Je me suis fendu d'une bafouille, destinée à Clubic mais qui devrait pouvoir convenir à beaucoup de sites d'information en ligne. Si les pros de la grammaire/ceux qui connaissent mieux le sujet avaient des critiques à faire, ça serait sympa ^_^. Je l'enverrais ce soir.
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Monsieur, Madame;
Simple lecteur, je me permets cependant de vous écrire pour attirer votre attention sur un débat qui concerne à mon sens toute la communauté informatique: celui sur les brevets logiciels, qui pourraient être adoptés par la Commission Européenne le premier Septembre de cette année.
Il est possible (bien que peu probable), que vous n'ayez pas entendu parler de ceux-ci. Pour cette éventualité, je me permets donc de vous indiquer quelques liens en donnant une présentation assez exhaustive.
En quelques lignes (qui, j'en convient, ne présentent que mon propre point de vue), il s'agit d'un droit offert aux entreprises d'interdire à d'autres entreprises ou particuliers de créer des logiciels exploitant certaines fonctionnalités, idées ou formats qu'elles avaient mise en ?uvre les premières. Ces brevets viendraient compléter le droit d'auteur qui interdit déjà de "copier/coller" un programme (mais pas de le réinventer à sa manière).
Ce système, qui permet la rémunération de l'auteur, peut paraître juste. Et pourtant il aurait des effets pervers qui, à terme, rendraient l'innovation personnelle (la création de logiciels en dehors d'une importante société) impossible. D'autant plus que la rémunération d'un créateur n'est pas un problème à l'heure actuelle. En effet, l'avance dont il dispose (1 ans au minimum pour développer un logiciel d'envergure) lui garantit que personne n'arriveras à lui faire de l'ombre, sauf si il venait à s'endormir sur ses lauriers ou si une personne se révélait encore plus inventive.
Avec le système des brevets logiciels, la situation est toute autre: en effet la quasi-totalité des fonctionnalités essentielles à un logiciel moderne, telle la présence de liens textuels activables, boutons d'annulation ou de fermeture, sélection de texte à la souris, jeux multijoueurs, téléchargement de logiciels, commerce sur Internet, barre de progression, lecture des fichier MS Office ou des MP3s... et même certaines opérations mathématiques élémentaires (le "OU exclusif" en logique binaire) ont d'hors et déjà été brevetées (aux USA) ! Pire encore, elles l'ont toutes été par une poignée d'entreprises américaines (IBM, Microsoft, Sun, HP...). Bien évidement, avec autant de brevets, chacun est en infraction. Pourtant les entreprise "dominantes" ne sont font pas de procès entre elles* pour des raisons de brevets (à quoi l'entreprise attaquée répondrait par un autre procès et ainsi de suite jusqu'à appauvrissement total des deux entreprises). En revanche, elle n'hésitent pas à faire planer l'ombre d'un procès sur les entreprises émergeantes, de manière à les étouffer quand elles deviennent dérangeantes, à prélever une dîme ou a s'approprier leur travail. Ces petites entreprises en effet, ne peuvent pas se permettre de payer un procès, même si elle l'auraient gagné. Ce fut, par exemple, le cas de l'entreprise française Getris. Attaquée pour contrefaçon de brevet sur son éditeur d'images, elle fut acculée et contrainte au rachat. En revanche, lorsque Adobe a été attaqué pour contrefaçon sur ce même brevet, ses avocats sont parvenus à obtenir une annulation du brevet.
De plus, ces brevets mettraient dans l'illégalité chacun des auteurs de freeware ou de logiciels libres (dont le contrôle est laissé à l'utilisateur grâce à, notamment, la possibilité d'altérer le code source). Pourtant, et bien qu'ils soient insignifiants économiquement parlant (dans le cas des freewares) sont la sources de nombreuses bonnes idées, et les fournisseurs d'excellents logiciels.
La décision qui va être prise est donc d'une grande importance. Pourtant, peu de gens sont au courant. C'est pourquoi je pense qu'il serait une bonne chose que vous rappeliez sur votre site l'existence du débat, sous la forme d'une dépêche ou d'un encadré par exemple, et peut être même que vous vous joigniez à la "manifestation virtuelle" en affichant une page de protestation à l'entrée de votre site, le Mercredi 27 août.
Un site visant à "répondre à la désinformation" [pro-brevets] :
www.brevets[pas augmenter son score dans les moteurs de recherche]logiciels.com
Un site "en libre accès" (càd un "wiki", éditable par les lecteurs) regroupant des informations sur les brevets logiciels [majoritairement anti-brevets, mais les avis sont variés et le débat reste ouvert] : http://brevets-logiciels.info/(...)
Ces deux derniers liens sont ceux donnés en premiers par Google (autrement dit, je ne les ait pas choisi parce qu'il défendaient mal leurs idées).
Je me permets également de placer un lien vers un débat sur les moyens d'actions disponibles pour ceux qui veulent protester contre ces brevets : http://linuxfr.org/2003/08/21/13689.html(...)
