• [^] # Re: Merci d'écrire en français

    Posté par . En réponse au journal Recherche auteurice d'adoption. Évalué à 4. Dernière modification le 05 mars 2023 à 20:48.

    même si le mot est épicène, et que pour lutter contre ce préjugé, le mieux reste de construire explicitement les représentations féminines.

    C'est à dire que les partisans de l'écriture inclusive se plaignent que (en français) la forme neutre est la même que la forme masculine, mais toi, tu défends que quand un mot est réellement neutre et n'indique pas le genre, il faut pouvoir le féminiser afin de pouvoir faire la différence entre le masculin et le féminin ? Je ne suis pas très bien le raisonnement. Du coup, pour utiliser ce mot au sens général, au lieu de pouvoir écrire "presidente", tu souhaites écrire "presidento·a" ?

    La grande différence avec ton exemple de Docteur (qui n'est pas épicène puisque la mère dans ton histoire est "le docteur", forme masculine), c'est qu'en portugais, tu peux dire sans faire de faute grammaticale "o presidente" (masculin) ou "a presidente" (féminin). Presidente est épicène (épicène : [En parlant d'un subst., d'un adj., d'un pron.] Qui a la même forme au masculin et au féminin (Trésor de la Langue Française))

    C'est vrai que pour parler d'un président au sens général, on dira "um presidente", et donc on retrouve la forme masculine, mais cela porte sur l'article (pour ce mot, en tout cas), mais bon, on retombe du coup sur le problème de l'écriture inclusive.

    Seul un imbécile niera qu'une femme puisse être présidente, ministre, politique, juge, flique (et autres métiers honorables). Selon toi, il faudrait dire "Un ou une président ou présidente" ? (parce que écrire un·e président·e est une chose, et le lire en est une autre, alors on n'est inclusif que quand on écrit, du coup ?). Mince, si on respectait plus les individus en tant qu'individus, le problème du respect de la femme ou du membre de n'importe quel autre catégorie se poserait moins. Le scandale n'est pas que les femmes ne soient pas respectées, mais que les individus ne le soient pas. Louise Michel et autres militantes de la fin du XIXe et du début du XXe n'étaient pas féministes, elles voulaient la libération du genre humain de l'oppression. Pas des femmes, mais de tout le monde. On peut penser ce que l'on veut des idées qu'elles défendaient, mais au moins elles étaient généreuses. Et générales.