Merci pour ces explications. En effet, ces personnes sont bien inculpées, je me suis trompé avec une mauvaise connaissance du terme (définition erronée).
Et au passage ils expliquent au juge qu'ils n'ont rien, et que la raison pour laquelle ils n'ont rien est qu'ils n'ont pas pu accéder aux communications chiffrées.
J'ai du mal à saisir la différence avec un coffre-fort. Dans ce cas là, rien n'empêche un policier qui aurait des soupçons (même infondés) de demander à ouvrir le coffre-fort de n'importe qui.
Quand un enquêteur demande "Pouvez-vous me fournir la clé pour déchiffrer votre disque?—Non—Pourquoi?—Parce que je ne veux pas que la police ait accès à mes données", c'est un indice valide. Ça n'est pas une preuve de culpabilité, c'est juste un indice; il en faut plusieurs pour justifier une mise en examen, mais c'est un élément de l'enquête.
Ce qui me dérange, c'est qu'il ne semble pas y avoir d'autres indices et cela qui est très dérangeant. J'ai beaucoup de difficultés à comprendre que le simple refus de protéger des données qui sont privées (et qui peuvent contenir des preuves d'activités illégales) soit suffisant à une mise en examen. Si la police se pointe chez moi et demande à fouiller mon logement (ou un mot de passe pour accéder à mes emails), je leur répondrai que non, je ne veux pas. Est-ce une raison suffisante pour me suspecter de cacher des choses illégales ?
Comme tu l'as écrit dans un autre message, on ne sait sans doute pas tout du dossier. Ma subjectivité me fait croire que c'est plutôt le gros qui s'acharne sur le petit... et que le petit pourrait être n'importe qui.
[^] # Re: Un juge d'instruction...
Posté par nico4nicolas . En réponse au lien Affaire du 8 décembre : le chiffrement des communications assimilé à un comportement terroriste. Évalué à 6.
Merci pour ces explications. En effet, ces personnes sont bien inculpées, je me suis trompé avec une mauvaise connaissance du terme (définition erronée).
J'ai du mal à saisir la différence avec un coffre-fort. Dans ce cas là, rien n'empêche un policier qui aurait des soupçons (même infondés) de demander à ouvrir le coffre-fort de n'importe qui.
Ce qui me dérange, c'est qu'il ne semble pas y avoir d'autres indices et cela qui est très dérangeant. J'ai beaucoup de difficultés à comprendre que le simple refus de protéger des données qui sont privées (et qui peuvent contenir des preuves d'activités illégales) soit suffisant à une mise en examen. Si la police se pointe chez moi et demande à fouiller mon logement (ou un mot de passe pour accéder à mes emails), je leur répondrai que non, je ne veux pas. Est-ce une raison suffisante pour me suspecter de cacher des choses illégales ?
Comme tu l'as écrit dans un autre message, on ne sait sans doute pas tout du dossier. Ma subjectivité me fait croire que c'est plutôt le gros qui s'acharne sur le petit... et que le petit pourrait être n'importe qui.