• # Attention à l’auto-diagnostic

    Posté par (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal L'autisme. Évalué à 8.

    Il faut rappeler que nous avons tou·te·s des comportements très différents les un·e·s des autres et que ces comportements varient.

    Quand nous sommes fatigués, énervés, la plupart d’entre nous peuvent se reconnaître dans des traits autistiques « le moindre bruit m’énerve » « je n’ai envie de parler à personne » etc (très bien illustré dans « La différence invisible »)

    En cas de soupçon, le diagnostic doit être posé par une équipe professionnel. Ce diagnostic n’est pas une simple visite. C’est un véritable processus qui prend plusieurs mois, qui va vous emmener à rencontrer différents professionnel·le·s du domaine, faire différents tests.

    Ça prend du temps et ça coûte cher. Pour, au final, avoir un simple diagnostic. Donc à voir ce qu’on peut et ce qu’on veut en faire.

    Après, comme illustré dans « La différence invisible », ce diagnostic peut être particulièrement libérateur. Il peut être un outil pour communiquer avec l’entourage sur vos spécificités. Le diagnostic n’est d’ailleurs jamais blanc/noir : c’est un long dossier qui explique les résultats, vos particularités. Un bon diagnostic vous donnera également des pistes pour faciliter le quotidien, des propositions d’aide ou de groupes de rencontre (parfois plutôt pour les proches), des idées d’orientation professionnelle.

    Le diagnostic peut également plutôt révéler d’autres problématiques : dépression, surménage, burnout professionnel ou burnout parental.

    Comme toute chose, un diagnostic n’est qu’un outil. Mais si vous choisissez cette voie, faites le bien. Un test sur Internet ou 30 minute avec un médecin traitant ne sont pas des diagnostics.

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