La chimie et les approches rationnelles de la productivité agricole, ça marche;
Pendant 50 ans. Et après ça s'arrête, parce que le sol n'a plus rien. C'est ce qui est en train de nous arriver. Pour combler ce problème, on peut mettre encore plus d'intrants, mais ça augmente le coût, et dégrade la productivité.
Les agriculteurs épandent des produits chimiques toxiques en partie par besoin, et en partie par simple habitude. On leur a dit que c'était le seul moyen de bien faire pendant 30 ans. Certains n'ont probablement pas entendu autre chose de leur vie. Le changement est une chose déjà très difficile quand on parle de méthode de management dans une entreprise de service. Alors pour des agriculteurs qui passent (littéralement) leur vie à produire de la nourriture, je peux comprendre que se remettre en question sur ce sujet ne peux que créer une dissonance cognitive répugnante.
La non-viabilité d'une entreprise agricole est justement remise en question par le système des multinationales et coopératives qui monopolisent un circuit de distribution, avec leurs tarifs. Si on veut se mettre à faire autre chose, il faut vendre à un prix plus élevé, aussi parce que la PAC ne subventionne qu'un certain mode de production.
Je crois que le métier d'agriculteur n'est envié de personne. C'est dur, c'est mal payé, c'est mal considéré. Alors je ne peux que comprendre le besoin de se sentir acteur en choisissant son positionnement de production.
[^] # Re: Coopératives et intégrateurs
Posté par Glandos . En réponse au lien Éleveurs enchaînés : "Je veux sortir du monde agricole mafieux" . Évalué à 9.
Pendant 50 ans. Et après ça s'arrête, parce que le sol n'a plus rien. C'est ce qui est en train de nous arriver. Pour combler ce problème, on peut mettre encore plus d'intrants, mais ça augmente le coût, et dégrade la productivité.
Les agriculteurs épandent des produits chimiques toxiques en partie par besoin, et en partie par simple habitude. On leur a dit que c'était le seul moyen de bien faire pendant 30 ans. Certains n'ont probablement pas entendu autre chose de leur vie. Le changement est une chose déjà très difficile quand on parle de méthode de management dans une entreprise de service. Alors pour des agriculteurs qui passent (littéralement) leur vie à produire de la nourriture, je peux comprendre que se remettre en question sur ce sujet ne peux que créer une dissonance cognitive répugnante.
La non-viabilité d'une entreprise agricole est justement remise en question par le système des multinationales et coopératives qui monopolisent un circuit de distribution, avec leurs tarifs. Si on veut se mettre à faire autre chose, il faut vendre à un prix plus élevé, aussi parce que la PAC ne subventionne qu'un certain mode de production.
Je crois que le métier d'agriculteur n'est envié de personne. C'est dur, c'est mal payé, c'est mal considéré. Alors je ne peux que comprendre le besoin de se sentir acteur en choisissant son positionnement de production.