« Si quelqu'un (attention, je parle bien d'un auteur, d'un createur, mais en aucun cas d'une maison d'edition qui ne fait que jouer le role d'intermediaire) cree un truc et ne veut pas qu'il soit copie, qui es-tu pour vouloir d'approprier son oeuvre ? S'il ne veut pas partager son oeuvre, s'il ne veut pas que tu en profites, je pense que tu auras une sale opinion de cette personne (moi aussi, dans ce cas), mais je ne vois pas de quel droit tu pourrais en faire une copie. »
Je prends la même formulation que toi : s'il a diffusé une fois son oeuvre, qui est-il pour vouloir interdire la copie libre de son oeuvre ? (oui, l'auteur mais pourquoi serait-ce un droit si "évident" ?) Désolé mais ce point de vue ce défend aussi : s'il veut garder le truc pour lui très bien, s'il le diffuse, eh bien on pourrait envisager que le droit international autorise la copie libre. Et ce ne serait pas de l'appropriation : la copie libre ne veut pas dire que l'on nie la paternité. On pourrait envisager une copie libre sans aller jusqu'à des oeuvres libres en autorisant la copie, mais en laissant à l'auteur l'exclusivité de l'exploitation commerciale, ce qui n'est pas rien (droits de diffusion radio/tv, CDs, merchandising -- sans parler du fait qu'il est l'auteur et que c'est reconnu (concerts, etc.)) ; ça me parait peu réaliste d'imaginer que tout ceci disparaîtrait si la copie était libre.
Alors je ne dis pas que c'est la meilleure solution à suivre, je ne souhaite pas rentrer dans ce débat, mais cette possibilité existe : il est défendable de vouloir une copie libre (ie. droit de copier dès lors qu'on a obtenu un original ou une copie), tout en laissant à l'auteur ou aux ayant-droits un ensemble de privilèges parmi ceux qu'ils ont déjà actuellement. C'est le point de vue qui consiste à dire « je ne vois pas de quel droit un auteur irait réglementer la copie de son oeuvre, une fois qu'il a fait le choix de la diffuser ». Tu as considéré ce droit comme évident dans ton post. Il n'a rien d'évident ou de naturel, c'est un choix (politique) qui a été fait, et qui a été matérialisé par le copyright/droit d'auteur tel qu'il existe aujourd'hui. Il pourrait très bien être remis en cause.
[^] # Re: La RIAA attaque 261 utilisateurs de réseaux P2P
Posté par #3588 . En réponse à la dépêche La RIAA attaque 261 utilisateurs de réseaux P2P. Évalué à 2.
Je prends la même formulation que toi : s'il a diffusé une fois son oeuvre, qui est-il pour vouloir interdire la copie libre de son oeuvre ? (oui, l'auteur mais pourquoi serait-ce un droit si "évident" ?) Désolé mais ce point de vue ce défend aussi : s'il veut garder le truc pour lui très bien, s'il le diffuse, eh bien on pourrait envisager que le droit international autorise la copie libre. Et ce ne serait pas de l'appropriation : la copie libre ne veut pas dire que l'on nie la paternité. On pourrait envisager une copie libre sans aller jusqu'à des oeuvres libres en autorisant la copie, mais en laissant à l'auteur l'exclusivité de l'exploitation commerciale, ce qui n'est pas rien (droits de diffusion radio/tv, CDs, merchandising -- sans parler du fait qu'il est l'auteur et que c'est reconnu (concerts, etc.)) ; ça me parait peu réaliste d'imaginer que tout ceci disparaîtrait si la copie était libre.
Alors je ne dis pas que c'est la meilleure solution à suivre, je ne souhaite pas rentrer dans ce débat, mais cette possibilité existe : il est défendable de vouloir une copie libre (ie. droit de copier dès lors qu'on a obtenu un original ou une copie), tout en laissant à l'auteur ou aux ayant-droits un ensemble de privilèges parmi ceux qu'ils ont déjà actuellement. C'est le point de vue qui consiste à dire « je ne vois pas de quel droit un auteur irait réglementer la copie de son oeuvre, une fois qu'il a fait le choix de la diffuser ». Tu as considéré ce droit comme évident dans ton post. Il n'a rien d'évident ou de naturel, c'est un choix (politique) qui a été fait, et qui a été matérialisé par le copyright/droit d'auteur tel qu'il existe aujourd'hui. Il pourrait très bien être remis en cause.