Ou alors, c'est juste que ça m'a fait marré aussi de voire cet étalage. Bref. L'auto-dérision ça ne fait rire que soi. C'est le drame des clowns.
Vous voulez une ultime provoc ? a mon avis, vous prenez ça beaucoup trop au sérieux.
Bon sinon, l'art ne se limite pas au gout du beau. Enfin, ça peut être un moteur de l'art, mais pas que. Il y a de l'art moche.
Typiquement (désolé, je vais encore cité un artiste), ça me rappelle une expo du plasticien HR Giger. C'est l'artiste connu pour avoir fait le design de l'alien dans le film éponyme.
Je suis sorti de l'expo totalement retourné. (ce qu'on voit dans Alien c'est presque un avant gout de son travail, c'est pour te dire).
Bref, je vais pas mettre de lien, mais tu trouvera facilement des ressources sur cet artiste si ça t’intéresse.
Donc, il y a en quelque sorte une esthétique du moche. (même si ça peut paraitre paradoxal) En musique, on peut retrouver ça dans certain courant comme le death metal. Où c'est un souvent un étalage de mauvais goût. Enfin je dis mauvais gout, et ça semble être un jugement de valeur, mais ça n'en est pas un vraiment, disons que ça inverse les codes de ce qu'on appelle communément le beau, et je ne porte pas de jugement dessus. Je suis pas spécialement fan de death metal et j'ai plutôt du mal a en écouter, même si j'ai une approche assez éclectique en musique et que je cherche souvent a défaire mon propre formatage dans le domaine. j'arrive quand même à apprécie des groupe comme Motörhead (mais c'est plus du heavy metal que du death. (et paf encore une réf)). Dans cette mouvance, je préfère largement le Punk. Mais bon, les gouts et les couleurs, ça marche aussi, même dans le moche. (enfin, le non-beau on va dire pour énerver personne).
En littérature, on trouve des écrivains comme Lovecraft, dans le cinéma, on retrouve des courants comme le trash. Et limite chez certains réalisateurs, comme John Carpenter qui aime beaucoup jouer avec ça. C'est juste un exemple qui me passe par la tête, mais c'est loin d'être le seul. David Cronenberg aussi ou chez Ettore Scola dans Affreux, Sales et Méchants par exemple.
Il y a tout un tas de courants artistiques autour de ce qu'on appelle le mauvais genre qui sont intéressant à explorer, même si quelque fois, il est nécessaire de mettre a distance ses jugement de valeur. (et d'avoir a disposition un sac à vomi).
Parce que c'est aussi une des fonctions de l'art. ce confronter a l'étrange, le monstrueux, le moche, et ce qui est différent et qui peut nous mettre mal à l'aise. Et ça peut avoir une fonction sociale, comme comprendre sa propre xénophobie par exemple, ou pourquoi, je peux ressentir un malaise en présence de quelqu'un de différent, de moche. Et comprendre ça, ça permet justement de la contourner et d'éviter justement d'associer systématiquement un jugement de valeur (c'est bien) avec un jugement esthétique (c'est beau), et me permettre de percevoir les autres ou soi-même de façon plus juste, et de s'ouvrir à la différence.
Et dans l'idée de barmic, L'art est dans le regard du témoin. Ben oui, le créateur est le premier témoin de son œuvre, et c'est dans sa capacité de la partager que se forge la démarche artistique. C'est pas un truc égoïste l'art. ça se partage, c'est culturel, c'est même une part fondamentale de la culture que de partager notre expérience du monde dans lequel on vit.
L'IA peut jouer un rôle la-dedans. Mais delà a lui prétendre une capacité a produire de l'art de façon autonome, c'est une illusion. Elle est effectivement dans notre regard d'humain dans ses productions qui sont des imitations de nos productions humaines. Bref, l'IA ne fait pas de l'art, c'est nous qui en faisons à partir de ce qu'elle produit, du moins pour ce que j'ai pu en voir et de ce que j'en ai compris, et qui pouvant en faire un fait culturel ou alimenter l'industrie du divertissement.
Faut pas gonfler Gérard Lambert quand il répare sa mobylette.
[^] # Re: Générique de fin
Posté par Big Pete . En réponse au lien 15% des titres musicaux qui existent dans le monde ont été générés par l'IA - lalibre.be (€). Évalué à 1.
