Oui, je connais le cas de SIKE. C'est bien pour identifier de nouvelles attaques qu'il y a les rounds de compétition du NIST : mettre le focus sur les algos proposés et encourager les cryptanalystes à attaquer les algos proposés... Et tu remarquera qu'être cassable par un ordinateur quantique élimine (sauf correction) de la compétition PQCrypto.
Ce que je voulais surtout dire c'est que les algos PQCrypto, pour la plupart, étaient déjà étudiés pour leur propriétés cryptographiques tout court. Ils avaient des inconvénients, comme la taille des clefs ou le coût de calcul, et donc on les étudiaient plus comme primitives cryptographiques et à leur amélioration qu'on ne travaillait à les rendre exploitable par le grand public.
Avec le lancement de la compétition, c'est ce travail de mise en forme pour une utilisation "grand public" qui est demandé à la communauté crypto. Et bien sûr un effort supplémentaire de cryptanalyse.
Et oui, ce n'est pas simple de remplacer des algos éprouvés, mais en même temps il faut se préparer aux attaques possibles, même relativement improbables. Et, je l'ai déjà dit, les algos proposés reposent sur des techniques qui sont dans l'oeuil mire de la communauté depuis vraiment longtemps :
- crypto fondée sur les fonctions de hachage (SPHINCS+) : 1979 (un an après RSA)
- crypto fondée sur les réseaux euclidiens (CRYSTALS - FALCON) : 1996
- crypto fondée sur les codes correcteurs (BIKE - Classical McEliece - HQC) : 1978 (même chose que RSA)
Reste la crypto fondée sur les isogénies (SIKE, cassé), j'ai eu plus de mal à trouver les références, mais le premier papier que j'ai trouvé proposant une utilisation en cryptographie date de 2006 (un Key-escrow system de E. Teske), et surtout de 2010. Bien plus jeune que les autres, donc.
[^] # Re: Du coup on devrait attendre ?
Posté par aiolos . En réponse au lien La cryptographie quantique expliquée (hilarant). Évalué à 3.
Oui, je connais le cas de SIKE. C'est bien pour identifier de nouvelles attaques qu'il y a les rounds de compétition du NIST : mettre le focus sur les algos proposés et encourager les cryptanalystes à attaquer les algos proposés... Et tu remarquera qu'être cassable par un ordinateur quantique élimine (sauf correction) de la compétition PQCrypto.
Ce que je voulais surtout dire c'est que les algos PQCrypto, pour la plupart, étaient déjà étudiés pour leur propriétés cryptographiques tout court. Ils avaient des inconvénients, comme la taille des clefs ou le coût de calcul, et donc on les étudiaient plus comme primitives cryptographiques et à leur amélioration qu'on ne travaillait à les rendre exploitable par le grand public.
Avec le lancement de la compétition, c'est ce travail de mise en forme pour une utilisation "grand public" qui est demandé à la communauté crypto. Et bien sûr un effort supplémentaire de cryptanalyse.
Et oui, ce n'est pas simple de remplacer des algos éprouvés, mais en même temps il faut se préparer aux attaques possibles, même relativement improbables. Et, je l'ai déjà dit, les algos proposés reposent sur des techniques qui sont dans l'oeuil mire de la communauté depuis vraiment longtemps :
- crypto fondée sur les fonctions de hachage (SPHINCS+) : 1979 (un an après RSA)
- crypto fondée sur les réseaux euclidiens (CRYSTALS - FALCON) : 1996
- crypto fondée sur les codes correcteurs (BIKE - Classical McEliece - HQC) : 1978 (même chose que RSA)
Reste la crypto fondée sur les isogénies (SIKE, cassé), j'ai eu plus de mal à trouver les références, mais le premier papier que j'ai trouvé proposant une utilisation en cryptographie date de 2006 (un Key-escrow system de E. Teske), et surtout de 2010. Bien plus jeune que les autres, donc.