Si les auteurs se sentent lésés et bien interdisons leurs de s'exprimer jusqu'à ce qu'ils aient signé un papier comme quoi ils s'engagent à être heureux. Ca résoud le problème d'une manière un peu brutale.

    Pourquoi ne pas mettre tout le monde en prison tant qu'on y est ? Ça fera surement plaisir à RI/MPAA et Bush.

    Quant à la suite, merci de ne pas me citer hors-contexte. Si les producteurs et les auteurs ne se sentaient pas lésés (d'une manière ou d'une autre) par le phénomène du partage en masse sur Internet, ils ne râleraient probablement pas (encore qu'il y a surement des chieurs dans le tas qui râlent parce qu'ils aiment ça). Or ils râlent (clairement), donc ils se sentent lésés par le phénomène de partage en masse sur Internet.

    Upload:

    Prendre place sur le réseau, c'est du push.

    Certes, mais on ne fait qu'« uploader » un catalogue, pas les oeuvres (en supposant qu'un fichier soit assimilable à l'oeuvre).

    Le reste des opérations, c'est une copie volontaire amorcée par celui qui conservera la copie, pas par celui qui qui possède la source de la copie. Ce en quoi ce système est différent de la télé/radiodiffusion, mais semblable à une médiathèque (une source, et chacun vient l'emprunter et la copier).

    Pour être parfaitement précis, dans certains cas, il y a upload : lorsque celui qui fait la copie ne peut pas initier la connexion TCP/IP, certains systèmes utilisent du push. La plupart des copies se font cependant par download, pas par upload.


    RIAA's enforcement efforts have never been against downloaders. They are against uploaders.
    -- Hilary Rosen


    Hilary Rosen n'a qu'a apprendre l'anglais et se faire conseiller par des gens compétents.