Avant de mettre en cause « léjeuns », je pense qu’une réflexion sur l’état du monde open-source pourrait être ien plus explicative.
Personnellement, je n’y baigne que par Linuxfr, Wikipédia, Openstreetmap et Framasoft. Je ne sui donc pas un membre « actif », producteur de code.
Les échos que je reçois de lectures d’ailleurs sur le monde open-source montrent un problème d’inclusion dans tous les sens du terme, mais avant tout de sexisme. Exclure la moitié du public potentiel explique déjà une partie du problème, sans oublier que l’autre moitié, vraisemblablement plus réceptive à ce sujet que la tranche d’âge majoritaire ici, pourrait être découragée par cette ambiance.
Quant à mon ressenti personnel, notamment en tant que wikipédien, c’est le verrouillage progressif de toute forme d’initiative : j’ai commencé en 2004, et le Wikipédia actuel n’a rien à voir avec le projet en bouillonnement de l’époque. Je trouve que ça n’est vraiment plus amusant de contribuer.
C’est d’ailleurs ce que j’essaie de faire remonter au projet Openstreetmap : attention à ne pas glisser vers un projet figé où le nouveau n’a comme liberté que de se farcir toutes les règles que les premiers arrivants ont eu le luxe de mette en place. Un indice cependant que la sclérose a déjà pris, est que l’association a organisé récemment — à l’aide d’un cabinet de consultant — une tempête de cerveau (interne donc) pour savoir dans quelle direction aller. Voir une association se comporter comme un groupe bancaire de 100 000 personnes (type d’entreprise dans laquelle je travaille) me « terrifie ».
Ce n’est pas absent de Linuxfr : ça se remarque sur certains sujets « épidermique » et pas souvent informatique il est vrai qui sont moinssés sans aucune raison objective (au hasard la place du radioactif dans la production d’électricité en France).
Toutefois, ces discussions sont (heureusement) très enrichissantes même si elle ne sont pas toutes constructives : certains participants ayant la bonne idée de justifier leurs opinions par des sources, on apprend beaucoup : personnellement, Linuxfr m’a fait bougé sur l’écriture inclusive (ce qui m’a appris que c’était bien plus que de la graphie), en me donnant accès à texte (gouvernemental !) très clair et quasiment inattaquable (selon moi, évidemment).
Pour conclure, je pense qu’un peu d’introspection ne peut pas faire de mal, avant de stigmatiser toute une génération. Et je pense que le « c’était mieux avant » doit être un signal fort de remise en question.
« Y a même des gens qui ont l’air vivant, mais ils sont morts depuis longtemps ! »
[^] # Re: L'idéal Open-Source ne parles pas
Posté par PhRæD . En réponse au sondage Cher lectorat, chèr(e) contributeurice, quel âge avez-vous ?. Évalué à 6.
Avant de mettre en cause « léjeuns », je pense qu’une réflexion sur l’état du monde open-source pourrait être ien plus explicative.
Personnellement, je n’y baigne que par Linuxfr, Wikipédia, Openstreetmap et Framasoft. Je ne sui donc pas un membre « actif », producteur de code.
Les échos que je reçois de lectures d’ailleurs sur le monde open-source montrent un problème d’inclusion dans tous les sens du terme, mais avant tout de sexisme. Exclure la moitié du public potentiel explique déjà une partie du problème, sans oublier que l’autre moitié, vraisemblablement plus réceptive à ce sujet que la tranche d’âge majoritaire ici, pourrait être découragée par cette ambiance.
Quant à mon ressenti personnel, notamment en tant que wikipédien, c’est le verrouillage progressif de toute forme d’initiative : j’ai commencé en 2004, et le Wikipédia actuel n’a rien à voir avec le projet en bouillonnement de l’époque. Je trouve que ça n’est vraiment plus amusant de contribuer.
C’est d’ailleurs ce que j’essaie de faire remonter au projet Openstreetmap : attention à ne pas glisser vers un projet figé où le nouveau n’a comme liberté que de se farcir toutes les règles que les premiers arrivants ont eu le luxe de mette en place. Un indice cependant que la sclérose a déjà pris, est que l’association a organisé récemment — à l’aide d’un cabinet de consultant — une tempête de cerveau (interne donc) pour savoir dans quelle direction aller. Voir une association se comporter comme un groupe bancaire de 100 000 personnes (type d’entreprise dans laquelle je travaille) me « terrifie ».
Ce n’est pas absent de Linuxfr : ça se remarque sur certains sujets « épidermique » et pas souvent informatique il est vrai qui sont moinssés sans aucune raison objective (au hasard la place du radioactif dans la production d’électricité en France).
Toutefois, ces discussions sont (heureusement) très enrichissantes même si elle ne sont pas toutes constructives : certains participants ayant la bonne idée de justifier leurs opinions par des sources, on apprend beaucoup : personnellement, Linuxfr m’a fait bougé sur l’écriture inclusive (ce qui m’a appris que c’était bien plus que de la graphie), en me donnant accès à texte (gouvernemental !) très clair et quasiment inattaquable (selon moi, évidemment).
Pour conclure, je pense qu’un peu d’introspection ne peut pas faire de mal, avant de stigmatiser toute une génération. Et je pense que le « c’était mieux avant » doit être un signal fort de remise en question.
« Y a même des gens qui ont l’air vivant, mais ils sont morts depuis longtemps ! »