• # Ok, le hardware pourrait être fait, mais le software ?

    Posté par . En réponse à la dépêche AltairX : le processeur du futur ?. Évalué à 10. Dernière modification le 22 juin 2023 à 09:11.

    J'ai beaucoup de mal avec une nouvelle architecture "exotique", aussi bien soit elle. Car faire tourner une nouvelle ISA sur un FPGA, j'ai un peu l'impression que c'est facile (Leon, Microblaze, Pico8/32, RISC-V).

    Le problème, paradoxalement, c'est pas le hard du CPU, c'est le hard complet (avec les devices, type bus SPI pour la flash du boot, PCIe, USB, etc...) et évidemment le soft.

    Le soft, c'est réussir à faire intégrer le générateur de code pour l'architecture dans GCC et/ou LLVM (chose qui est déjà très compliquée à réaliser, ça ne s'écrit pas avec le dos d'une cuillère), mais s'assurer que ça fonctionne avec tous les paquets nécessaires pour un OS.

    Un raspberry-pi like, c'est avoir un CPU avec tous les périphériques nécessaires à booter linux (c'est à dire flash NOR ou SPI + gestionnaire d'interruption + MMU complexe + DMA + ...), mais également tous les périphériques nécessaires à l'OS (sortie vidéo, réseau, IO pour l'IHM, powersaving, encodage et décodage video, GPU, etc...) et pouvoir compiler, sans erreur, tous les paquets d'une distribution type debian (donc avec du C/C++, mais aussi du Java, du Rust, du Go, ... autant de compilateur à implémenter).

    Déjà, avec le tsunami RISC-V, c'est pas gagné, alors avec une ISA toute neuve sans une masse d'implémentation, je pense que c'est mort...

    À la limite, une carte type "Arduino" avec un microcontrolleur sans OS, pourquoi pas. Mais même dans ce cas, tous les périphériques d'un microcontrolleur sont à implémenter, et c'est pas un Freecore qui va fournir cette implémentation.