Mouais, je ne sais même pas s'il faut invoquer des objectifs de com. C'est quand même le truc classique pour un enquêteur: c'est légal, mais suspect, de ne pas faciliter les enquêtes. Tu retrouveras exactement le même discours sur le droit à garder le silence, sur le fait de mentir lors d'un interrogatoire, de ne pas dénoncer des complices possibles, etc.
Ce que je trouve un peu navrant, c'est que la quadrature reproche (à raison) aux enquêteurs de monter la sauce sur rien du tout, mais en contrepartie c'est aussi ce qu'ils font. Bien sûr, la situation n'est pas symétrique, on a d'un côté la puissance de l'État avec le monopole de la violence et de la privation de liberté, et de l'autre côté on a une association; ça serait ridicule de les mettre au même niveau. Mais sur beaucoup de points, la réaction semble disproportionnée et un peu ridicule; sur le fond, c'est normal que les rapports d'enquête fassent un état des lieux des moyens de communication, mettent en avant qu'il s'agit de moyens plutôt élaborés et peu répandus, qui expliquent que l'enquête n'avance pas. Personne ne peut être condamné pour ça, c'est un élément de contexte, c'est comme ça pour toutes les enquêtes : Untel est connu pour distribuer des billets de 20€ aux SDF, ça n'est pas illégal, mais c'est suffisamment inhabituel pour figurer dans un rapport d'enquête, c'est une pièce de puzzle pour comprendre la personnalité des suspects.
Les renseignements intérieurs confondent aussi Tails avec le logiciel installé sur ce système pour chiffrer les disques durs – appelé LUKS – lorsqu’elle demande: « Utilisez vous le système de cryptage "Tails" ou "Luks" pour vos supports numériques ? ». S’il est vrai que Tails utilise LUKS pour chiffrer les disques durs, Tails est un système d’exploitation – tout comme Ubuntu ou Windows – et non un « système de cryptage »
"Quand on confond un clafoutis et UNE PART de clafoutis, on vient pas la ramener ! "
[^] # Re: Moi ce qui m’effare
Posté par arnaudus . En réponse au lien Affaire du 8 décembre : le chiffrement des communications assimilé à un comportement terroriste. Évalué à 7.
Mouais, je ne sais même pas s'il faut invoquer des objectifs de com. C'est quand même le truc classique pour un enquêteur: c'est légal, mais suspect, de ne pas faciliter les enquêtes. Tu retrouveras exactement le même discours sur le droit à garder le silence, sur le fait de mentir lors d'un interrogatoire, de ne pas dénoncer des complices possibles, etc.
Ce que je trouve un peu navrant, c'est que la quadrature reproche (à raison) aux enquêteurs de monter la sauce sur rien du tout, mais en contrepartie c'est aussi ce qu'ils font. Bien sûr, la situation n'est pas symétrique, on a d'un côté la puissance de l'État avec le monopole de la violence et de la privation de liberté, et de l'autre côté on a une association; ça serait ridicule de les mettre au même niveau. Mais sur beaucoup de points, la réaction semble disproportionnée et un peu ridicule; sur le fond, c'est normal que les rapports d'enquête fassent un état des lieux des moyens de communication, mettent en avant qu'il s'agit de moyens plutôt élaborés et peu répandus, qui expliquent que l'enquête n'avance pas. Personne ne peut être condamné pour ça, c'est un élément de contexte, c'est comme ça pour toutes les enquêtes : Untel est connu pour distribuer des billets de 20€ aux SDF, ça n'est pas illégal, mais c'est suffisamment inhabituel pour figurer dans un rapport d'enquête, c'est une pièce de puzzle pour comprendre la personnalité des suspects.
"Quand on confond un clafoutis et UNE PART de clafoutis, on vient pas la ramener ! "