La notion de vide apparait expérimentalement à l’occasion de l’invention du baromètre suite au problème de pompage de l’eau, au XVIIè. Voir Evangelista_Torricelli. Les physiciens étaient parfaitement habitués à la notion de vide.
La relativité restreinte traite de cinématique, plus exactement l’incompatibilité entre relativité galiléenne et équations de Maxwell, où la vitesse de la lumière est fixe et donc dépendante d’un choix de référentiel.
L’éther permet de résoudre le problème en postulant que la vitesse de la lumière vaut dans ce milieu spécifique. Ce qui permet de faire cohabiter mécanique de Newton et électromagnétisme de Maxwell. Rien à voir avec le vide, et/ou à un fantasmé refus de la notion du vide de la part des physiciens : y’avait un vrai argument derrière l’existence de l’ether (tout comme il y avait un vrai argument derrière le géocentrisme... en l’absence de connaissance de la relativité galiléenne).
Mais du moment où on obtient expérimentalement que la vitesse de la lumière est constante quelque soit le référentiel galiléen, l’explication de l’éther ne tient que très difficilement. Et c’est la relativité galiléenne qui s’écroule, donc toute la mécanique de Newton. Einstein va proposer une nouvelle transformation cinématique qui va permettre de sauver les meubles (et vérifiée expérimentalement depuis).
Pour le support physique de la lumière, on le résoudra avec la dualité onde-particule (Einstein encore, Dirac va généraliser), et qui va amener son lot de problèmes loin d’être clos. Et on spécule aussi l’existence d’un graviton... Dire qu’il existe des champs/ondes sans support physique, ça n’a aucun fichu sens : un champs c’est juste une fonction mathématique qui prend valeur en tout point de l’espace. De base c’est une pure abstraction mathématique, un modèle de la réalité ; la réalité physique qu’on peut donner aux champs va dépendre de l’état des connaissances et de la position philosophique tenue. C’est particulièrement critique dans le cas de la mécanique quantique parce que la manière de le "mesurer" est purement statistique et ce n’est absolument pas un débat tranché à l’heure actuelle de savoir ce qu’un champ quantique ou une fonction d’onde d’une particule signifient.
[^] # Re: Aristote, par pitié...
Posté par ml . En réponse au journal introduction pas trop chiante à la philosophie politique et morale. Évalué à 8.
Hum...
Beaucoup de confusions ici.
La notion de vide apparait expérimentalement à l’occasion de l’invention du baromètre suite au problème de pompage de l’eau, au XVIIè. Voir Evangelista_Torricelli. Les physiciens étaient parfaitement habitués à la notion de vide.
La relativité restreinte traite de cinématique, plus exactement l’incompatibilité entre relativité galiléenne et équations de Maxwell, où la vitesse de la lumière est fixe et donc dépendante d’un choix de référentiel.
L’éther permet de résoudre le problème en postulant que la vitesse de la lumière vaut dans ce milieu spécifique. Ce qui permet de faire cohabiter mécanique de Newton et électromagnétisme de Maxwell. Rien à voir avec le vide, et/ou à un fantasmé refus de la notion du vide de la part des physiciens : y’avait un vrai argument derrière l’existence de l’ether (tout comme il y avait un vrai argument derrière le géocentrisme... en l’absence de connaissance de la relativité galiléenne).
Mais du moment où on obtient expérimentalement que la vitesse de la lumière est constante quelque soit le référentiel galiléen, l’explication de l’éther ne tient que très difficilement. Et c’est la relativité galiléenne qui s’écroule, donc toute la mécanique de Newton. Einstein va proposer une nouvelle transformation cinématique qui va permettre de sauver les meubles (et vérifiée expérimentalement depuis).
Pour le support physique de la lumière, on le résoudra avec la dualité onde-particule (Einstein encore, Dirac va généraliser), et qui va amener son lot de problèmes loin d’être clos. Et on spécule aussi l’existence d’un graviton... Dire qu’il existe des champs/ondes sans support physique, ça n’a aucun fichu sens : un champs c’est juste une fonction mathématique qui prend valeur en tout point de l’espace. De base c’est une pure abstraction mathématique, un modèle de la réalité ; la réalité physique qu’on peut donner aux champs va dépendre de l’état des connaissances et de la position philosophique tenue. C’est particulièrement critique dans le cas de la mécanique quantique parce que la manière de le "mesurer" est purement statistique et ce n’est absolument pas un débat tranché à l’heure actuelle de savoir ce qu’un champ quantique ou une fonction d’onde d’une particule signifient.