On" décide que si quelqu'un critique l'orthographe, il est raisonnable de penser que le quelqu'un est sexiste.
Comment ça, "on décide" ?
Quand systématiquement on voit tout les lancés tomber sur 6, on ne "décide pas" que le dé est truqué, c'est simplement vraiment difficile à croire que le dé n'est pas truqué.
C'est pareil ici: de nouveau, plusieurs intervenants qui expliquaient "qu'en fait, j'aime juste pas le mot, rien à voir avec l'idéologie" ONT ENSUITE CLAIREMENT DIT QU'ILS ONT UN A PRIORI NÉGATIF, et n'ont rien fait pour montrer qu'ils ont la moindre réflexion sur leur propre biais à part le naïf "chuis trop malin pour avoir un biais".
C'est très facile de dire "on décide" comme si c'était un simple choix d'opinions, comme si toutes les opinions se valent. Le rasoir d'Ockham n'est pas "on décide", c'est un outil logique.
Après, peut-être que j'ai tort, mais pour me faire changer d'avis, il faudrait aussi me donner une explication pour expliquer pourquoi tout ces lancés tombent systématiquement sur 6.
Donc "je" ai tout autant le droit de décider que si l'auteur colle une étiquette sexiste à la critique, il est raisonnable de supposer qu'il est lui-même juste intolérant avec ceux qui ne sont pas d'accord avec lui.
Hein ? Ça n'a pas de sens. Tu dis "si j'applique la méthode de l'auteur, l'hypothèse la plus probable est que l'auteur n'a pas appliqué la méthode que pourtant j'utilise moi-même". En quoi est-ce l'hypothèse la plus probable ?
Au contraire, cela ressemble plutôt à "j'ai un modèle qui permet d'expliquer mon choix, mais pour le choix de mon interlocuteur, je vais inventer un deuxième modèle, alors que mon premier modèle peut tout expliquer, uniquement parce ce que je souhaite très très fort trouver une raison pour être négatif envers cette personne", et ça contredit frontalement le rasoir d'Ockham.
Tu noteras que le modèle qui conclut qu'il est plus raisonnable de conclure au sexisme ne permet pas de conclure que la personne est simplement intolérant avec ceux qui ne sont pas d'accord avec lui: ce modèle n'explique pas pourquoi il est systématique que ceux qui trouvent le mot "pas beau" ont, en majorité, par le plus grand des hasards, une plus grande tolérance envers les autres fautes, les autres néologismes et les autres écarts de langage (ça veut pas dire qu'ils adorent ceux-ci, juste que le petit biais est suffisant pour les faire réagir plus quand en plus ils sont pas d'accord avec le contexte idéologique). De nouveau, tu vas devoir inventer plusieurs modèles alors qu'un seul permet d'expliquer la situation.
Quand on balance à quelqu'un "ton commentaire est sexiste", la probabilité d'avoir un échange constructif est sensiblement la même qu'avec "tu écris un commentaire de connard arrogant".
Premièrement et rapidement, de même, lorsqu'on écrit "ouin, j'aime pas 'auteurice', ça pique les yeux et c'est de la propagande woke", ça ne favorise pas l'échange constructif, mais apparemment, c'est moins grave. Aussi, c'est très naïf: ce genre de discussion où les gens marchent sur des œufs pour pas froisser la sensibilité de leur interlocuteur, il y en a des tas, avec des résultats très mauvais: si le type qui n'aime pas le mot a décidé dans sa tête qu'il ne t'aime pas, quoi que tu expliques, la discussion ne sera jamais constructive.
Mais plus important, personne ici ne prétend que simplement dire "j'aime pas le mot 'auteurice'" implique que cette personne est sexiste. C'est ridicule, tu penses réellement que quelqu'un qui dit "j'aime pas 'auteurice', je préfère dire 'les auteurs et autrices'" sera accusé de sexisme ?
Tu oublies la moitié de l'argument: la personne démontre, lors de sa critique, que les raisons qu'elle met en avant ne sont pas si importante à ses yeux (et qu'elles sont donc pas vraiment la vrai raison). C'est totalement vrai que c'est possible d'aimer la belle orthographe et de faire des fautes de temps en temps, mais c'est encore plus vrai que ça la fout mal et montre, objectivement, un double standard où la personne qui critique ne fait pas d'effort pour son commentaire mais critique les autres pour ce qu'il ne veut lui-même pas faire.
En gros, tu dis que c'est pas sympa d'accuser quelqu'un de sexisme, mais qu'il vaut mieux l'accuser d'être un idiot emmerdeur qui critique les autres pour des choses qu'il ne fait pas lui-même.
