mais c'est aussi devenu un genre de mode. Aspie, HPI, TDA... Tout le monde veut en être pour pouvoir se dire différents, incompris, et traiter les autres de neuroatypiques. Et les autodiags se multiplient.
Peut-être pour certains, mais pour d'autres c'est tout simplement parce qu'il y a un impact non négligeable dans la vie des personnes. Quand on est diagnostiqué tardivement (comprendre >= 30 ans) je crois pas que c'est dans une optique d'égocentrisme cherchant un peu d'attention.
Les troubles neurologiques sont souvent mal compris justement par les neurotypiques car c'est « peu visuel ». Annoncer à un de ses parents avoir la maladie de Parkinson et annoncer qu'on est en depression, le résultat est souvent accablant. Certains (pour en avoir connu) vont réagir « oh mais pourquoi tu es triste, tout va bien dans ta vie ». Les troubles neurologiques ne sont pas choisis et il ne suffit pas de boire de l'eau et se mettre un coup de pied pour espérer s'en sortir.
Le problème commun à tous ces troubles est qu'il est difficile pour certain d'en trouver l'empathie parce qu'ils ne les comprennent effectivement pas. En revanche, pour la maladie de Parkinson nous avons tous à peu près une notion qui nous laisse imaginer la vie qu'on aurait si nous en étions atteint.
[^] # Re: Spectre autistique et "être" autiste
Posté par David Demelier (site web personnel) . En réponse au journal L'autisme. Évalué à 4.
Peut-être pour certains, mais pour d'autres c'est tout simplement parce qu'il y a un impact non négligeable dans la vie des personnes. Quand on est diagnostiqué tardivement (comprendre >= 30 ans) je crois pas que c'est dans une optique d'égocentrisme cherchant un peu d'attention.
Les troubles neurologiques sont souvent mal compris justement par les neurotypiques car c'est « peu visuel ». Annoncer à un de ses parents avoir la maladie de Parkinson et annoncer qu'on est en depression, le résultat est souvent accablant. Certains (pour en avoir connu) vont réagir « oh mais pourquoi tu es triste, tout va bien dans ta vie ». Les troubles neurologiques ne sont pas choisis et il ne suffit pas de boire de l'eau et se mettre un coup de pied pour espérer s'en sortir.
Le problème commun à tous ces troubles est qu'il est difficile pour certain d'en trouver l'empathie parce qu'ils ne les comprennent effectivement pas. En revanche, pour la maladie de Parkinson nous avons tous à peu près une notion qui nous laisse imaginer la vie qu'on aurait si nous en étions atteint.
AI is a mental disorder