tandis que sur un site collaboratif comme linuxfr, non.
C’est plus compliqué, ça dépend quelle partie du site. Un journal sur LinuxFr.org est modéré a postériori, c’est donc un peu comme un blog personnel. Une dépêche quand à elle, est modérée a priori et est publiée par une équipe de modération. N’importe quel auteur peut soumettre un article en dépêche, mais l’auteur ne publie pas lui-même la dépêche. Une fois soumise, la dépêche peut être modifiées, corrigée, etc. avant publication dans un espace de modération auquel l’auteur n’a pas accès une fois la dépêche soumise. Et enfin; la dépêche est soumise à un vote puis publiée par l’équipe de modération. L’auteur de l’article n’est pas celui qui publie.
Les dépêches LinuxFr.org sont donc soumises à une éditorialité. L’équipe de modération peut refuser ou modifier la dépêche avant publication et décide donc de la publication, mettant ainsi en œuvre une ligne éditoriale. LinuxFr.org a un directeur de publication.
À noter qu’il existe également une distinction entre l’association LinuxFr.org et l’équipe de modération sont deux choses différente. Ni le président, ni le vice président, ni le trésorier ne sont actuellement membres de l’équipe de modération il me semble, et je n’ai pas l’impression qu’un membre de l’actuelle équipe de modération soit membre de l’association (ou s’il y en a, ils sont minoritaires). Par contre le directeur de publication est actuellement président de l’association, c’est peut-être une nécessité légale d’ailleurs.
LinuxFr.org est donc un média avec un comité de relecture et une éditorialité, avec une équipe qui relit, contrôle, corrige, et décide de la publication des dépêches (le fait que ce soit un vote et un détail d’implémentation).
Comme le rappelle Ysabeau, soumettre une dépêche sur LinuxFr.org, si elle est publiée, produit une source pour wikipédia. Il est très certainement possible de proposer aussi aux Éditions Diamond un article pour publication dans leurs magazines (type Linux Magazine ou Linux Pratique).
La vérification des affirmations est simplement externalisée par Wikipédia, ce qui a des avantages et des inconvénients.
Ça veut dire que celui qui contrôle réellement ce qui peut être dit dans Wikipédia, c’est la presse.
Quelqu’un avait partagé dans les liens cet article de Fakir, détaillant le commerce d’écritures d‘article sur commande:
Dès le lendemain, quand ce n’était pas quelques heures plus tard, je recevais une nouvelle commande de l’agence pour vanter le savoir faire d’EDF en matière d’énergie nucléaire, dénoncer la concurrence déloyale d’Airbnb face aux hôteliers ou encore souligner le laxisme de la France vis à vis d’un opposant au président kazakh. Peu importe le sujet : ma plume était devenue aussi prolifique que tout terrain. En six années de collaboration avec « l’Agence », je leur ai pondu 595 articles. Cinq cent quatre vingt quinze. Près de deux par semaine, vacances comprises. Sur toutes les thématiques, certaines parfois dont je ne savais rien : énergie, politique internationale, nouvelles technologies, santé, économie – et j’en passe.
-- https://www.fakirpresse.info/moi-journaliste-fantome-au-service-des-lobbies
Un autre partageait un article sur un appel d’offre récent du cabinet McKinsey pour refaire sa réputation, notamment sur Wikipédia :
Objectif pour les cabinets sollicités, qui ont jusqu’au 5 décembre pour répondre : « infléchir la perception de McKinsey en ligne », notamment dans les résultats Google et sur l’encyclopédie en ligne Wikipédia, identifier des influenceurs bienveillants, réseauter auprès de relais d’opinion, exploiter plus intensivement les réseaux sociaux de la firme en France, ou encore de faire mieux connaitre « les contributions positives à la société française ».
-- https://www.consultor.fr/articles/bad-buzz-mckinsey-cherche-un-pompier-pour-nettoyer-sa-reputation
À cela s’ajoute simplement la pratique du pseudonymat et ça peut vite devenir un festival. Wikipédia prend ce risque, avec les avantages et les inconvénients qui vont avec, c’est comme ça. Mais ça veut dire que soumettre une dépêche sur LinuxFr.org produit une source si elle est publiée. Si on n’accepte pas ça, alors aucune source n’est recevable, pas mêmes les sources secondaires, tertiaires etc. Une énorme partie de la presse appartient à une poignée d’industriels, et la majorité de cette presse est elle-même subventionnée. L’acceptabilité des sources sur Wikipédia ne tient pas vraiment rigueur de ces aspects ou bien il n’y aurait aucune source acceptable... C’est un compromis.
On parlait dans d’autres commentaires de la différence de traitement entre certains jeux commerciaux et non-commerciaux (libres ou non d’ailleurs), mais n’importe quel responsable de la vente d’un projet commercial va prioriser la communication, car il a une rentabilité à soigner. Il va donc constituer des dossiers de presse, les envoyer, faire parler de lui, payer des publireportages qui nourriront et susciteront des articles tiers. Il va payer de la publicité, faire des partenariats avec des « influenceurs », etc. Une fois que la connaissance provoquée atteint un seuil critique parmi la population, certains tiers se mettront à écrire sur le sujet de leur propre initiative pour se nourrir de la tendance, etc.
