• [^] # Re: Spectre autistique et "être" autiste

    Posté par . En réponse au journal L'autisme. Évalué à 9.

    J'ai plusieurs réponses à te proposer, et aucune n'est générale. Choisis celle qui colle le mieux à ton cas.

    À l'échelle collective, je n'ai aucun problème à dire "les autistes" (ou les TSA). C'est indispensable pour décrire de quoi on parle et le problème de la stigmatisation n'a de sens qu'à l'échelle individuelle.

    L'échelle individuelle, donc.
    Déjà, quand une personne demande à ne pas être identifiée par son handicap, c'est que ledit handicap est suffisamment modéré pour ne pas être trop envahissant. Donc il n'y a pas forcément matière à proposer un accompagnement. Comme l'accès aux soins est l'enjeu, tu as un début de réponse.

    Ensuite, se pose la question de l'entourage. Une particularité de la pathologie psychiatrique est qu'elle fait parfois plus souffrir l'entourage que le patient. Appeler un autiste un autiste peut être un vrai soulagement. J'ai eu un chef TSA. Ça posait un vrai problème, parce qu'il pouvait être extrêmement dur et ne pas s'apercevoir du niveau de pression qu'il imposait. Dans ce cas de figure, informer du diagnostic peut aider le subordonné à comprendre que le problème n'est pas que de son côté. Je ne suis pas sûr que ça ait un sens de systématiquement protéger l'autiste. Il est préférable de considérer chaque situation individuellement.

    Ça, ce sont les sources. Le mouton que tu veux est dedans.