Dans les mesures d'efficacité d'un combat, "perdre son temps à débattre de l'efficacité d'un combat, surtout quand celui-ci n'empêche absolument aucune autre initiative" est bien plus faible que tout le reste: tu fais donc exactement ce que tu reproches.
Tu noteras que ton exemple de la sentinelle est un lieu commun (j'en parlais déjà il y a 10 ans), et que ceux qui font les études scientifiques le connaissent évidemment déjà, mais ça ne change rien à leur conclusion. Et ça ne change rien aux observations non plus. C'est un peu un effet Dunning-Krueger: cela te semble un argument pertinent alors que celui-ci est évident et ne change pas les conclusions. Il te semble que le genre a peu d'influence sur base de l'exemple de la sentinelle, mais les études continuent à conclure que ce n'est pas le cas.
L'idée que ce qui compte est aider les femmes à accéder aux positions également un peu circulaire: le genre utilisé FAIT PARTIE DE LA REPRÉSENTATION, et la représentation aide à l'accès. Il est stupide de dire qu'il faudrait juste dire "auteurice" mais en même ne rien faire pour valoriser et donner la visibilité qu'elles méritent aux autrices (mais personne ne défend ça). Mais c'est tout aussi incohérent de valoriser et donner la visibilité qu'elles méritent aux autrices tout en ne pas influencer les représentations en utilisant de l'écriture inclusive.
Également, l'argument n'est pas que le genre du mot crée le sexisme, mais plutôt qu'il empêche de lutter contre. Un peu comme dire "dans ce pays, ils n'ont que des films d'aventure et ils ont quand même des clichés sexistes dedans, c'est donc la preuve que les comédies n'ont aucun impact et que c'est une perte de temps d'y enlever les clichés sexistes". Les anglophones ont aussi des clichés sexistes, parce que ce qui crée les clichés n'est pas le genre du mot. Par contre, on fait des études et on prouve que le genre du mot renforce ces clichés et empêchent de les faire disparaître facilement (il y a déjà eu plein de liens avec ces études). C'est ridicule d'en conclure que agir sur l'écriture inclusive est inutile.
[^] # Re: Du côté de l'anglais...
Posté par j-c_32 . En réponse au journal L’écriture inclusive sur linuxfr.org est-elle un crime ?. Évalué à 4.
Dans les mesures d'efficacité d'un combat, "perdre son temps à débattre de l'efficacité d'un combat, surtout quand celui-ci n'empêche absolument aucune autre initiative" est bien plus faible que tout le reste: tu fais donc exactement ce que tu reproches.
Tu noteras que ton exemple de la sentinelle est un lieu commun (j'en parlais déjà il y a 10 ans), et que ceux qui font les études scientifiques le connaissent évidemment déjà, mais ça ne change rien à leur conclusion. Et ça ne change rien aux observations non plus. C'est un peu un effet Dunning-Krueger: cela te semble un argument pertinent alors que celui-ci est évident et ne change pas les conclusions. Il te semble que le genre a peu d'influence sur base de l'exemple de la sentinelle, mais les études continuent à conclure que ce n'est pas le cas.
L'idée que ce qui compte est aider les femmes à accéder aux positions également un peu circulaire: le genre utilisé FAIT PARTIE DE LA REPRÉSENTATION, et la représentation aide à l'accès. Il est stupide de dire qu'il faudrait juste dire "auteurice" mais en même ne rien faire pour valoriser et donner la visibilité qu'elles méritent aux autrices (mais personne ne défend ça). Mais c'est tout aussi incohérent de valoriser et donner la visibilité qu'elles méritent aux autrices tout en ne pas influencer les représentations en utilisant de l'écriture inclusive.
Également, l'argument n'est pas que le genre du mot crée le sexisme, mais plutôt qu'il empêche de lutter contre. Un peu comme dire "dans ce pays, ils n'ont que des films d'aventure et ils ont quand même des clichés sexistes dedans, c'est donc la preuve que les comédies n'ont aucun impact et que c'est une perte de temps d'y enlever les clichés sexistes". Les anglophones ont aussi des clichés sexistes, parce que ce qui crée les clichés n'est pas le genre du mot. Par contre, on fait des études et on prouve que le genre du mot renforce ces clichés et empêchent de les faire disparaître facilement (il y a déjà eu plein de liens avec ces études). C'est ridicule d'en conclure que agir sur l'écriture inclusive est inutile.