La communication, comme tout plein d’autres activités (comme la publication du jeu) ce sont des métiers à part entière. Il y est donc normal de trouver un déficit de sources de référence en regard de la notoriété d’un projet 100% bénévole portés par des techniciens. Des projets commerciaux sans utilisateurs pourraient avoir plein de sources, quand des projets libres avec plein d’utilisateurs pourraient n’avoir aucune source. Ça rejoint d’ailleurs la question des financements de certains logiciels libres (OpenSSL, curl) que tout le monde utilise mais dont quasiment personne ne paie quelque chose pour sa maintenance, son développement etc. Il y a des logiciels très utilisés dont personne ne parle.
ce commentaire est sous licence cc by 4 et précédentes
[^] # Re: le petit bout de la lorgnette
Posté par Thomas Debesse (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal si on ne fait rien, Xonotic va disparaitre de wikipedia FR. Évalué à 10.
C’est plus compliqué, ça dépend quelle partie du site. Un journal sur LinuxFr.org est modéré a postériori, c’est donc un peu comme un blog personnel. Une dépêche quand à elle, est modérée a priori et est publiée par une équipe de modération. N’importe quel auteur peut soumettre un article en dépêche, mais l’auteur ne publie pas lui-même la dépêche. Une fois soumise, la dépêche peut être modifiées, corrigée, etc. avant publication dans un espace de modération auquel l’auteur n’a pas accès une fois la dépêche soumise. Et enfin; la dépêche est soumise à un vote puis publiée par l’équipe de modération. L’auteur de l’article n’est pas celui qui publie.
Les dépêches LinuxFr.org sont donc soumises à une éditorialité. L’équipe de modération peut refuser ou modifier la dépêche avant publication et décide donc de la publication, mettant ainsi en œuvre une ligne éditoriale. LinuxFr.org a un directeur de publication.
À noter qu’il existe également une distinction entre l’association LinuxFr.org et l’équipe de modération sont deux choses différente. Ni le président, ni le vice président, ni le trésorier ne sont actuellement membres de l’équipe de modération il me semble, et je n’ai pas l’impression qu’un membre de l’actuelle équipe de modération soit membre de l’association (ou s’il y en a, ils sont minoritaires). Par contre le directeur de publication est actuellement président de l’association, c’est peut-être une nécessité légale d’ailleurs.
LinuxFr.org est donc un média avec un comité de relecture et une éditorialité, avec une équipe qui relit, contrôle, corrige, et décide de la publication des dépêches (le fait que ce soit un vote et un détail d’implémentation).
Comme le rappelle Ysabeau, soumettre une dépêche sur LinuxFr.org, si elle est publiée, produit une source pour wikipédia. Il est très certainement possible de proposer aussi aux Éditions Diamond un article pour publication dans leurs magazines (type Linux Magazine ou Linux Pratique).
La vérification des affirmations est simplement externalisée par Wikipédia, ce qui a des avantages et des inconvénients.
Ça veut dire que celui qui contrôle réellement ce qui peut être dit dans Wikipédia, c’est la presse.
Quelqu’un avait partagé dans les liens cet article de Fakir, détaillant le commerce d’écritures d‘article sur commande:
Un autre partageait un article sur un appel d’offre récent du cabinet McKinsey pour refaire sa réputation, notamment sur Wikipédia :
À cela s’ajoute simplement la pratique du pseudonymat et ça peut vite devenir un festival. Wikipédia prend ce risque, avec les avantages et les inconvénients qui vont avec, c’est comme ça. Mais ça veut dire que soumettre une dépêche sur LinuxFr.org produit une source si elle est publiée. Si on n’accepte pas ça, alors aucune source n’est recevable, pas mêmes les sources secondaires, tertiaires etc. Une énorme partie de la presse appartient à une poignée d’industriels, et la majorité de cette presse est elle-même subventionnée. L’acceptabilité des sources sur Wikipédia ne tient pas vraiment rigueur de ces aspects ou bien il n’y aurait aucune source acceptable... C’est un compromis.
On parlait dans d’autres commentaires de la différence de traitement entre certains jeux commerciaux et non-commerciaux (libres ou non d’ailleurs), mais n’importe quel responsable de la vente d’un projet commercial va prioriser la communication, car il a une rentabilité à soigner. Il va donc constituer des dossiers de presse, les envoyer, faire parler de lui, payer des publireportages qui nourriront et susciteront des articles tiers. Il va payer de la publicité, faire des partenariats avec des « influenceurs », etc. Une fois que la connaissance provoquée atteint un seuil critique parmi la population, certains tiers se mettront à écrire sur le sujet de leur propre initiative pour se nourrir de la tendance, etc.
La communication, comme tout plein d’autres activités (comme la publication du jeu) ce sont des métiers à part entière. Il y est donc normal de trouver un déficit de sources de référence en regard de la notoriété d’un projet 100% bénévole portés par des techniciens. Des projets commerciaux sans utilisateurs pourraient avoir plein de sources, quand des projets libres avec plein d’utilisateurs pourraient n’avoir aucune source. Ça rejoint d’ailleurs la question des financements de certains logiciels libres (OpenSSL, curl) que tout le monde utilise mais dont quasiment personne ne paie quelque chose pour sa maintenance, son développement etc. Il y a des logiciels très utilisés dont personne ne parle.
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