• [^] # Re: Utile?

    Posté par (site web personnel) . En réponse au journal L'indice de réparabilité. Évalué à 5.

    Je ne comprends pas trop le raisonnement, plus il y a de vitesses et plus tu te rapproches d'une transmission continue, non?

    Pas vraiment. Avec une transmission à braquets discrets, le changement de braquet nécessite une opération, qui peut éventuellement être plus ou moins automatisée, mais qui se ressent. Avec un dérailleur, on ne peut pas changer de pignon en effort (ou du moins, pas proprement, ça va vraiment se sentir, et la mécanique n'aime pas ça), ni à l'arrêt. Avec une boîte de vitesse, on peut changer à l'arrêt, mais pas en effort (enfin pareil, pas proprement).

    Avec un variateur, autant que je sache, la transition ne se ressent que par son effet souhaité, à savoir la variation de la démultiplication d'effort et de développement.

    J'ai peur que ça soit beaucoup un argument marketing. Tu as le choix entre un vélo 11 vitesses et un vélo 12 vitesses pour le même prix, tu as l'impression que tu as quelque chose de mieux avec 12 vitesses.

    Pas moi. Pignons plus fins, chaîne plus fine, c'est moins durable.

    Après, on n'est pas des voitures, on a du couple à bas régime en vélo, donc on n'a pas besoin de rétrograder pour démarrer après chaque stop. Heureusement d'ailleurs, parce qu'autrement les dérailleurs ne survivraient pas à ce traitement...

    Si, c'est presque ce que je fais, presque exclusivement en ville avec un tas de carrefours à feux, et ça a tenu 50.000 kilomètres sans problème !

    Enfin, un dérailleur arrière résiste sans problème. Après tout, c'est une pièce qui ne fait que bouger selon un ressort et un câble. Le levier de dérailleur en revanche, a une indexation et des cliquets dont je m'attends à ce qu'ils souffrent davantage.