• # Tu l'as dis dans un commentaire que tu savais que tu allais faire réagir

    Posté par . En réponse au journal L’écriture inclusive sur linuxfr.org est-elle un crime ?. Évalué à 9.

    ... tu as donc eu ce que tu attendais ;-)

    En effet, il y a pas mal de manière d'écrire en inclusif, mais toutes ne se valent pas.

    A ce jour, le point médian les déformations comme "auteurices", et les "inventions" comme "iel" sont utilisés par les militants.
    Les points médians, et surtout les "iel", je les vois surtout dans mon autre monde : le monde gay (et donc, culture trans et tout ce qui va avec).
    J'ai beaucoup de mal avec ces manières d'écrire car soit ça ne se lit pas de manière fluide. Je fais partie des gens qui "disent dans leur tête ce qu'ils lisent".
    Imaginez avoir un discours à déclamer et comment dire la phrase suivante : "les auteurs.ries ne sont pas d'accord car iels sont millitant.es". Pour le dire de manière fluide, il faut avoir une certaine expérience. Je décroche donc assez vite quand les textes sont écrits de cette manière.
    Et aussi, le but de l'écriture est de représenter un discours oral avec des lettres (ou des caractères). Une langue est parlée. Si elle n'est plus parlée, mais ne persiste que dans les écrits, c'est une langue morte.
    Écrire de cette manière, c'est donc écrire de manière abrégée, et je doute "que les gens qui font de la modérat° accepnt qu'on mette plein d'abbréviat° ds les articles & les commentaires".
    Le point médian n'est pas une évolution de la langue, vu qu'on ne la prononce pas. Même problème avec "auteurice": comment accorder les adjectifs qui s'entendent ? au masculin ou au féminin ? Ce terme permet de compacter deux noms ne genres différents, et complique ou rendent impossible la grammaire du reste de la phrase.

    Il y a une façon plus ancienne et plus simple à la compréhension : la double flexion. Dans Avec cette manière, on écrit "les auteurs et les autrices". Ça se lit comme ça s'écrit.

    Quant aux formes épicènes, Je trouve ça assez absurde que de les utiliser au nom de l'inclusion. Un terme épicène ne me semble pas plus inclusif que le le genre neutre masculin. J'aimerais bien savoir si la majorité des gens on une représentation mentale différente quand on dit "les gens qui écrivent des articles" que "les auteurs des articles".

    Cette vidéo de Sylabus m'a fait comprendre que l'inclusion était nécessaire, mais sa mise en pratique est donc assez compliquée pour faire plaisir à tout le monde.

    Et si on veut finir avec le respect du français, je me suis déjà fait reprendre en utilisant des anglicismes utilisés quotidiennement dans la profession, en me renvoyant vers ce joli lien. Le respect du français serait donc à deux vitesses selon les idéologies.