Bien sûr, l'État peut faire des campagnes de sensibilisation etc, mais s'il y a des contraintes sociales, familiales, financières, etc., qui font que les victimes ne portent pas plainte, à un moment il faudra aussi admettre que certaines violences resteront impunies, à moins d'imposer un contrôle policier intrusif.
La contrainte financière ne devrait pas être un problème pour porter plainte, en particulier dans ce genre de dossiers. Attendre 5-10 ans avant d'avoir une décision c'est trop long aussi.
L'État ne peut effectivement pas tout faire, mais il peut faire mieux. Et sensibiliser / éduquer c'est aussi son rôle, tout comme elle le fait volontiers pour faire comprendre aux gens que les excès de vitesse ou boire de l'alcool avant de prendre le volant c'est dangereux.
On vit quand même dans un pays où beaucoup trop de gens pensent que si une femme est belle, bien maquillée avec une jupe courte, elle l'a bien cherchée. Beaucoup trop de gens qui pensent que viol nécessite pénétration. Ou qu'une femme qui ne se bat pas contre son agresseur est consentante. Ou que croiser l'agresseur pendant des années au sein du travail ou de la famille et ne porte pas plainte c'est que tout va bien. Ou que par défaut quand une victime dénonce un agresseur, il faut immédiatement défendre le pauvre agresseur de ces accusations car parfois il y a de fausses accusations.
Ce sont des propos ou comportements qu'on retrouve beaucoup trop dans la population pour être un détail et considérer que l'État ne peut rien faire. L'État peut communiquer dessus, mettre en place des cellules psychologiques, former ses policiers et magistrats à ces questions, etc. Cela ne résoudra pas tout, et encore moins demain, mais au long terme ça peut faire la différence.
Pour le dernier point, qui est très intéressant, je ne sais pas si la dernière réforme de la justice (qui par exemple permet de se passer de jurys pour certains crimes) pourrait permettre d'améliorer les choses.
Ça peut mais j'en sais rien.
Le problème des jurys ça peut être leur manque de compétences dans ces dossiers, et le fait de rendre la position pour les victimes difficiles car elles devront expliquer et se justifier devant ces jurys. Mais je ne pense pas que les jurys aient à voir avec les difficultés judiciaires. Par exemple le temps des procédures est lié tout simplement au manque chronique de personnels et de moyens financiers / matériels pour permettre de juger plus d'affaires dans un laps de temps défini.
[^] # Re: Non
Posté par Renault (site web personnel) . En réponse au lien Y a t-il un traitement d'exception pour les artistes accusés de violences sexistes et sexuelles ?. Évalué à 10.
La contrainte financière ne devrait pas être un problème pour porter plainte, en particulier dans ce genre de dossiers. Attendre 5-10 ans avant d'avoir une décision c'est trop long aussi.
L'État ne peut effectivement pas tout faire, mais il peut faire mieux. Et sensibiliser / éduquer c'est aussi son rôle, tout comme elle le fait volontiers pour faire comprendre aux gens que les excès de vitesse ou boire de l'alcool avant de prendre le volant c'est dangereux.
On vit quand même dans un pays où beaucoup trop de gens pensent que si une femme est belle, bien maquillée avec une jupe courte, elle l'a bien cherchée. Beaucoup trop de gens qui pensent que viol nécessite pénétration. Ou qu'une femme qui ne se bat pas contre son agresseur est consentante. Ou que croiser l'agresseur pendant des années au sein du travail ou de la famille et ne porte pas plainte c'est que tout va bien. Ou que par défaut quand une victime dénonce un agresseur, il faut immédiatement défendre le pauvre agresseur de ces accusations car parfois il y a de fausses accusations.
Ce sont des propos ou comportements qu'on retrouve beaucoup trop dans la population pour être un détail et considérer que l'État ne peut rien faire. L'État peut communiquer dessus, mettre en place des cellules psychologiques, former ses policiers et magistrats à ces questions, etc. Cela ne résoudra pas tout, et encore moins demain, mais au long terme ça peut faire la différence.
Ça peut mais j'en sais rien.
Le problème des jurys ça peut être leur manque de compétences dans ces dossiers, et le fait de rendre la position pour les victimes difficiles car elles devront expliquer et se justifier devant ces jurys. Mais je ne pense pas que les jurys aient à voir avec les difficultés judiciaires. Par exemple le temps des procédures est lié tout simplement au manque chronique de personnels et de moyens financiers / matériels pour permettre de juger plus d'affaires dans un laps de temps défini.