Ce sont les Alliés qui ont collectivement gagné, avec des contributions différentes.
Tout à fait, et les principaux protagonistes semblent l'oublier.
La France qui fanfaronne de son gouvernement dissident en exil, avec la Résistance, comme moteur de libéralisation du pays. L'Angleterre qui a résisté comme jamais et n'a jamais collaboré. Les USA qui ont libéré le monde entier quand l'URSS estime avoir tout libéré comme des grands.
C'est dommage d'oublier que cette victoire est collective et que seuls, la victoire était peut être possible mais le tribu aurait été plus terrible encore, et un conflit bien plus long.
On peut mesurer (à peu près) combien chacun a détruit des armées de l'Axe, je n'ai pas d'autre idée pour avoir une idée des contributions respectives.
Ce n'est pas une très bonne métrique, car déjà en tant qu'européens on a tendance à oublier que dans l'Axe il y avait l'Allemagne, l'Italie mais aussi le Japon. Le Japon est souvent négligé dans notre perception, souvent résumée à Pearl Harbour et aux bombes atomiques.
Mais admettons un scénario où les USA restent entièrement neutre, et se contentent éventuellement de soutenir le Royaume-Uni en ressources. Quand l'Allemagne a attaqué l'URSS, le Japon aurait pu l'aider en attaquant la Sibérie pour reprendre des territoires et ressources. L'URSS n'aurait jamais pu tenir les deux fronts seuls. Le Japon n'a rien fait car les USA maintenaient la pression contre eux, ce qui a permis à l'URSS de se focaliser sur le théâtre d'opération européen et d'y allouer un maximum de ressources militaires dans la région et de ne pas trop s'inquiéter de la Sibérie.
L'Allemagne n'a pas non plus déployée toute ses ressources contre l'URSS. Il y avait le conflit en Afrique du Nord et au Moyen-Orient contre les anglais puis les américains pour notamment l'accès aux ressources dont le pétrole. La simple crainte d'un débarquement anglo-américain en Europe occidentale justifiait le maintient d'unités importantes en France et de préparer une défense importante. S'ils avaient eu la garantie que les américains n'attaqueraient pas en Europe, ces unités auraient été redéployées à l'Est. C'est d'ailleurs pour cette raison que Staline souhaitait une attaque rapide des américains pour que cela n'arrive pas, car si l'Allemagne le faisait ça aurait été très compliqué de résister, ou en tout cas avec de lourdes pertes supplémentaires.
Et bien sûr quand les attaques massives à l'Ouest ont eu lieu de 1944, cela a rendu la fin de la guerre bien plus concrète et à brève échéance. Et ces attaques n'auraient pas été aussi "simples" (car il y en a eu des morts et ça a été compliqué à mettre en oeuvre tout de même) si l'Allemagne n'avait pas eu le front de l'Est à gérer qui lui bouffait ses ressources au sens littéral.
Donc clairement, c'est une victoire collective et malheureusement aucune métrique ne permet de savoir qui a été le plus déterminent. Mais clairement les USA et l'URSS y ont joué un rôle majeur et déterminant et il est regrettable que les deux camps ont toujours minimisé l'apport de l'autre dans ce conflit pour des raisons idéologiques.
[^] # Re: Très exagéré
Posté par Renault (site web personnel) . En réponse au lien Arte TV: Comment les maths ont vaincu Hitler (hommage à A. Turing). Évalué à 8.
Tout à fait, et les principaux protagonistes semblent l'oublier.
La France qui fanfaronne de son gouvernement dissident en exil, avec la Résistance, comme moteur de libéralisation du pays. L'Angleterre qui a résisté comme jamais et n'a jamais collaboré. Les USA qui ont libéré le monde entier quand l'URSS estime avoir tout libéré comme des grands.
C'est dommage d'oublier que cette victoire est collective et que seuls, la victoire était peut être possible mais le tribu aurait été plus terrible encore, et un conflit bien plus long.
Ce n'est pas une très bonne métrique, car déjà en tant qu'européens on a tendance à oublier que dans l'Axe il y avait l'Allemagne, l'Italie mais aussi le Japon. Le Japon est souvent négligé dans notre perception, souvent résumée à Pearl Harbour et aux bombes atomiques.
Mais admettons un scénario où les USA restent entièrement neutre, et se contentent éventuellement de soutenir le Royaume-Uni en ressources. Quand l'Allemagne a attaqué l'URSS, le Japon aurait pu l'aider en attaquant la Sibérie pour reprendre des territoires et ressources. L'URSS n'aurait jamais pu tenir les deux fronts seuls. Le Japon n'a rien fait car les USA maintenaient la pression contre eux, ce qui a permis à l'URSS de se focaliser sur le théâtre d'opération européen et d'y allouer un maximum de ressources militaires dans la région et de ne pas trop s'inquiéter de la Sibérie.
L'Allemagne n'a pas non plus déployée toute ses ressources contre l'URSS. Il y avait le conflit en Afrique du Nord et au Moyen-Orient contre les anglais puis les américains pour notamment l'accès aux ressources dont le pétrole. La simple crainte d'un débarquement anglo-américain en Europe occidentale justifiait le maintient d'unités importantes en France et de préparer une défense importante. S'ils avaient eu la garantie que les américains n'attaqueraient pas en Europe, ces unités auraient été redéployées à l'Est. C'est d'ailleurs pour cette raison que Staline souhaitait une attaque rapide des américains pour que cela n'arrive pas, car si l'Allemagne le faisait ça aurait été très compliqué de résister, ou en tout cas avec de lourdes pertes supplémentaires.
Et bien sûr quand les attaques massives à l'Ouest ont eu lieu de 1944, cela a rendu la fin de la guerre bien plus concrète et à brève échéance. Et ces attaques n'auraient pas été aussi "simples" (car il y en a eu des morts et ça a été compliqué à mettre en oeuvre tout de même) si l'Allemagne n'avait pas eu le front de l'Est à gérer qui lui bouffait ses ressources au sens littéral.
Donc clairement, c'est une victoire collective et malheureusement aucune métrique ne permet de savoir qui a été le plus déterminent. Mais clairement les USA et l'URSS y ont joué un rôle majeur et déterminant et il est regrettable que les deux camps ont toujours minimisé l'apport de l'autre dans ce conflit pour des raisons idéologiques.