# Re: Manifestation contre les brevets logiciels à Bruxelles, mercredi 27 août
Posté par un_brice (site web personnel) . En réponse à la dépêche Manifestation contre les brevets logiciels à Bruxelles, mercredi 27 août. Évalué à 3.
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Monsieur, Madame;
Simple lecteur, je me permets cependant de vous écrire pour attirer votre attention sur un débat qui concerne à mon sens toute la communauté informatique: celui sur les brevets logiciels, qui pourraient être adoptés par la Commission Européenne le premier Septembre de cette année.
Il est possible (bien que peu probable), que vous n'ayez pas entendu parler de ceux-ci. Pour cette éventualité, je me permets donc de vous indiquer quelques liens en donnant une présentation assez exhaustive.
En quelques lignes (qui, j'en convient, ne présentent que mon propre point de vue), il s'agit d'un droit offert aux entreprises d'interdire à d'autres entreprises ou particuliers de créer des logiciels exploitant certaines fonctionnalités, idées ou formats qu'elles avaient mise en ?uvre les premières. Ces brevets viendraient compléter le droit d'auteur qui interdit déjà de "copier/coller" un programme (mais pas de le réinventer à sa manière).
Ce système, qui permet la rémunération de l'auteur, peut paraître juste. Et pourtant il aurait des effets pervers qui, à terme, rendraient l'innovation personnelle (la création de logiciels en dehors d'une importante société) impossible. D'autant plus que la rémunération d'un créateur n'est pas un problème à l'heure actuelle. En effet, l'avance dont il dispose (1 ans au minimum pour développer un logiciel d'envergure) lui garantit que personne n'arriveras à lui faire de l'ombre, sauf si il venait à s'endormir sur ses lauriers ou si une personne se révélait encore plus inventive.
Avec le système des brevets logiciels, la situation est toute autre: en effet la quasi-totalité des fonctionnalités essentielles à un logiciel moderne, telle la présence de liens textuels activables, boutons d'annulation ou de fermeture, sélection de texte à la souris, jeux multijoueurs, téléchargement de logiciels, commerce sur Internet, barre de progression, lecture des fichier MS Office ou des MP3s... et même certaines opérations mathématiques élémentaires (le "OU exclusif" en logique binaire) ont d'hors et déjà été brevetées (aux USA) ! Pire encore, elles l'ont toutes été par une poignée d'entreprises américaines (IBM, Microsoft, Sun, HP...). Bien évidement, avec autant de brevets, chacun est en infraction. Pourtant les entreprise "dominantes" ne sont font pas de procès entre elles* pour des raisons de brevets (à quoi l'entreprise attaquée répondrait par un autre procès et ainsi de suite jusqu'à appauvrissement total des deux entreprises). En revanche, elle n'hésitent pas à faire planer l'ombre d'un procès sur les entreprises émergeantes, de manière à les étouffer quand elles deviennent dérangeantes, à prélever une dîme ou a s'approprier leur travail. Ces petites entreprises en effet, ne peuvent pas se permettre de payer un procès, même si elle l'auraient gagné. Ce fut, par exemple, le cas de l'entreprise française Getris. Attaquée pour contrefaçon de brevet sur son éditeur d'images, elle fut acculée et contrainte au rachat. En revanche, lorsque Adobe a été attaqué pour contrefaçon sur ce même brevet, ses avocats sont parvenus à obtenir une annulation du brevet.
De plus, ces brevets mettraient dans l'illégalité chacun des auteurs de freeware ou de logiciels libres (dont le contrôle est laissé à l'utilisateur grâce à, notamment, la possibilité d'altérer le code source). Pourtant, et bien qu'ils soient insignifiants économiquement parlant (dans le cas des freewares) sont la sources de nombreuses bonnes idées, et les fournisseurs d'excellents logiciels.
La décision qui va être prise est donc d'une grande importance. Pourtant, peu de gens sont au courant. C'est pourquoi je pense qu'il serait une bonne chose que vous rappeliez sur votre site l'existence du débat, sous la forme d'une dépêche ou d'un encadré par exemple, et peut être même que vous vous joigniez à la "manifestation virtuelle" en affichant une page de protestation à l'entrée de votre site, le Mercredi 27 août.
Un travail complet sur les brevets logiciel [anti-brevets] :
http://swpat.ffii.org/(...)
Un site visant à "répondre à la désinformation" [pro-brevets] :
www.brevets[pas augmenter son score dans les moteurs de recherche]logiciels.com
Un site "en libre accès" (càd un "wiki", éditable par les lecteurs) regroupant des informations sur les brevets logiciels [majoritairement anti-brevets, mais les avis sont variés et le débat reste ouvert] :
http://brevets-logiciels.info/(...)
Ces deux derniers liens sont ceux donnés en premiers par Google (autrement dit, je ne les ait pas choisi parce qu'il défendaient mal leurs idées).
Je me permets également de placer un lien vers un débat sur les moyens d'actions disponibles pour ceux qui veulent protester contre ces brevets :
http://linuxfr.org/2003/08/21/13689.html(...)