• [^] # Re: Faut arrêter de se foutre de la gueule du monde

    Posté par . En réponse au journal L’écriture inclusive sur linuxfr.org est-elle un crime ?. Évalué à 0.

    Et l'italien, et l'arabe, etc ? Ça semble, comme tu dis, mais ça demande visiblement une confirmation plus sérieuse. Et avec un peu plus que des cohortes très étroites comme dans certaines des études présentées.
    D'autre part, l'argument du contexte social dans lequel sont utilisées ces phrases, ou même leur artificialité, reste un problème. Pourquoi avoir mis en valeur un choix si bancal, si d'autres études en ont de meilleurs ?

    De mon seul point de vue, ce genre de recherche me fait penser à ce que ces chercheurs cherchent à démontrer non une hypothèse, mais une idée préconçue. On pense un lien réel entre langage et discriminations de genre, qu'on cherche à démontrer à tout prix, comme le font d'autres personnes (racistes « scientifiques » et certains antiracistes avec la génétique, partisans de l'intelligent design, « miracles scientifiques du Coran » et j'en passe). On part de l'idée que la langue formate totalement la pensée, une idée ancienne et toujours non prouvée, qui est une extension du vieux débat Nature contre Culture.

    Sinon, à titre personnel, j'ai tendance à utiliser plus fréquemment des formules épicènes, pour plusieurs raisons :
    1. Supprimer la sexualisation/«genrisation» excessive dans des situations dans lesquelles elle n'est pas pertinente pour moi, et que les formes du type point médian au contraire mettent en valeur.
    2. Éviter les ennuis avec les excités sur le sujet, afin de pouvoir me concentrer sur mon cœur de métier, ennuis qui peuvent être déclenchés dans une des situations précédentes, même si pour le moment, je ne suis pas touché directement, sinon par des courriels et articles rendus peu lisibles par certaines pratiques.

    Le point 1 est très important pour moi, dans un contexte où le genre et la sexualité semblent dominer des débats parfois très éloignés de ceux de l'égalité homme-femmes ou femmes-hommes.