• # Journalisme scientifique sur le service public radiophonique

    Posté par . En réponse au journal Et encore un scandale sanitaire.... Évalué à 10.

    En septembre 2020, il y avait en tout 6 journalistes à Radio France pour traiter l'information scientifique, ce qui inclus, la médecine, les autres sciences dures, l'environnement et les « nouvelles technologies ». C'est un bon début mais c'est largement insuffisant vu la diversité des sujets à traiter. Ce chiffre est à mettre en parallèle avec le 15 journalistes du service sport de Radio France (chiffre de juillet 2021), soir environ 3 fois plus que pour le service « science ».

    Maintenant qu'en est-il de la formation scientifique des journalistes ? Il semble que la grande majorité de ceux-ci et celles-ci aient suivi une formation littéraire et très peu ont suivi une formation initiale en physique, mathématiques ou autre. Radio France est conscient du problème, mais le chef du service « science » expliquait en février 2021, je cite :

    Je ne crois pas qu’il y ait de spécificité pour les journalistes scientifiques. Des juristes économiques n’ont pas plus de formation en économie, forcément, les journalistes sportifs n’ont pas tous fait du sport à haut niveau, ou sont sortis de l’INSEP. Donc, je pense que le principe, c’est l’intérêt de mettre en place des services et donc de dédier le temps de certains journalistes à une matière, c’est de pouvoir se spécialiser et se spécialiser, ça veut dire embrasser tout un champ de l’actualité, savoir à peu près comment ça fonctionne.

    Là, on comprend en même temps pourquoi l'économie est si mal traitée par les journalistes. Et on est aussi au cœur du problème ; les journalistes n'ont pas de formation scientifique de base et semble n'avoir qu'une formation générique au traitement de l'information scientifique. Donc sur un sujet aussi technique que les fluoroquinolones, ils et elles peuvent facilement se faire avoir.