Quand systématiquement on voit tout les lancés tomber sur 6, on ne "décide pas" que le dé est truqué, c'est simplement vraiment difficile à croire que le dé n'est pas truqué.
Oui, "on décide":
-Il parle de l'orthographe -> c'est sexiste.
Son dernier commentaire avant celui-là date de 2021 et porte sur... l'orthographe.
Ceux d'avant auraient certainement étayé un peu plus ton idée, mais je parie que tu n'as pas eu besoin de les lire pour arriver à la conclusion -> sexiste
-Il n'a pas posté d'autre commentaire -> c'est bien la preuve que...
Ça c'est vraiment une preuve de ce qu'on veut:
-qu'il ne vient jamais sur le site
-qu'il ne veut pas s'engager dans un échange qu'il pense être stérile
-qu'il est très occupé ces derniers temps
-qu'il est malade
-qu'il a perdu ses identifiants??
De toutes ces hypothèses, celle que tu retiens comme la plus probable, c'est qu'il est sexiste. Parce que "c'est la plus raisonnable". En quoi? Ben "on" a décidé que...
Hein ? Ça n'a pas de sens. Tu dis "si j'applique la méthode de l'auteur, l'hypothèse la plus probable est que l'auteur n'a pas appliqué la méthode que pourtant j'utilise moi-même". En quoi est-ce l'hypothèse la plus probable ?
L'auteur applique une étiquette sexiste à la première critique.
L'hypothèse la plus raisonnable est qu'il est intolérant à la critique.
Je ne dis pas que c'est le cas. Je dis que c'est le même raisonnement qui a conduit à juger un individu sur un commentaire qu'il poste.
L'interprétation des autres signaux, franchement, est rentrée dans la conclusion à chausse-pied.
C'est pareil ici: de nouveau, plusieurs intervenants
"Plusieurs intervenants": premier signe d'une association de ceux qui ne sont pas d'accord avec toi dans un panier.
Au contraire, cela ressemble plutôt à "j'ai un modèle qui permet d'expliquer mon choix, mais pour le choix de mon interlocuteur, je vais inventer un deuxième modèle, alors que mon premier modèle peut tout expliquer, uniquement parce ce que je souhaite très très fort trouver une raison pour être négatif envers cette personne", et ça contredit frontalement le rasoir d'Ockham.
Non, tu as un modèle qui ne souffre d'aucune ouverture à une autre conclusion que celle que tu as choisie.
Mon modèle peut tout expliquer parce que c'est moi qui décide comment interpréter les agissements et non-agissements. La conclusion que j'en sors est logique.
Moi je vais déclarer que les gens qui répondent aux commentaires sont, selon la probabilité la plus raisonnable, tous des gens agressifs qui cherchent la bagarre, et ceux qui ne répondent pas, sont, selon l'idée la plus raisonnable, des gens qui admettent que j'ai raison.
Avec un peu d'endurance, je peux prouver au monde que j'ai raison et que personne n'a pu contredire ma logique.
Premièrement et rapidement, de même, lorsqu'on écrit "ouin, j'aime pas 'auteurice', ça pique les yeux et c'est de la propagande woke",
Tu noteras que ni moi ni lui n'avons écrit ça.
Mais plus important, personne ici ne prétend que simplement dire "j'aime pas le mot 'auteurice'" implique que cette personne est sexiste. C'est ridicule, tu penses réellement que quelqu'un qui dit "j'aime pas 'auteurice', je préfère dire 'les auteurs et autrices'" sera accusé de sexisme ?
Oui.
Dés le deuxième mot du titre, une faute !
Je n'ai pas lu plus loin, pour préserver mes pauvre vieux yeux.
Je savais qu'il y aurait sans doute un commentaire sexiste de la sorte, que ce commentaire serait plusser par certains et que ce journal serait moinser à cause de l'usage du néologisme auteurice dans le titre.
Encore une fois, ça ne veut pas dire que l'auteur du commentaire n'est pas sexiste.
Ce que je signale, c'est qu'on est ici dans une logique de confrontation, et qu'il faut donc un "eux" et un "nous". Ça n'incite pas au dialogue mais à la confrontation.
Note que je ne présume pas de l'intention de l'auteur du journal et de la réponse. Je dis juste qu'avec cette approche les chances de convaincre sont quasi-nulles.
Maintenant, si ce n'est pas le but, à quoi bon dialoguer?
