• [^] # Re: composants "sous licence"

    Posté par (site web personnel) . En réponse au journal 50 mauvais conseils de codage pour développeur C++. Évalué à 4. Dernière modification le 26 février 2023 à 14:49.

    Parce que je lis que les licence non-copyleft permette de "refermer" du code libre mais en fait c'est faux au moins dans le cas de la BSD. La licence reste.

    tu mélanges 2 choses, la licence et le code :
    - un code BSD restera BSD (pas du "sublicensing"), donc si A file un code BSD à B qui file à C avec modif GPL, tu pourras récupérer le code de A en BSD (note : en théorie, car en pratique c'est un peu la merde car généralement tu as le fichier source sans précision de quoi est à qui, la je ne sais pas légalement ce que C peut demander à B... Cas théorique, faut que le ce cas arrive + gestionnaire de version non public, je doute qu'il y ai ce cas en pratique)
    - le "si" précédent est important pour "refermer", car le fichier source modifié en non public, tu n'as pas accès au code, donc si A file un code BSD à B qui file à C le binaire compilé, C n'a pas légalement accès au code de A (le code de A est de fait "refermé" dans la chaîne de transmission), la licence reste mais C n'a que la licence (qui ne peut pas être "refermée"), pas le code (qui peut l'être, et c'est ce dont les gens parlent généralement).

    Donc, non, ce n'est pas faux en pratique, le code BSD peut se faire "refermer".
    Mais pour embêter les pro copyleft, n'oublions pas que du code GPL peut aussi se retrouver "refermé", personne à part Google a le code GPL modifié de Linux, car Google ne file pas de binaire, juste le résultat, du coup un code GPL "je veux pas que ça soit utilisé pour du non libre" peut être utilisé "refermé" dans le cas d'un service (d'où l'AGPL pour contrer ça, mais peu utilisé même par les plus partisans du copyleft, la je sèche sur pourquoi les plus partisans du copyleft ne font pas plus souvent de l'AGPLv3).