• # Toujours la même erreur

    Posté par (site web personnel) . En réponse au journal Openstreetmap et l’influence des licences sur la communauté. Évalué à 2. Dernière modification le 10 février 2023 à 11:30.

    Il indique que la licence virale contribue à créer la communauté, puisqu’on s’accorde sur ce partage, tout en se contraignant à une certaine unité (La modification des données est possible mais reste normallement intégrable dans le projet d’origine).

    Même remarque que précédement : c'est toujours une grosse erreur que de mélanger libre (y compris "viral") et communauté, une communauté peut exister sans libre viral et du livre viral peu exister sans communauté.
    NumWorks motive une contribution sans être libre.
    SQLite dit merde aux contributions.

    Pour revenir sur un bout de cartographie ou presque, les modifs sur Waze sont du communautaire et rien n'est libre dedans. Oui, on peut faire de la cartographie non libre et communautaire, rien de neuf, car ça n'a rien à voir! Plein de gens n'ont absolument rien à faire du libre pour faire du communautaire.

    Il faut arrêter de fantasmer sur un quelconque lien entre les 2 :
    - Le communautaire est un choix indépendant du choix de licence; le libre pouvant motiver à contribuer mais c'est un choix de sélection du contributeur, plein de gens font des contributions à des projets non libres même de nos jours.
    - Le libre s’intéresse à celui qui reçoit (ce n'est pas moi qui le dit, mais la définition par la FSF), qu'il puisse faire des modifications. Le "viral" oblige à diffuser ses modifications que à qui reçoit le binaire, jamais la communauté : Google fait tourner un Linux (licence virale) modifié chez lui et la "communauté" Linux ne peut pas voir ces modifications, car la "communauté" Linux n'a pas la livraison du livrable et le libre se fout complet de l'upstream (il n'en parle jamais).

    que ça ne t’empêche pas de faire du libre viral, mais ne tombe pas dans les délires de gens qui voudraient que le libre soit autre chose que ce qu'il est : le libre ne s’intéresse qu'à celui qui reçoit et ne lui impose pas de faire du communautaire, le libre n'impose aucun partage des modifications autre que à qui la personne fournit un livrable, le communautaire se fait par d'autres biais et tu dois travailler dessus. Si tu tombes dans le piège, tu ne seras pas le premier à être déçu du libre en ayant imaginé que le libre te permettrait d'avoir une communauté sans autre effort, une communauté ça se construit, et pas avec une licence, mais avec des gens que tu intéresses à... Avoir une communauté.

    Le journal continue en pointant un problème rencontré avec une tentative de créer une communauté parallèle, avec le risque de rendre obsolète la communauté d’origine qui existe sur des valeurs de partage.

    Si la communauté d'origine est obsolète, c'est qu'elle a merdé quelque part et elle doit gérer ça en interne. On a la grosse impression que c'est une personne dans une couple qui casse qui se plaint qu'une autre personne a "volé" le/la partenaire, sans comprendre que le problème était en réalité dans le couple.
    N'oublions pas qu'une communauté parallèle n'enlève rien à la communauté d'origine, elle continue de vivre sa vie. Si les gens partent car mieux, ben c'est juste que la communauté d'origine n'a pas su garder les gens et ne peut s'en prendre qu'à elle-même. Les forks de Debian n'ont pas tué Debian, c'est tout.

    C’est l’objet réel de l’article, d’alerter sur ce risque en analysant complètement les acteurs et le contexte.

    Attaquer les forks ou les gens qui ne font pas comme on veut, sans essayer de comprendre pourquoi il y a un fork, c'est plus de la victimisation que de l'alerte, et ne sert qu'à éviter de se regarder soit-même et comprendre que le problème est chez soit si ça ne va pas comme on veut.

    C'est aussi refuser l'idée du libre : être indépendant de l'upstream. Personnellement c'est exactement pour ça que j'aime le libre, si on n'est pas bien dans la "communauté d'origine" on peut forker et créer une meilleur version, et ça motive à la "communauté d'origine" à s'adapter (ou mourir faute de gens, ces derniers allant vers un truc plus intéressant).
    La, il semble qu'on est encore dans la phase de déni pour certaines personnes, à voir à long terme ce qui en sera, les communautés ne sont pas que d'une personne qui râle dans son coin que la communauté ne fait pas comme la personne veut.

    Résumé : si votre but est de forcer du communautaire autour de règles précises que vous voulez vous, évitez le libre, ce n'est pas du tout fait pour vous (mais oui, ça peut vous faire perdre des contributions, si votre potentielle communauté a le libre comme un critère majeur).