C'est d'ailleurs peut-être bien l'hypothèse la plus probable pour l'absence de commentaire ultérieur au premier ici: l'absence de perspective de dialogue. Et encore une fois: je ne dis pas que c'est le cas. Connaissant un petit peu le bonhomme, je doute qu'il soit intéressé par ce dialogue dans tous les cas. Je pointe l'étiquette "sexiste" posée rapidement contre la première critique et l'escalade immédiate de la confrontation.
Tu oublies la moitié de l'argument: la personne démontre, lors de sa critique, que les raisons qu'elle met en avant ne sont pas si importante à ses yeux (et qu'elles sont donc pas vraiment la vrai raison). C'est totalement vrai que c'est possible d'aimer la belle orthographe et de faire des fautes de temps en temps, mais c'est encore plus vrai que ça la fout mal et montre, objectivement, un double standard où la personne qui critique ne fait pas d'effort pour son commentaire mais critique les autres pour ce qu'il ne veut lui-même pas faire.
Absolument. Mais note que l'explication la plus probable à "faites ce que je dis, pas ce que je fais" n'a pas besoin d'impliquer le sexisme.
En gros, tu dis que c'est pas sympa d'accuser quelqu'un de sexisme, mais qu'il vaut mieux l'accuser d'être un idiot emmerdeur qui critique les autres pour des choses qu'il ne fait pas lui-même.
C'est drôle cette volonté de vouloir absolument "accuser" quelqu'un que tu peux ignorer, gronder, retoquer avec ce "faites ce que je dis, pas ce que je fais", justement. Tu n'as pas besoin d'accuser qui que ce soit de quoi que ce soit.
Logique de confrontation ou dans le cas présent d'escalade.
Non, je dis que vouloir voir du sexisme dans toutes les critiques est également un biais cognitif très fort qui empêche le dialogue.
Je crois que c'est évident que personne ou presque n'a envie de ses faire dire "tu es sexiste".
Et encore une fois, ça ne veut pas dire que le personnage dont on parle n'est pas sexiste.
Finalement, j'aimerais quand même bien une réaction sur le "moi je sais que j'ai pas de biais": comment la personne qui fait des fautes mais n'aime pas 'auteurice' sait que la raison pour laquelle elle n'aime pas 'auteurice' n'est pas un biais inconscient ?
Dans le cas présent? On peut commencer par "ce n'est pas dans le dictionnaire". Et il a sans doute accusé son clavier de l'avoir failli pour la faute.
Sinon, on peut parler du biais cognitif qui fait que tu plantes un mot dont tu sais qu'il fera polémique, que tu t'attends à avoir des critiques, mais que tu as déjà décidé que toute critique serait un signe de sexisme?
Ou que la réaction au commentaire jugé sexiste, pourtant attendu, n'est pas une tentative de pédagogie mais une escalade immédiate? Quel était donc véritablement le but recherché en plaçant ce mot, qui l'a été sciemment? Faire de la pédagogie ou faire sortir du bois des individus sexistes pour se disputer joyeusement avec?
C'est l'inconscient qui a joué un tour?
Ou le biais cognitif qui fait que tu interprètes tout un tas de signes comme confortant ton idée de départ en te convaincant toi-même que c'est l'hypothèse la plus raisonnable, alors même que 30secs de recherche, bien plus rapide que justifier ton interprétation en commentaire, t'auraient permis d'aller voir l'historique de ses commentaires et te faire une opinion fondée sur des choses qu'il a écrites?
Ça me paraît autrement plus solide, et le dossier est lourd.
Mais en allant voir l'historique, tu aurais aussi pris le risque de tomber sur des éléments qui contredisent la conclusion que tu avais envisagée...
Biais cognitif??
[^] # Re: double intolérance
Posté par Maclag . En réponse au journal L’écriture inclusive sur linuxfr.org est-elle un crime ?. Évalué à 9.
Oui, "on décide":
-Il parle de l'orthographe -> c'est sexiste.
Son dernier commentaire avant celui-là date de 2021 et porte sur... l'orthographe.
Ceux d'avant auraient certainement étayé un peu plus ton idée, mais je parie que tu n'as pas eu besoin de les lire pour arriver à la conclusion -> sexiste
-Il n'a pas posté d'autre commentaire -> c'est bien la preuve que...
Ça c'est vraiment une preuve de ce qu'on veut:
-qu'il ne vient jamais sur le site
-qu'il ne veut pas s'engager dans un échange qu'il pense être stérile
-qu'il est très occupé ces derniers temps
-qu'il est malade
-qu'il a perdu ses identifiants??
