Il est intéressant de faire une petit tour sur Wikipédia.
Il y est écrits quelques éléments sur l’histoire du masculin en guise de neutre (et pas grand chose sur la "neutrisation" forcée de beaucoup de mots à cette époque)
L’évolution de la règle d’accord me semble particulièrement informatif pour ce qui est des aspects "esthétiques" évoqués plus haut.
Statut du masculin comme éventuel marqueur du neutre
La question du masculin fait débat. Pour l'Académie française, « le neutre, en français, prend les formes du genre non marqué, c’est-à-dire du masculin » ; c'est ainsi que l'on parle de « quelque chose de beau », même quand l'objet en question est désigné par un nom féminin (on ne dit pas : « une table, c'est quelque chose de belle ». Au contraire, pour la linguiste Anne Abeillé, « le masculin n’est pas un genre neutre, mais un genre par défaut : en l'absence de formes neutres, le masculin prévaut en français ».
Une autre question est celle de la valeur générique que les grammaires traditionnelles attribuent au masculin pluriel. En effet, depuis le XVIIe siècle, il faut dire « Les hommes et les femmes sont intelligents », le masculin l'emportant sur le féminin, et valant pour tous et toutes. Avant le XVIIe siècle, plusieurs pratiques coexistaient, et il était possible de dire, en vertu de la règle de proximité, « les hommes et les femmes sont intelligentes » : le sujet le plus proche du verbe étant « les femmes », l'accord pouvait se faire au féminin.
# Ouvrir la discussion avec quelques considération historiques
Posté par FDF (site web personnel) . En réponse au journal Recherche auteurice d'adoption. Évalué à 5.
Il est intéressant de faire une petit tour sur Wikipédia.
Il y est écrits quelques éléments sur l’histoire du masculin en guise de neutre (et pas grand chose sur la "neutrisation" forcée de beaucoup de mots à cette époque)
Voici un extrait de cet article
L’évolution de la règle d’accord me semble particulièrement informatif pour ce qui est des aspects "esthétiques" évoqués plus haut.