Peut-être ma réponse semble-t-ele trop radicale mais rien ne te force à acheter de la drogue au dealer. C'est toi qui un jour a décidé de passer à l'acte et de prendre le risque de tomber dans la dépendance. Et c'est toi qui est responsable de la situation.
Si je te renvoie dans le temps, à l'époque où la cocaïne c'est super cool et personne ne parle encore de dépendance, tu vas deviner tout seul qu'il ne faut pas y toucher?
Où sont les avertissements pour les RS aujourd'hui? "Tout le monde le sait"? Mais "tout le monde" est dessus aussi.
C'est comme la bonne époque des cigarettes, où les adultes commençaient à dire aux jeunes "ne faites pas comme nous: ne commencez pas" tout en grillant clope sur clope. Va convaincre un ou une ado qu'il ne doit pas faire "comme toi", c'est pour son bien, pendant que tous ses potes sont sur le réseau social en question, et que même la plupart des adultes disent que "Mais ça vaaaaaa! c'est pas si grave, sinon tout le monde ne serait pas dessus! Pis toute façon si on laisse pas nos ados y aller ils seront isolés socialement".
On retrouve cette tendance a se disculper de toute responsabilité dans tous les comportements addictifs (drogue, tabac, alcool, nourriture, pornographie qui peut mener à la dépendance) en se tournant vers les fournisseurs plutôt que de se poser les questions sur soi-même.
Bon alors déjà je ne pense pas qu'on puisse mettre toutes ces addictions dans le même panier. La drogue, c'est une dépendance physique qui est créée: tu tombes VRAIMENT malade quand tu es en manque, et tu ressens une vraie souffrance.
Ensuite, point commun à ces addictions: les industries derrière ont fait énormément d'efforts pour abaisser les barrières à la première consommation et affirmer que la responsabilité incombe au consommateur. Et à chaque fois, la dépendance se propage jusqu'à ce que les pouvoirs publics tombent dessus et commencent à réguler.
Les jeunes sont curieux et veulent explorer des choses, aux limites et souvent au-delà de ce qui est autorisé. Et c'est pas mal ce qu'on attend d'eux, sinon on n'aurait jamais inventé un "âge de la majorité".
Personnellement j'aurais tendance à comparer les réseaux sociaux à l'alcool, au café, à la nourriture ... a doses raisonnables, et en gardant le contrôle, il n'y a pas de problème, Mal utilisés, mal géré, c'est un problème. Et c'est à l'utilisateur de garder le contrôle.
Moi je les comparerais plutôt au tabac: la moitié des gens qui te disent qu'ils ne sont pas dépendants le sont déjà totalement. Le fournisseur t'assure qu'il ne te veut aucun mal alors qu'il optimise le produit pour te rendre le plus dépendant possible. Les effets négatifs sont déjà démontrés par des pelletées d'études, mais de bonnes campagnes de désinformation te parlent "d'usages raisonnables" et ça marche du tonnerre!
Même pour la pression sociale, ça marche: tu peux aller au bar avec tes potes et te prendre un jus de fruit pendant qu'ils tournent à la bière. Mais tu ne voyais jamais de non-fumeur sortir avec les fumeurs "en griller une dehors", ce qui les excluait de pas mal de conversations.
Maintenant tu as les jeunes qui discutent sur les réseaux sociaux, et ensuite le même groupe qui discute de ce qu'ils ont vu sur les réseaux sociaux quand ils sont face à face, excluant ainsi quasi totalement les jeunes qui n'y sont pas.
Maintenant on peut discuter longtemps et ne pas être d'accord, mais je vois ça un peu comme un problème d'oeuf et de poule : est-ce l'utilisateur qui est responsable de l'état des réseaux sociaux parce qu'ils demandent de la merde, et que les fournisseurs leur donnent ce qu'ils veulent, ou est-ce les fournisseurs sont responsable de fournir aux utilisateurs de la merde et ce sont les utilisateurs qui tombent dedans malgré eux ? On peut se poiser la même question pour les autres médias (télé poubelle, presse à ragots, poltique et elections, etc ...).
Est-ce que ce sont les fumeurs qui ont demandé une optimisation du mélange des cigarettes pour les rendre plus addictives? Est-ce que ce sont les consommateurs qui ont demandé d'avoir plus de sucre dans la bouffe pendant que l'industrie agro-alimentaire finançait des campagnes faramineuses pour pointer du doigt le gras et détourner l'attention du sucre?
