Tu veux proposer un moratoire sur quoi, sur les algos utilisés dans l'AI?
Comme je l'ai dit, le principe de précaution n'implique pas un moratoire mais, de manière plus adéquate, une régulation restrictive. D'une part, cela permet d'utiliser l'innovation là où le risque est faible et les bénéfices attendus élevés. D'autre part, cela permet une diffusion de l'innovation qui aidera à évaluer les impacts sociétaux.
Le moratoire, c'est un peu une solution de paresseux : face à une opinion publique polarisée, on fait passer une loi qui ne pèse pas sur les finances de l'Etat et on ne perd pas de temps dans des négociations interminables sur les petites lignes.
Il a fallu 150 ans pour réaliser les problèmes liés à la combustion des énergies fossiles
Non, les premiers signaux d'alerte ont été donnés au début du XXe siècle. L'idée du principe de précaution est justement de ne pas attendre d'avoir de certitude sur la nocivité d'une innovation.
Et combien de temps a-t-il fallu pour écarter les effets des GSM sur la santé ?
A vue de nez, je dirais de 1990 à 2010, soit 20 ans, une paille. Les limites sur le DAS ont aussi contribué à l'application (sans doute involontaire) du principe de précaution, sans empêcher la diffusion de la technologie. Si la recherche n'était pas autant portée par les promoteurs d'une technologie, mais plutôt par des institutions chargées de l'intérêt commun, des résultats fiables pourraient être obtenus plus rapidement.
cette technologie n'a pas vocation à être centralisée.
J'ai l'impression contraire mais je peux me tromper. Il faut des modèles de langage avec beaucoup de variables, d'immenses corpus d'apprentissage bien nettoyés, des serveurs qui supportent bien la charge. J'y vois une grosse similarité avec les moteurs de recherche, et force est de constater que c'est un marché très centralisé.
Ce qui nous attend actuellement, c'est une diffusion anarchique des IA, limitée seulement par les lois du marché. une régulation restrictive pourrait limiter les débouchés des IA à certaines applications, dans certaines conditions. Pour moi, l'idée serait d'encadrer la vente de texte produit par IA, comme ce que fait ChatGPT4 actuellement.
Je dois bien dire que c'est encore trop neuf pour que je me sente capable de donner des exemples d'application à limiter et d'autres applications à encourager.
Ce mode de fonctionnement semble totalement incompatible avec le monde tel qu'il existe en 2023
Je dis pas le contraire. Plus généralement, la régulation est souvent incompatible avec le monde actuel.
[^] # Re: Principe de précaution
Posté par sobriquet . En réponse au lien Quand les experts sonnent l’alarme face aux progrès de l’Intelligence artificielle. Évalué à 8. Dernière modification le 30 mars 2023 à 19:34.
Comme je l'ai dit, le principe de précaution n'implique pas un moratoire mais, de manière plus adéquate, une régulation restrictive. D'une part, cela permet d'utiliser l'innovation là où le risque est faible et les bénéfices attendus élevés. D'autre part, cela permet une diffusion de l'innovation qui aidera à évaluer les impacts sociétaux.
Le moratoire, c'est un peu une solution de paresseux : face à une opinion publique polarisée, on fait passer une loi qui ne pèse pas sur les finances de l'Etat et on ne perd pas de temps dans des négociations interminables sur les petites lignes.
Non, les premiers signaux d'alerte ont été donnés au début du XXe siècle. L'idée du principe de précaution est justement de ne pas attendre d'avoir de certitude sur la nocivité d'une innovation.
A vue de nez, je dirais de 1990 à 2010, soit 20 ans, une paille. Les limites sur le DAS ont aussi contribué à l'application (sans doute involontaire) du principe de précaution, sans empêcher la diffusion de la technologie. Si la recherche n'était pas autant portée par les promoteurs d'une technologie, mais plutôt par des institutions chargées de l'intérêt commun, des résultats fiables pourraient être obtenus plus rapidement.
J'ai l'impression contraire mais je peux me tromper. Il faut des modèles de langage avec beaucoup de variables, d'immenses corpus d'apprentissage bien nettoyés, des serveurs qui supportent bien la charge. J'y vois une grosse similarité avec les moteurs de recherche, et force est de constater que c'est un marché très centralisé.
Ce qui nous attend actuellement, c'est une diffusion anarchique des IA, limitée seulement par les lois du marché. une régulation restrictive pourrait limiter les débouchés des IA à certaines applications, dans certaines conditions. Pour moi, l'idée serait d'encadrer la vente de texte produit par IA, comme ce que fait ChatGPT4 actuellement.
Je dois bien dire que c'est encore trop neuf pour que je me sente capable de donner des exemples d'application à limiter et d'autres applications à encourager.
Je dis pas le contraire. Plus généralement, la régulation est souvent incompatible avec le monde actuel.