Le boulanger n’est pas un exemple pertinent, puisque nous avons affaire à quelqu’un qui possède son outil de production.
Déjà le capitalisme a plusieurs formes. Rien n'interdit que les employés possèdent l'outil de production par exemple. En France tu peux avoir le patron qui possède tout le capital, ou une partie avec des actionnaires extérieurs, l'État peut posséder aussi tout ou partie du capital, les employés eux mêmes, etc. Toutes ces formes juridiques existent et sont possibles pourtant la France est un État avec une économie capitaliste. D'ailleurs j'ai le souvenir de propositions de lois pour octroyer des parts aux employés et de favoriser l'investissement des employés ou particuliers à ce sujet.
Le boulanger ne travaille pas toujours seul, il a des employés qui ne possèdent pas leur moyen de production. Une petite PME quoi. Ce propos est valable dans d'autres contextes, le petit commerçant ou artisan voire même des entreprises de service. Il y a des boîtes qui refusent des contrats pas en phase avec leurs valeurs, d'autres pas du tout car c'est dans un objectif de croissance. Bref, là encore tout est possible.
Le soucis peut venir dans la taille des structures. Une grosse boîte aura souvent un organigramme complexe, avec une forte dilution des responsabilités et des relations moins humaines entre le sommet de la hiérarchie et les employés exécutants. De même pour les actionnaires qui sont souvent extérieurs dans ce cas et peu investi sentimentalement dans ces projets. Ce qui peut favorise l'émergence d'objectifs de croissance à tout prix.
[^] # Re: Pourquoi faut-il passer à autre chose que le capitalisme ?
Posté par Renault (site web personnel) . En réponse au journal Le capitalisme : un système en tort ?. Évalué à 4.
Déjà le capitalisme a plusieurs formes. Rien n'interdit que les employés possèdent l'outil de production par exemple. En France tu peux avoir le patron qui possède tout le capital, ou une partie avec des actionnaires extérieurs, l'État peut posséder aussi tout ou partie du capital, les employés eux mêmes, etc. Toutes ces formes juridiques existent et sont possibles pourtant la France est un État avec une économie capitaliste. D'ailleurs j'ai le souvenir de propositions de lois pour octroyer des parts aux employés et de favoriser l'investissement des employés ou particuliers à ce sujet.
Le boulanger ne travaille pas toujours seul, il a des employés qui ne possèdent pas leur moyen de production. Une petite PME quoi. Ce propos est valable dans d'autres contextes, le petit commerçant ou artisan voire même des entreprises de service. Il y a des boîtes qui refusent des contrats pas en phase avec leurs valeurs, d'autres pas du tout car c'est dans un objectif de croissance. Bref, là encore tout est possible.
Le soucis peut venir dans la taille des structures. Une grosse boîte aura souvent un organigramme complexe, avec une forte dilution des responsabilités et des relations moins humaines entre le sommet de la hiérarchie et les employés exécutants. De même pour les actionnaires qui sont souvent extérieurs dans ce cas et peu investi sentimentalement dans ces projets. Ce qui peut favorise l'émergence d'objectifs de croissance à tout prix.