Que la peine soit dissuasive ou non, on s'en fout un peu (en tout cas la victime s'en fout): une peine trop légère donne à la victime, ou à sa famille le sentiment qu'elle n'a pas été écoutée ni considérée. Sans tomber non plus dans la vengeance, il y a encore de trop nombreux cas ou la justice rend des décisions incompréhensibles.
Les peines seront toujours trop légères aux yeux de la victime ou même du public. Car justement la logique est plus œil pour œil dent pour dent que d'une véritable justice qui fait sens en terme de réparation du préjudice (quand c'est possible) mais aussi de protection de la société à court terme (par l'emprisonnement par exemple) et à long terme (en favorisant la non récidive).
Les peines sévères sont contre productives et même aux yeux des victimes une peine sévère sera probablement considérée comme insuffisante. En dehors des solutions définitives comme la prison à vie ou la peine de mort car tu ne peux pas faire pire. Mais ce ne sont pas des réponses satisfaisantes.
Ce n'est pas pour rien que ce n'est pas le procureur ou les victimes qui décident de la peine mais le juge (voire le jury dans certains pays). Des personnes extérieures à l'affaire et en France ayant connaissance du droit avec les différents objectifs d'une peine en tête.
Mais vu les budgets dérisoires de la justice en France, on ne peut pas espérer des peines qui aient réelement un sens ni de processus de réinsertion efficace.
Je ne pense pas que ce soit un réel problème de budget, car la prison ça coûte chère aussi. La récidive aussi.
Je pense vraiment que la France comme les USA ont surtout un problème idéologique, voyant la prison comme une sanction qu'il faut encourager à rebours des études qui montrent qu'il faut au contraire réserver la prison aux cas graves pour protéger la société et accompagner les prisonniers comme les autres personnes condamnées pour que le retour à une vie normale se fasse et évite ainsi une récidive. Et on voit le résultat, la France est en surpopulation carcérale chronique, comme les USA qui souffrent eux en plus d'une armée de citoyens en prison dont la plupart n'y seraient pas en Europe pour les mêmes délits.
Cela découle des politiques de tolérance zéro, des peines renforcées, etc. ce qu'on vit depuis au moins l'an 2000. C'est surtout cette approche qu'il faut changer.
[^] # Re: travail
Posté par Renault (site web personnel) . En réponse au lien Y a t-il un traitement d'exception pour les artistes accusés de violences sexistes et sexuelles ?. Évalué à 3.
Les peines seront toujours trop légères aux yeux de la victime ou même du public. Car justement la logique est plus œil pour œil dent pour dent que d'une véritable justice qui fait sens en terme de réparation du préjudice (quand c'est possible) mais aussi de protection de la société à court terme (par l'emprisonnement par exemple) et à long terme (en favorisant la non récidive).
Les peines sévères sont contre productives et même aux yeux des victimes une peine sévère sera probablement considérée comme insuffisante. En dehors des solutions définitives comme la prison à vie ou la peine de mort car tu ne peux pas faire pire. Mais ce ne sont pas des réponses satisfaisantes.
Ce n'est pas pour rien que ce n'est pas le procureur ou les victimes qui décident de la peine mais le juge (voire le jury dans certains pays). Des personnes extérieures à l'affaire et en France ayant connaissance du droit avec les différents objectifs d'une peine en tête.
Je ne pense pas que ce soit un réel problème de budget, car la prison ça coûte chère aussi. La récidive aussi.
Je pense vraiment que la France comme les USA ont surtout un problème idéologique, voyant la prison comme une sanction qu'il faut encourager à rebours des études qui montrent qu'il faut au contraire réserver la prison aux cas graves pour protéger la société et accompagner les prisonniers comme les autres personnes condamnées pour que le retour à une vie normale se fasse et évite ainsi une récidive. Et on voit le résultat, la France est en surpopulation carcérale chronique, comme les USA qui souffrent eux en plus d'une armée de citoyens en prison dont la plupart n'y seraient pas en Europe pour les mêmes délits.
Cela découle des politiques de tolérance zéro, des peines renforcées, etc. ce qu'on vit depuis au moins l'an 2000. C'est surtout cette approche qu'il faut changer.