Si ça fait comme pour les intermittents du spectacle, c'est une super mauvaise nouvelle. Le système a été complètement corrompu par les employeurs.
Au début ce statut permettait aux gens du spectacle sans emploi (entre 2 emplois) de toucher une rémunération pour leur permettre de vivre de leur travail même s'ils n'avaient pas beaucoup de travail. À la fin (maintenant et c'est pourquoi il y a eu toutes ces manifestations) c'est devenu une bonne aubaine pour les employeurs : tu viens travailler dans ma boîte, mais tu ne dis pas que tu travailles et je te donne 500 euros en plus de ton indemnité d'intermittent... moralité, l'état (c'est à dire nous) paye directement des gens qui sont employés dans des entreprises (publiques et privées).
Ensuite l'état s'est plaint qu'il payait trop pour les intermittents... un grand merci donc aux truands de l'emploi !
Institué, en 1969 [le statut d'intermittent], au lendemain des grèves de 1968, afin d'aider à la création artistique, ce régime indemnise, quand ils ne travaillent pas, les comédiens et les professionnels du spectacle. Car le métier d'artiste a toujours été précaire parce qu'aléatoire et incertain. C'est une spécificité française que d'avoir inventé ce système de solidarité qui permet à des milliers de créateurs de vivre, tant bien que mal, de leur art et qui, du coup, garantit la richesse créatrice.
Trop de grandes sociétés audiovisuelles publiques et privées, trop de grandes sociétés de production, trop de grandes institutions culturelles comme l'Opéra de Paris ont organisé leurs budgets en tirant toutes les meilleures ficelles du généreux statut. Échappant ainsi aux contraintes des contrats à durée déterminée, elles contribuent à creuser profondément le déficit du système.
# Re: Le Syntec nous verrait bien intermittents
Posté par asailor . En réponse à la dépêche Le Syntec nous verrait bien intermittents. Évalué à 5.
Au début ce statut permettait aux gens du spectacle sans emploi (entre 2 emplois) de toucher une rémunération pour leur permettre de vivre de leur travail même s'ils n'avaient pas beaucoup de travail. À la fin (maintenant et c'est pourquoi il y a eu toutes ces manifestations) c'est devenu une bonne aubaine pour les employeurs : tu viens travailler dans ma boîte, mais tu ne dis pas que tu travailles et je te donne 500 euros en plus de ton indemnité d'intermittent... moralité, l'état (c'est à dire nous) paye directement des gens qui sont employés dans des entreprises (publiques et privées).
Ensuite l'état s'est plaint qu'il payait trop pour les intermittents... un grand merci donc aux truands de l'emploi !
L'article original qui n'est plus en ligne (super pour la diffusion de l'information)
http://www.lemonde.fr/recherche_resumedoc/1,9687,810572,00.html?mes(...)
J'ai une copie dont voici 2 extraits :
Institué, en 1969 [le statut d'intermittent], au lendemain des grèves de 1968, afin d'aider à la création artistique, ce régime indemnise, quand ils ne travaillent pas, les comédiens et les professionnels du spectacle. Car le métier d'artiste a toujours été précaire parce qu'aléatoire et incertain. C'est une spécificité française que d'avoir inventé ce système de solidarité qui permet à des milliers de créateurs de vivre, tant bien que mal, de leur art et qui, du coup, garantit la richesse créatrice.
Trop de grandes sociétés audiovisuelles publiques et privées, trop de grandes sociétés de production, trop de grandes institutions culturelles comme l'Opéra de Paris ont organisé leurs budgets en tirant toutes les meilleures ficelles du généreux statut. Échappant ainsi aux contraintes des contrats à durée déterminée, elles contribuent à creuser profondément le déficit du système.