Tout a fait. Je suis une star !
Ou alors, c'est juste que ça m'a fait marré aussi de voire cet étalage. Bref. L'auto-dérision ça ne fait rire que soi. C'est le drame des clowns.
Vous voulez une ultime provoc ? a mon avis, vous prenez ça beaucoup trop au sérieux.
Bon sinon, l'art ne se limite pas au gout du beau. Enfin, ça peut être un moteur de l'art, mais pas que. Il y a de l'art moche.
Typiquement (désolé, je vais encore cité un artiste), ça me rappelle une expo du plasticien HR Giger. C'est l'artiste connu pour avoir fait le design de l'alien dans le film éponyme.
Je suis sorti de l'expo totalement retourné. (ce qu'on voit dans Alien c'est presque un avant gout de son travail, c'est pour te dire).
Bref, je vais pas mettre de lien, mais tu trouvera facilement des ressources sur cet artiste si ça t’intéresse.
Donc, il y a en quelque sorte une esthétique du moche. (même si ça peut paraitre paradoxal) En musique, on peut retrouver ça dans certain courant comme le death metal. Où c'est un souvent un étalage de mauvais goût. Enfin je dis mauvais gout, et ça semble être un jugement de valeur, mais ça n'en est pas un vraiment, disons que ça inverse les codes de ce qu'on appelle communément le beau, et je ne porte pas de jugement dessus. Je suis pas spécialement fan de death metal et j'ai plutôt du mal a en écouter, même si j'ai une approche assez éclectique en musique et que je cherche souvent a défaire mon propre formatage dans le domaine. j'arrive quand même à apprécie des groupe comme Motörhead (mais c'est plus du heavy metal que du death. (et paf encore une réf)). Dans cette mouvance, je préfère largement le Punk. Mais bon, les gouts et les couleurs, ça marche aussi, même dans le moche. (enfin, le non-beau on va dire pour énerver personne).
En littérature, on trouve des écrivains comme Lovecraft, dans le cinéma, on retrouve des courants comme le trash. Et limite chez certains réalisateurs, comme John Carpenter qui aime beaucoup jouer avec ça. C'est juste un exemple qui me passe par la tête, mais c'est loin d'être le seul. David Cronenberg aussi ou chez Ettore Scola dans Affreux, Sales et Méchants par exemple.
Il y a tout un tas de courants artistiques autour de ce qu'on appelle le mauvais genre qui sont intéressant à explorer, même si quelque fois, il est nécessaire de mettre a distance ses jugement de valeur. (et d'avoir a disposition un sac à vomi).
Parce que c'est aussi une des fonctions de l'art. ce confronter a l'étrange, le monstrueux, le moche, et ce qui est différent et qui peut nous mettre mal à l'aise. Et ça peut avoir une fonction sociale, comme comprendre sa propre xénophobie par exemple, ou pourquoi, je peux ressentir un malaise en présence de quelqu'un de différent, de moche. Et comprendre ça, ça permet justement de la contourner et d'éviter justement d'associer systématiquement un jugement de valeur (c'est bien) avec un jugement esthétique (c'est beau), et me permettre de percevoir les autres ou soi-même de façon plus juste, et de s'ouvrir à la différence.
Et dans l'idée de barmic, L'art est dans le regard du témoin. Ben oui, le créateur est le premier témoin de son œuvre, et c'est dans sa capacité de la partager que se forge la démarche artistique. C'est pas un truc égoïste l'art. ça se partage, c'est culturel, c'est même une part fondamentale de la culture que de partager notre expérience du monde dans lequel on vit.
L'IA peut jouer un rôle la-dedans. Mais delà a lui prétendre une capacité a produire de l'art de façon autonome, c'est une illusion. Elle est effectivement dans notre regard d'humain dans ses productions qui sont des imitations de nos productions humaines. Bref, l'IA ne fait pas de l'art, c'est nous qui en faisons à partir de ce qu'elle produit, du moins pour ce que j'ai pu en voir et de ce que j'en ai compris, et qui pouvant en faire un fait culturel ou alimenter l'industrie du divertissement.
Faut pas gonfler Gérard Lambert quand il répare sa mobylette.