Alors quand il y a une bavure policière, ils profitent du prétexte pour se lâcher, assurés d'un minimum d'impunité avant que l’État ne se sente obligé de hausser le ton. Il semble évident que même avec une police faisant correctement son travail, sans mensonges et sans racisme, cette partie-là ne changerait pas son comportement.
Comme partout, de tout temps, il y a des imbéciles et parfois même des imbéciles dangereux. A ceux-là, c'est à la justice de décider. Une justice qui se doit d'être exemplaire, autant avec les faibles qu'avec les puissants par ailleurs, pour que nous en gardions toute confiance.
Mais en rendant confiance en la République, tu réduis de fait le nombre d'imbéciles. Tu en auras toujours, comme dans toutes populations. C'est bien pour ça que la police est censée être là : assurer la protection des citoyens.
On est sur du temps long (très long même), avec des solutions qui restent à trouver. Et en attendant, on fait quoi (à part tirer dans le tas, bien sûr) ?
On est sur du temps long oui. Au moins une génération, peut-être même plus. Des solutions, j'en ai à la pelle à proposer pour que la gangrène perde du terrain :
- Réhabiliter les quartiers les plus défavorisés (et pas seulement avec une couche de peinture)
- Offrir le même niveau de service public à ces populations qu'au reste de la population
- Arrêter les contrôles au faciès
- Remettre en place la police de proximité qui elle connaissait les jeunes, les médiateurs et était capable d'avoir un échange.
- Offrir le même niveau de chances d'accéder aux mêmes écoles et aux mêmes emplois que le reste de la population
- Changer la doctrine du maintient de l'ordre, revoir les rangs de la police pour en sortir les mauvaises graines
- Impliquer le plus tôt possible dans la citoyenneté
Ce n'est pas exhaustif. L'objectif étant de permette à ces populations de reprendre confiance en la République. Il est certain que ce n'est ni facile, ni rapide, le boulot est colossal. Mais sans amorce, la gangrène au mieux stagnera, au pire empirera. Personne qui ne soit sain d'esprit ne veut ça.
Et pour les jours à venir... évidemment qu'on doit arrêter les factieux dans un premier temps et protéger les populations. Puis mettre en place une stratégie de désescalade. Nos politiques aiment souvent nous comparer à nos voisins allemands, et bien prenons exemples sur leurs stratégies de désescalades à eux dans le gardiennage de la paix.
N'attisons la haine ni des uns, ni des autres. C'est totalement contre-productif dans ce contexte. Ce qui ne veut pas dire pour autant d'être passif et laisser faire. Mais tu en conviendras qu'entre "laisser faire" et "tirer dans le tas", il y a un panel de possibilités tout de même.
La majeure partie des morts l'était déjà de son vivant et le jour venu, ils n'ont pas senti la différence.
[^] # Re: vous, moi et notre société
Posté par Nibel . En réponse au lien La France doit se pencher sur les profonds problèmes de racisme parmi la police selon l'ONU. Évalué à 10. Dernière modification le 30 juin 2023 à 19:29.
Comme partout, de tout temps, il y a des imbéciles et parfois même des imbéciles dangereux. A ceux-là, c'est à la justice de décider. Une justice qui se doit d'être exemplaire, autant avec les faibles qu'avec les puissants par ailleurs, pour que nous en gardions toute confiance.
Mais en rendant confiance en la République, tu réduis de fait le nombre d'imbéciles. Tu en auras toujours, comme dans toutes populations. C'est bien pour ça que la police est censée être là : assurer la protection des citoyens.
On est sur du temps long oui. Au moins une génération, peut-être même plus. Des solutions, j'en ai à la pelle à proposer pour que la gangrène perde du terrain :
- Réhabiliter les quartiers les plus défavorisés (et pas seulement avec une couche de peinture)
- Offrir le même niveau de service public à ces populations qu'au reste de la population
- Arrêter les contrôles au faciès
- Remettre en place la police de proximité qui elle connaissait les jeunes, les médiateurs et était capable d'avoir un échange.
- Offrir le même niveau de chances d'accéder aux mêmes écoles et aux mêmes emplois que le reste de la population
- Changer la doctrine du maintient de l'ordre, revoir les rangs de la police pour en sortir les mauvaises graines
- Impliquer le plus tôt possible dans la citoyenneté
Ce n'est pas exhaustif. L'objectif étant de permette à ces populations de reprendre confiance en la République. Il est certain que ce n'est ni facile, ni rapide, le boulot est colossal. Mais sans amorce, la gangrène au mieux stagnera, au pire empirera. Personne qui ne soit sain d'esprit ne veut ça.
Et pour les jours à venir... évidemment qu'on doit arrêter les factieux dans un premier temps et protéger les populations. Puis mettre en place une stratégie de désescalade. Nos politiques aiment souvent nous comparer à nos voisins allemands, et bien prenons exemples sur leurs stratégies de désescalades à eux dans le gardiennage de la paix.
N'attisons la haine ni des uns, ni des autres. C'est totalement contre-productif dans ce contexte. Ce qui ne veut pas dire pour autant d'être passif et laisser faire. Mais tu en conviendras qu'entre "laisser faire" et "tirer dans le tas", il y a un panel de possibilités tout de même.
La majeure partie des morts l'était déjà de son vivant et le jour venu, ils n'ont pas senti la différence.