Beaucoup trop de gens qui pensent que viol nécessite pénétration.
Bah c'est quand même dans la définition (Article 222-23 du code pénal). Et en plus, c'est "sur la personne de la victime", autrement c'est une agression sexuelle.
Ou qu'une femme qui ne se bat pas contre son agresseur est consentante.
Le consentement ne fait pas partie de la définition. La loi dit : "violence, contrainte, menace ou surprise". La jurisprudence n'est pas limpide, mais le comportement de la victime ne rentre pas en ligne de compte dans la définition légale du viol. Il y a une appréciation aussi de la "gravité" des menaces. "Sinon je tue tes enfants", ça n'est pas la même chose que "Sinon je te vole ton téléphone". Et pour le reste, c'est pile ou face, "Sinon je réveille les enfants" a déja été utilisé pour une condamnation je crois (probablement du fait de l'emprise mentale, autrement ça n'a pas beaucoup de sens), "Sinon tu n'auras pas de logement social" n'est pas valable (un certain ministre de l'intérieur s'en félicite), et pour "Sinon tu perds ton boulot" et "Sinon je divorce", bah bon courage pour trancher, parce que tu peux être consentant sans en avoir envie (comme aller chez le dentiste). Bref, c'est hyper complexe, y compris pour les victimes, et inciter les femmes à porter plainte pour après devoir gérer les classements sans suite, c'est peut-être pas non plus l'idée du siècle.
Mais autrement complètement d'accord pour les délais et les entraves administratives. Et complètement d'accord aussi que la réponse pénale est loin d'être la clé, puisque le contexte social est très important (y compris pour dissuader les auteurs, ce qui reste quand même plus important que de les punir après coup).
[^] # Re: Non
Posté par arnaudus . En réponse au lien Y a t-il un traitement d'exception pour les artistes accusés de violences sexistes et sexuelles ?. Évalué à 7. Dernière modification le 12 juin 2023 à 18:27.
Bah c'est quand même dans la définition (Article 222-23 du code pénal). Et en plus, c'est "sur la personne de la victime", autrement c'est une agression sexuelle.
Le consentement ne fait pas partie de la définition. La loi dit : "violence, contrainte, menace ou surprise". La jurisprudence n'est pas limpide, mais le comportement de la victime ne rentre pas en ligne de compte dans la définition légale du viol. Il y a une appréciation aussi de la "gravité" des menaces. "Sinon je tue tes enfants", ça n'est pas la même chose que "Sinon je te vole ton téléphone". Et pour le reste, c'est pile ou face, "Sinon je réveille les enfants" a déja été utilisé pour une condamnation je crois (probablement du fait de l'emprise mentale, autrement ça n'a pas beaucoup de sens), "Sinon tu n'auras pas de logement social" n'est pas valable (un certain ministre de l'intérieur s'en félicite), et pour "Sinon tu perds ton boulot" et "Sinon je divorce", bah bon courage pour trancher, parce que tu peux être consentant sans en avoir envie (comme aller chez le dentiste). Bref, c'est hyper complexe, y compris pour les victimes, et inciter les femmes à porter plainte pour après devoir gérer les classements sans suite, c'est peut-être pas non plus l'idée du siècle.
Mais autrement complètement d'accord pour les délais et les entraves administratives. Et complètement d'accord aussi que la réponse pénale est loin d'être la clé, puisque le contexte social est très important (y compris pour dissuader les auteurs, ce qui reste quand même plus important que de les punir après coup).