Finalement, j'aimerais quand même bien une réaction sur le "moi je sais que j'ai pas de biais": comment la personne qui fait des fautes mais n'aime pas 'auteurice' sait que la raison pour laquelle elle n'aime pas 'auteurice' n'est pas un biais inconscient ?
[^] # Re: double intolérance
Posté par j-c_32 . En réponse au journal L’écriture inclusive sur linuxfr.org est-elle un crime ?. Évalué à -4.
Comment ça, "on décide" ?
Quand systématiquement on voit tout les lancés tomber sur 6, on ne "décide pas" que le dé est truqué, c'est simplement vraiment difficile à croire que le dé n'est pas truqué.
C'est pareil ici: de nouveau, plusieurs intervenants qui expliquaient "qu'en fait, j'aime juste pas le mot, rien à voir avec l'idéologie" ONT ENSUITE CLAIREMENT DIT QU'ILS ONT UN A PRIORI NÉGATIF, et n'ont rien fait pour montrer qu'ils ont la moindre réflexion sur leur propre biais à part le naïf "chuis trop malin pour avoir un biais".
C'est très facile de dire "on décide" comme si c'était un simple choix d'opinions, comme si toutes les opinions se valent. Le rasoir d'Ockham n'est pas "on décide", c'est un outil logique.
Après, peut-être que j'ai tort, mais pour me faire changer d'avis, il faudrait aussi me donner une explication pour expliquer pourquoi tout ces lancés tombent systématiquement sur 6.
Hein ? Ça n'a pas de sens. Tu dis "si j'applique la méthode de l'auteur, l'hypothèse la plus probable est que l'auteur n'a pas appliqué la méthode que pourtant j'utilise moi-même". En quoi est-ce l'hypothèse la plus probable ?
Au contraire, cela ressemble plutôt à "j'ai un modèle qui permet d'expliquer mon choix, mais pour le choix de mon interlocuteur, je vais inventer un deuxième modèle, alors que mon premier modèle peut tout expliquer, uniquement parce ce que je souhaite très très fort trouver une raison pour être négatif envers cette personne", et ça contredit frontalement le rasoir d'Ockham.
Tu noteras que le modèle qui conclut qu'il est plus raisonnable de conclure au sexisme ne permet pas de conclure que la personne est simplement intolérant avec ceux qui ne sont pas d'accord avec lui: ce modèle n'explique pas pourquoi il est systématique que ceux qui trouvent le mot "pas beau" ont, en majorité, par le plus grand des hasards, une plus grande tolérance envers les autres fautes, les autres néologismes et les autres écarts de langage (ça veut pas dire qu'ils adorent ceux-ci, juste que le petit biais est suffisant pour les faire réagir plus quand en plus ils sont pas d'accord avec le contexte idéologique). De nouveau, tu vas devoir inventer plusieurs modèles alors qu'un seul permet d'expliquer la situation.
Premièrement et rapidement, de même, lorsqu'on écrit "ouin, j'aime pas 'auteurice', ça pique les yeux et c'est de la propagande woke", ça ne favorise pas l'échange constructif, mais apparemment, c'est moins grave. Aussi, c'est très naïf: ce genre de discussion où les gens marchent sur des œufs pour pas froisser la sensibilité de leur interlocuteur, il y en a des tas, avec des résultats très mauvais: si le type qui n'aime pas le mot a décidé dans sa tête qu'il ne t'aime pas, quoi que tu expliques, la discussion ne sera jamais constructive.
Mais plus important, personne ici ne prétend que simplement dire "j'aime pas le mot 'auteurice'" implique que cette personne est sexiste. C'est ridicule, tu penses réellement que quelqu'un qui dit "j'aime pas 'auteurice', je préfère dire 'les auteurs et autrices'" sera accusé de sexisme ?
Tu oublies la moitié de l'argument: la personne démontre, lors de sa critique, que les raisons qu'elle met en avant ne sont pas si importante à ses yeux (et qu'elles sont donc pas vraiment la vrai raison). C'est totalement vrai que c'est possible d'aimer la belle orthographe et de faire des fautes de temps en temps, mais c'est encore plus vrai que ça la fout mal et montre, objectivement, un double standard où la personne qui critique ne fait pas d'effort pour son commentaire mais critique les autres pour ce qu'il ne veut lui-même pas faire.
En gros, tu dis que c'est pas sympa d'accuser quelqu'un de sexisme, mais qu'il vaut mieux l'accuser d'être un idiot emmerdeur qui critique les autres pour des choses qu'il ne fait pas lui-même.
Finalement, j'aimerais quand même bien une réaction sur le "moi je sais que j'ai pas de biais": comment la personne qui fait des fautes mais n'aime pas 'auteurice' sait que la raison pour laquelle elle n'aime pas 'auteurice' n'est pas un biais inconscient ?