J'ai un principe : dès qu'un truc utilise Aristote comme référence, j'ai un a priori terriblement négatif.
J'ai lu du Aristote.
J'ai étudié du Aristote.
Ma conclusion est qu'il ne faut plus lire Aristote.
Il ne faut plus étudier Aristote, ailleurs qu'en histoire des philosophies et des dérives morales de l'humanité.
Et il faut cesser d'en parler.
C'est un peu comme Freud : par hasard il y a du bon à prendre mais en général, c'est simplement à jeter, eau du bain, bébé, tout ça.
2500 ans, on peut pardonner à Aristote lui-même d'avoir été beaucoup à côté de la plaque, d'un point de vue historique, il donne une vision très intéressante des pensées de son époque, et de la vie dans la Grèce antique.
Le problème se situe dans tout ceux qui l'ont suivi, pendant des millénaires, reprenant ses propos hors contexte pour justifier au hasard :
la domination des blancs sur les noirs et l'esclavage - alors que lui-même critiquait l'esclavage à la grecque, mais ses écrits sont aisément repris pour justifier l'esclavage avec l'argument d'autorité « Aristote a dit » ;
l'infériorité des femmes - inaptes à concevoir la vie, sisi, j'invente rien ;
la différence fondamentale entre être humains et animaux - très fortement théorisée par Descartes qui voit les animaux comme des machines, et dont l'héritage donne aujourd'hui un mépris assez répandu pour la vie et la conscience animale ;
le fait que nos enfants apprennent encore à la maternelle que nous n'avons que 5 sens, balaise que la science sur ce sujet soit encore incapable de se faire entendre ;
le concept complet d'hystérie - qui a tellement fait plaisir à la misogynie de Freud entre autres imbéciles - des trucs du genre l'utérus laissé à l'abandon remonte car il est léger, et la femme devient chaotique avec son utérus dans le cerveau, alors il faut le lester, avec une grossesse de temps en temps, sinon ouhlàlà.
Pour se débarrasser de son éther, il a fallut Einstein, 1905.
Enfin accepter que le vide existe !
Je vais finir sur une citation à laquelle je ne suis pas loin d'adhérer :
Aristote est responsable de la nuit éternelle du Moyen Âge. Et ses explications par les causes finales relèvent du type d'explication que l'on rencontre chez les enfants d'un âge mental de huit ans.
# Aristote, par pitié...
Posté par Yth (Mastodon) . En réponse au journal introduction pas trop chiante à la philosophie politique et morale. Évalué à 3.
J'ai un principe : dès qu'un truc utilise Aristote comme référence, j'ai un a priori terriblement négatif.
J'ai lu du Aristote.
J'ai étudié du Aristote.
Ma conclusion est qu'il ne faut plus lire Aristote.
Il ne faut plus étudier Aristote, ailleurs qu'en histoire des philosophies et des dérives morales de l'humanité.
Et il faut cesser d'en parler.
C'est un peu comme Freud : par hasard il y a du bon à prendre mais en général, c'est simplement à jeter, eau du bain, bébé, tout ça.
2500 ans, on peut pardonner à Aristote lui-même d'avoir été beaucoup à côté de la plaque, d'un point de vue historique, il donne une vision très intéressante des pensées de son époque, et de la vie dans la Grèce antique.
Le problème se situe dans tout ceux qui l'ont suivi, pendant des millénaires, reprenant ses propos hors contexte pour justifier au hasard :
Pour se débarrasser de son éther, il a fallut Einstein, 1905.
Enfin accepter que le vide existe !
Je vais finir sur une citation à laquelle je ne suis pas loin d'adhérer :
Floup,