• [^] # Re: Message pour la modération: étiquettes

    Posté par . En réponse au lien L'assureur MAIF consacre 10% de ses bénéfices à la planète. Évalué à 4. Dernière modification le 08 janvier 2023 à 09:12.

    En attendant : [David Elbaz] L’histoire de l’univers racontée par la lumière

    Bien sûr, que les tortues parlent ! En guise de remerciement, je te recommande la leçon inaugurale d'Esther Duflo, titulaire de la chaire Pauvreté et politiques publiques du collège de France, que j'écoutai juste avant Elbaz, l'insomnie a du bon (le lien précis passe par le site d'un gafam, aussi me pardonnera-t-on de ne pas l'écrire ici).

    C'est tout notre rapport au vivant et a la nature qui est à revoir. Le problème climatique n'est que le sommet de l'iceberg, le plus terrible et le plus effrayant n'est pas forcément ce qui est le plus visible.

    Je souscris sans réserve à la fois au constat et à la manière de l'exprimer (même si, par exemple en suivant Philippe Descola, le concept même de nature semble devoir être discuté dans cette perspective).

    si on parle de saccage ou de bousillage, ou de sabotage, c'est porter un jugement de valeur sur le phénomène en plus de l'attribuer, c'est dire que c'est mal voire même, volontairement mal.

    Ce serait sans doute céder à la facilité de rappeler que, comme disait l'autre, mal nommer les choses ajoute au malheur du monde. Mais oui : il semble difficilement contestable que des personnes, morales ou physiques, sciemment, saccagent l'avenir, depuis des décennies, en s'opposant volontairement, méthodiquement --- et, de fait, efficacement --- à la diffusion du savoir et, partant, à l'adoption de politiques d'intérêt général. Méthodiquement, en fabriquant de l'ignorance, du « déni », elles ont fait en sorte de brouiller, de diluer les responsabilités, jusqu'en chacun·e de nous. D'accord avec toi : il ne s'agit pas d'asséner un « discours culpabilisateur » (à qui, au juste ?), mais on peut pointer simplement que les mécanismes sociaux, économiques et politiques qui pavent la voie vers ce saccage sont encore à l'œuvre aujourd'hui : préférer « dérive » pour étiquette n'est peut-être pas si... neutre.