C'est la même méthode qui est appliquée aux RS, à la télé, etc. D'un côté on les optimise pour rendre les consommateurs dépendants, de l'autre on leur dit qu'ils sont responsables de leur addiction, tout en mettant en avant les "bienfaits" d'une consommation modérée qu'ils essaient désespérément de nous faire éviter.
Pourquoi crois-tu que les jeunes en Chine voient des choses différentes que les jeunes en occident? Ils sont plus cultivés et plus intéressés par les sciences? Mouarf!
La différence est que le pouvoir là-bas interdit formellement qu'on abrutisse la jeunesse.
Ici, les jeunes doivent être "responsables". On compte sur eux pour ne pas abuser de la coke qu'on met à leur disposition sur la table...
[^] # Re: deux poids deux mesures
Posté par Maclag . En réponse au lien TikTok, la drogue des ados devenue ennemi public numéro un - letemps.ch. Évalué à 10.
Si je te renvoie dans le temps, à l'époque où la cocaïne c'est super cool et personne ne parle encore de dépendance, tu vas deviner tout seul qu'il ne faut pas y toucher?
Où sont les avertissements pour les RS aujourd'hui? "Tout le monde le sait"? Mais "tout le monde" est dessus aussi.
C'est comme la bonne époque des cigarettes, où les adultes commençaient à dire aux jeunes "ne faites pas comme nous: ne commencez pas" tout en grillant clope sur clope. Va convaincre un ou une ado qu'il ne doit pas faire "comme toi", c'est pour son bien, pendant que tous ses potes sont sur le réseau social en question, et que même la plupart des adultes disent que "Mais ça vaaaaaa! c'est pas si grave, sinon tout le monde ne serait pas dessus! Pis toute façon si on laisse pas nos ados y aller ils seront isolés socialement".
Bon alors déjà je ne pense pas qu'on puisse mettre toutes ces addictions dans le même panier. La drogue, c'est une dépendance physique qui est créée: tu tombes VRAIMENT malade quand tu es en manque, et tu ressens une vraie souffrance.
Ensuite, point commun à ces addictions: les industries derrière ont fait énormément d'efforts pour abaisser les barrières à la première consommation et affirmer que la responsabilité incombe au consommateur. Et à chaque fois, la dépendance se propage jusqu'à ce que les pouvoirs publics tombent dessus et commencent à réguler.
Les jeunes sont curieux et veulent explorer des choses, aux limites et souvent au-delà de ce qui est autorisé. Et c'est pas mal ce qu'on attend d'eux, sinon on n'aurait jamais inventé un "âge de la majorité".
Moi je les comparerais plutôt au tabac: la moitié des gens qui te disent qu'ils ne sont pas dépendants le sont déjà totalement. Le fournisseur t'assure qu'il ne te veut aucun mal alors qu'il optimise le produit pour te rendre le plus dépendant possible. Les effets négatifs sont déjà démontrés par des pelletées d'études, mais de bonnes campagnes de désinformation te parlent "d'usages raisonnables" et ça marche du tonnerre!
Même pour la pression sociale, ça marche: tu peux aller au bar avec tes potes et te prendre un jus de fruit pendant qu'ils tournent à la bière. Mais tu ne voyais jamais de non-fumeur sortir avec les fumeurs "en griller une dehors", ce qui les excluait de pas mal de conversations.
Maintenant tu as les jeunes qui discutent sur les réseaux sociaux, et ensuite le même groupe qui discute de ce qu'ils ont vu sur les réseaux sociaux quand ils sont face à face, excluant ainsi quasi totalement les jeunes qui n'y sont pas.
Est-ce que ce sont les fumeurs qui ont demandé une optimisation du mélange des cigarettes pour les rendre plus addictives? Est-ce que ce sont les consommateurs qui ont demandé d'avoir plus de sucre dans la bouffe pendant que l'industrie agro-alimentaire finançait des campagnes faramineuses pour pointer du doigt le gras et détourner l'attention du sucre?
C'est la même méthode qui est appliquée aux RS, à la télé, etc. D'un côté on les optimise pour rendre les consommateurs dépendants, de l'autre on leur dit qu'ils sont responsables de leur addiction, tout en mettant en avant les "bienfaits" d'une consommation modérée qu'ils essaient désespérément de nous faire éviter.
Pourquoi crois-tu que les jeunes en Chine voient des choses différentes que les jeunes en occident? Ils sont plus cultivés et plus intéressés par les sciences? Mouarf!
La différence est que le pouvoir là-bas interdit formellement qu'on abrutisse la jeunesse.
Ici, les jeunes doivent être "responsables". On compte sur eux pour ne pas abuser de la coke qu'on met à leur disposition sur la table...