C'est un point intéressant que tu soulèves, mais dont la réponse n'est pas du toute évidente. Si il y a aucun doute sur le fait que nous soyons à l'origine et acteur du problème, ce n'est pas du tout évident qu'on ai réellement un contrôle dessus.
De plus lorsqu'on parle de dérive, on évite de placer la question dans le domaine des valeurs, ça permet une certaine neutralité du point de vue. si on parle de saccage ou de bousillage, ou de sabotage, c'est porté un jugement de valeur sur le phénomène en plus de l'attribuer, c'est dire que c'est mal voire même, volontairement mal. Il faut donc alors trouver un coupable. Soi-même, tout le monde, ou l'autre, quel qu'il soit.
Je comprend très bien qu'il soit tentant de qualifier ainsi le problème. J'ai plus de doute sur l'efficacité de la chose. Pour faire une analogie, c'est comme culpabiliser un alcoolique ou un fumeur. en fait, ça ne marche pas. Il faut d'abord qu'il sorte du déni, qu'il comprenne ce qui lui arrive, avant de s'interroger sur sa responsabilité et sur les moyens qu'il peut mettre en oeuvre pour retrouver l'équilibre et sortir de sa dépendance à quelque chose qui est entrain de le détruire.
Pour être franc, j'ai arrêté en ce qui me concerne de développer ce type de discours culpabilisateur auprès de mes proches. étaler ma science sur le problème, me vanter de mes km à vélo ou conspuer leur utilisation irraisonnée de la voiture, par exemple, ce genre de chose. non seulement ça ne marche pas, mais ça provoque simplement un rejet.
Sur un plan personnel, je travaille encore un coup plus loin que ça. Pour moi, notre problème est bien plus grave que le climat. C'est tout notre rapport au vivant et a la nature qui est à revoir. Le problème climatique n'est que le sommet de l'iceberg, le plus terrible et le plus effrayant n'est pas forcément ce qui est le plus visible.
Je sais pas si je suis réellement en mesure de partager ça. Pour le dire simplement, je lit actuellement Sénèque. La philosophie épicurienne et stoïcienne nous enseigne que la sobriété est un chemin qui libère et qui est beaucoup plus sur si on veut être heureux que celui qui consiste a accumulé le plus de richesse matérielle possible.
Ce champs de valeur est complétement orthogonal avec celui qui est développé dans nos sociétés ou la richesse est vénérée (ou haïe, ce qui reviens au même).
Donc bon. une fois qu'on a dit ça, on fait quoi ? Perso, je retourne a mes bouquins et mes conférences passionnante, je partage des bon moments avec mes proches, j'écoute un peu de musique. C'est pas forcément un mauvais programme en attendant la fin du monde.
Quand les gens autour de moi penserons a David Elbaz plutôt qu'a Elon Musk quand on leur parlera de l'espace, je commencerai peut-être à sortir le nez des bouquins.
[^] # Re: Message pour la modération: étiquettes
Posté par Big Pete . En réponse au lien L'assureur MAIF consacre 10% de ses bénéfices à la planète. Évalué à 8.
C'est un point intéressant que tu soulèves, mais dont la réponse n'est pas du toute évidente. Si il y a aucun doute sur le fait que nous soyons à l'origine et acteur du problème, ce n'est pas du tout évident qu'on ai réellement un contrôle dessus.
De plus lorsqu'on parle de dérive, on évite de placer la question dans le domaine des valeurs, ça permet une certaine neutralité du point de vue. si on parle de saccage ou de bousillage, ou de sabotage, c'est porté un jugement de valeur sur le phénomène en plus de l'attribuer, c'est dire que c'est mal voire même, volontairement mal. Il faut donc alors trouver un coupable. Soi-même, tout le monde, ou l'autre, quel qu'il soit.
Je comprend très bien qu'il soit tentant de qualifier ainsi le problème. J'ai plus de doute sur l'efficacité de la chose. Pour faire une analogie, c'est comme culpabiliser un alcoolique ou un fumeur. en fait, ça ne marche pas. Il faut d'abord qu'il sorte du déni, qu'il comprenne ce qui lui arrive, avant de s'interroger sur sa responsabilité et sur les moyens qu'il peut mettre en oeuvre pour retrouver l'équilibre et sortir de sa dépendance à quelque chose qui est entrain de le détruire.
Pour être franc, j'ai arrêté en ce qui me concerne de développer ce type de discours culpabilisateur auprès de mes proches. étaler ma science sur le problème, me vanter de mes km à vélo ou conspuer leur utilisation irraisonnée de la voiture, par exemple, ce genre de chose. non seulement ça ne marche pas, mais ça provoque simplement un rejet.
Sur un plan personnel, je travaille encore un coup plus loin que ça. Pour moi, notre problème est bien plus grave que le climat. C'est tout notre rapport au vivant et a la nature qui est à revoir. Le problème climatique n'est que le sommet de l'iceberg, le plus terrible et le plus effrayant n'est pas forcément ce qui est le plus visible.
Je sais pas si je suis réellement en mesure de partager ça. Pour le dire simplement, je lit actuellement Sénèque. La philosophie épicurienne et stoïcienne nous enseigne que la sobriété est un chemin qui libère et qui est beaucoup plus sur si on veut être heureux que celui qui consiste a accumulé le plus de richesse matérielle possible.
Ce champs de valeur est complétement orthogonal avec celui qui est développé dans nos sociétés ou la richesse est vénérée (ou haïe, ce qui reviens au même).
Donc bon. une fois qu'on a dit ça, on fait quoi ? Perso, je retourne a mes bouquins et mes conférences passionnante, je partage des bon moments avec mes proches, j'écoute un peu de musique. C'est pas forcément un mauvais programme en attendant la fin du monde.
Quand les gens autour de moi penserons a David Elbaz plutôt qu'a Elon Musk quand on leur parlera de l'espace, je commencerai peut-être à sortir le nez des bouquins.
En attendant :
[David Elbaz] L’histoire de l’univers racontée par la lumière
Faut pas gonfler Gérard Lambert quand il répare sa mobylette.