De toutes ces hypothèses, celle que tu retiens comme la plus probable, c'est qu'il est sexiste. Parce que "c'est la plus raisonnable". En quoi? Ben "on" a décidé que...
L'auteur applique une étiquette sexiste à la première critique.
L'hypothèse la plus raisonnable est qu'il est intolérant à la critique.
Je ne dis pas que c'est le cas. Je dis que c'est le même raisonnement qui a conduit à juger un individu sur un commentaire qu'il poste.
L'interprétation des autres signaux, franchement, est rentrée dans la conclusion à chausse-pied.
"Plusieurs intervenants": premier signe d'une association de ceux qui ne sont pas d'accord avec toi dans un panier.
Non, tu as un modèle qui ne souffre d'aucune ouverture à une autre conclusion que celle que tu as choisie.
Mon modèle peut tout expliquer parce que c'est moi qui décide comment interpréter les agissements et non-agissements. La conclusion que j'en sors est logique.
Moi je vais déclarer que les gens qui répondent aux commentaires sont, selon la probabilité la plus raisonnable, tous des gens agressifs qui cherchent la bagarre, et ceux qui ne répondent pas, sont, selon l'idée la plus raisonnable, des gens qui admettent que j'ai raison.
Avec un peu d'endurance, je peux prouver au monde que j'ai raison et que personne n'a pu contredire ma logique.
Tu noteras que ni moi ni lui n'avons écrit ça.
Oui.
Encore une fois, ça ne veut pas dire que l'auteur du commentaire n'est pas sexiste.
Ce que je signale, c'est qu'on est ici dans une logique de confrontation, et qu'il faut donc un "eux" et un "nous". Ça n'incite pas au dialogue mais à la confrontation.
Note que je ne présume pas de l'intention de l'auteur du journal et de la réponse. Je dis juste qu'avec cette approche les chances de convaincre sont quasi-nulles.
Maintenant, si ce n'est pas le but, à quoi bon dialoguer?
C'est d'ailleurs peut-être bien l'hypothèse la plus probable pour l'absence de commentaire ultérieur au premier ici: l'absence de perspective de dialogue. Et encore une fois: je ne dis pas que c'est le cas. Connaissant un petit peu le bonhomme, je doute qu'il soit intéressé par ce dialogue dans tous les cas. Je pointe l'étiquette "sexiste" posée rapidement contre la première critique et l'escalade immédiate de la confrontation.
Absolument. Mais note que l'explication la plus probable à "faites ce que je dis, pas ce que je fais" n'a pas besoin d'impliquer le sexisme.
C'est drôle cette volonté de vouloir absolument "accuser" quelqu'un que tu peux ignorer, gronder, retoquer avec ce "faites ce que je dis, pas ce que je fais", justement. Tu n'as pas besoin d'accuser qui que ce soit de quoi que ce soit.
Logique de confrontation ou dans le cas présent d'escalade.
Non, je dis que vouloir voir du sexisme dans toutes les critiques est également un biais cognitif très fort qui empêche le dialogue.
Je crois que c'est évident que personne ou presque n'a envie de ses faire dire "tu es sexiste".
Et encore une fois, ça ne veut pas dire que le personnage dont on parle n'est pas sexiste.
Dans le cas présent? On peut commencer par "ce n'est pas dans le dictionnaire". Et il a sans doute accusé son clavier de l'avoir failli pour la faute.
Sinon, on peut parler du biais cognitif qui fait que tu plantes un mot dont tu sais qu'il fera polémique, que tu t'attends à avoir des critiques, mais que tu as déjà décidé que toute critique serait un signe de sexisme?
Ou que la réaction au commentaire jugé sexiste, pourtant attendu, n'est pas une tentative de pédagogie mais une escalade immédiate? Quel était donc véritablement le but recherché en plaçant ce mot, qui l'a été sciemment? Faire de la pédagogie ou faire sortir du bois des individus sexistes pour se disputer joyeusement avec?
C'est l'inconscient qui a joué un tour?
Ou le biais cognitif qui fait que tu interprètes tout un tas de signes comme confortant ton idée de départ en te convaincant toi-même que c'est l'hypothèse la plus raisonnable, alors même que 30secs de recherche, bien plus rapide que justifier ton interprétation en commentaire, t'auraient permis d'aller voir l'historique de ses commentaires et te faire une opinion fondée sur des choses qu'il a écrites?
Ça me paraît autrement plus solide, et le dossier est lourd.
Mais en allant voir l'historique, tu aurais aussi pris le risque de tomber sur des éléments qui contredisent la conclusion que tu avais envisagée...
Biais cognitif??