• [^] # Re: Non

    Posté par (site web personnel) . En réponse au lien Y a t-il un traitement d'exception pour les artistes accusés de violences sexistes et sexuelles ?. Évalué à 7.

    Bah c'est quand même dans la définition (Article 222-23 du code pénal). Et en plus, c'est "sur la personne de la victime", autrement c'est une agression sexuelle.

    Pardon, je voulais dire pénétration d'un pénis dans un vagin. Excluant doigts, objets, rapports buccaux voire anaux.
    Note que l'article que tu mentionnes considères qu'une fellation d'une femme envers un homme sans que ce dernier n'y soit consentent est également un viol par exemple, même si techniquement il ne subit pas la pénétration.

    Le consentement ne fait pas partie de la définition. La loi dit : "violence, contrainte, menace ou surprise".

    Tu joues sur les mots, ces adjectifs n'indiquent en rien que la victime doit se débattre de toute ses forces physiquement. Et de fait si la personne n'est pas consentante, il y a contrainte.

    Et pour le reste, c'est pile ou face, "Sinon je réveille les enfants" a déja été utilisé pour une condamnation je crois (probablement du fait de l'emprise mentale, autrement ça n'a pas beaucoup de sens), "Sinon tu n'auras pas de logement social" n'est pas valable (un certain ministre de l'intérieur s'en félicite), et pour "Sinon tu perds ton boulot" et "Sinon je divorce", bah bon courage pour trancher, parce que tu peux être consentant sans en avoir envie (comme aller chez le dentiste).

    Mais tu sais il n'y a pas que ces cas là.

    Tu as beaucoup de cas impliquant adultes et enfants dans le cercle familial ou des connaissances. Et là ça peut juste être l'autorité naturelle d'un adulte. Pas besoin d'une menace explicite pour obtenir ce que tu veux. De même par exemple entre un enfant avec un ado qui a 2 fois son âge et sa taille.

    Et pourtant même dans ce genre de cas, tu entendras les mêmes propos disant que la victime n'a rien fait donc c'est qu'elle l'a voulue.

    Bref, c'est hyper complexe, y compris pour les victimes, et inciter les femmes à porter plainte pour après devoir gérer les classements sans suite, c'est peut-être pas non plus l'idée du siècle.

    Ce sont aux victimes de décider d'y aller ou non. Et il faut qu'au niveau de la société dans son ensemble tout soit mis en oeuvre pour que cet acte soit le plus facile possible. Si certaines victimes ne veulent pas quand même, c'est leur droit, mais actuellement il y a beaucoup trop d'obstacles qui empêchent des procédures légitimes d'aller au bout et dans les meilleures conditions pour els victimes.