C'est ce que j'ai retenu de ton discours excluant visiblement toute alternative au pouvoir en place car je cite :
Quitte à me répéter, aucun problème pour chercher à améliorer la démocratie française, la question est de savoir avec qui, et non les 2ème et 3ème à l’élection présidentielle, et tous ceux qui les trouvent "sympas", ne sont pas une solution car leurs méthodes, autant interne à leur parti que les idées affichées, sont pires.
Donc, vu que tu ne considère aucune alternative viable, satisfaisons nous du gars à la barre. De mon point de vue, vu le niveau atteint, on serait dans une meilleure situation avec un épagneul breton sur le trône présidentiel.
Car c'est bien le problème de la démocratie à la française, des pouvoirs immenses pour le président et ses représentants directs, faiblement ou pas du tout contrebalancés.
On reproduit finalement un régime pseudo monarchique, avec un grand sauveur qui dicte toute la politique au grès de son doigt mouillé (via des conseils de défense, ou à coup de 49-3, de répression policière, etc... [en vrai la palette d'outils est longue comme le bras]).
Si on prend la définition du totalitarisme donnée par Carl Friedrich et Zbigniew Brzeziński (leur analyse du totalitarisme a représenté pendant longtemps le traitement théorique qui a fait le plus autorité. Merci wikipedia), les deux auteurs présentaient un « syndrome » du totalitarisme comportant cinq caractéristiques fondamentales :
un parti unique contrôlant l'appareil d'État et dirigé par un chef charismatique ;
une idéologie d'État promettant l'accomplissement de l'humanité ;
un appareil policier recourant à la terreur ;
une direction centrale de l'économie et ;
un monopole des moyens de communication de masse.
Pour la première, on y est pas encore effectivement, il existe encore de l'opposition, ceci dit le parti au pouvoir qui possède une majorité relative est bien présidé par un chef charismatique (il en faut du charisme pour être à la foi chef des armées et arbitre suprême de la vie politique).
Pour l'idéologie on y est je trouve, avec la croyance qu'un libéralisme non régulé et la privatisation apporteront le bonheur, la justice et la stabilité à un peuple qui devra faire la preuve de son mérite pour accéder aux joies de ce monde.
Pour la 3 je ne vois pas, je n'ai effectivement jamais entendu parlé d'un quelconque appareil policier recourant à la terreur. Jamais jamais.
Une direction centrale de l'économie; et bien ça parait contre intuitif, mais quand on se soumet au capital, on fini par se faire dicter son économie toute entière par le dit capital.
Et pour la dernière, on ne compte plus les médias appartenant à des milliardaires proches du pouvoir, certes on est encore loin du monopole, mais l'idée est là.
Il faut un minimum d'honnêteté, soit la démocratie importe est elle est au dessus des idées, soit on affiche que ce qui emmerde n'est pas la démocratie chancelante mais que son poulain n'a pas le pouvoir.
C'est quoi la démocratie pour toi ?
Respecter la toute puissance de l'élu parce qu'il a été élu ?
Une loi qui passe à une poignée de voies prêt, manquant de peu de causer la destitution du gouvernement, contre l'avis de la majorité de la population, après des semaines de manifestations est elle démocratique ?
[^] # Re: Article assurément critiquable...
Posté par Aldebaran (site web personnel) . En réponse au lien [Frustration] Pourquoi la France est bien une dictature. Évalué à 7.
C'est ce que j'ai retenu de ton discours excluant visiblement toute alternative au pouvoir en place car je cite :
Donc, vu que tu ne considère aucune alternative viable, satisfaisons nous du gars à la barre. De mon point de vue, vu le niveau atteint, on serait dans une meilleure situation avec un épagneul breton sur le trône présidentiel.
Car c'est bien le problème de la démocratie à la française, des pouvoirs immenses pour le président et ses représentants directs, faiblement ou pas du tout contrebalancés.
On reproduit finalement un régime pseudo monarchique, avec un grand sauveur qui dicte toute la politique au grès de son doigt mouillé (via des conseils de défense, ou à coup de 49-3, de répression policière, etc... [en vrai la palette d'outils est longue comme le bras]).
Si on prend la définition du totalitarisme donnée par Carl Friedrich et Zbigniew Brzeziński (leur analyse du totalitarisme a représenté pendant longtemps le traitement théorique qui a fait le plus autorité. Merci wikipedia), les deux auteurs présentaient un « syndrome » du totalitarisme comportant cinq caractéristiques fondamentales :
Pour la première, on y est pas encore effectivement, il existe encore de l'opposition, ceci dit le parti au pouvoir qui possède une majorité relative est bien présidé par un chef charismatique (il en faut du charisme pour être à la foi chef des armées et arbitre suprême de la vie politique).
Pour l'idéologie on y est je trouve, avec la croyance qu'un libéralisme non régulé et la privatisation apporteront le bonheur, la justice et la stabilité à un peuple qui devra faire la preuve de son mérite pour accéder aux joies de ce monde.
Pour la 3 je ne vois pas, je n'ai effectivement jamais entendu parlé d'un quelconque appareil policier recourant à la terreur. Jamais jamais.
Une direction centrale de l'économie; et bien ça parait contre intuitif, mais quand on se soumet au capital, on fini par se faire dicter son économie toute entière par le dit capital.
Et pour la dernière, on ne compte plus les médias appartenant à des milliardaires proches du pouvoir, certes on est encore loin du monopole, mais l'idée est là.
C'est quoi la démocratie pour toi ?
Respecter la toute puissance de l'élu parce qu'il a été élu ?
Une loi qui passe à une poignée de voies prêt, manquant de peu de causer la destitution du gouvernement, contre l'avis de la majorité de la population, après des semaines de manifestations est elle démocratique ?