Il y a 20 ans on a eu une entité privée (fallait pas trop en demander au public, et la c'était bankable, les gens pouvant calculer le gain financier avec la conso gagnée) qui a créé 80Plus et du coup on a eu des benchs d'alim et on pouvait faire le choix.
Alors vu de loin et dans le brouillard on peut considérer que le 80+ a été une bonne chose, mais dans les faits il y a pas mal d'alim de très mauvaise qualité qui sont 80+ - et qui vont avoir des super score aux benchmarks. Certaines ont même pignon sur rue.
Le truc c'est que la qualité principale que l'on demande d'une alim est justement la capacité à pouvoir dissiper sous forme de chaleur l'excès de puissance en cas de changement brutal de la demande énergétique. Donc typiquement le genre de truc qui va te faire louper la certif 80+. Plus il y a d'étage à ta transformation, plus tu vas pouvoir encaisser les changements de puissance élégamment, mais aussi plus tu vas dissiper en régime continu.
Comme en plus les machines modernes cherchent à repasser le plus vite possible en mode "économique" pour satisfaire d'autres certifications - on se retrouve avec des machines de bureau qui passent de 500w d'appels à 40w plusieurs fois par minute.
Et comme toutes les alims ne veulent pas mettre 1Kg de condensateurs solide pour encaisser les flips flaps (la solution quand on a pas beaucoup d'étages de transformation) - surtout pour les "SFF" qui promettent 800w quand même - on se retrouve à gérer le problème côté carte mère.
Vous vous demandiez pourquoi les régulateurs de tension sur votre carte mère étaient aussi énormes ? Et bien c'est parce qu'en plus de devoir réguler super finement l'alim CPU et GPU, ils doivent aussi composer avec la stabilité toute relative d'une alim 1000w en transition.
Bref la certif 80+ met en avant la qualité la moins importante d'une alim.
Pour moi dans l'ordre une alim doit
* ne pas prendre feu (généralement pris en charge par les normes CE depuis bien avant le 80+)
* faire des transitions aussi rapide que possible (antagoniste avec la norme 80+)
* avoir des tensions stables en régime transitoire (antagoniste avec la norme 80+)
* pouvoir encaisser des surcharges aussi bien côté arrivée que côté demande (et c'est là ou certaines marques ultra plébiscitées font vraiment peur)
* être ultra stable et fiable en régime continu (Mais bon un ordi de nos jours est presque toujours en demande énergétique variable)
* avoir un bon rendement dans les régime stables les plus courant (là on est dans la norme 80+ - encore que c'est rare qu'un ordi en iddle bouffe 20% ou plus de la puissance nominale de l'alim)
La norme 80+ a permis a de nouvelles marques d'arriver sur le marché, avant (on parle d'il y a plus de 20 ans) il y avait peu de marques crédibles (Ennermax, Antec et pas grand chose d'autres). Certains ont fait les choses bien. D'autres pas vraiment.
Elle a quand même permis d'évincer les guignols, même si lesdits guignols étaient souvent en infraction des lois européennes.
[^] # Re: Casser le marché
Posté par Kaane . En réponse au journal L'indice de réparabilité. Évalué à 5.
Alors vu de loin et dans le brouillard on peut considérer que le 80+ a été une bonne chose, mais dans les faits il y a pas mal d'alim de très mauvaise qualité qui sont 80+ - et qui vont avoir des super score aux benchmarks. Certaines ont même pignon sur rue.
Le truc c'est que la qualité principale que l'on demande d'une alim est justement la capacité à pouvoir dissiper sous forme de chaleur l'excès de puissance en cas de changement brutal de la demande énergétique. Donc typiquement le genre de truc qui va te faire louper la certif 80+. Plus il y a d'étage à ta transformation, plus tu vas pouvoir encaisser les changements de puissance élégamment, mais aussi plus tu vas dissiper en régime continu.
Comme en plus les machines modernes cherchent à repasser le plus vite possible en mode "économique" pour satisfaire d'autres certifications - on se retrouve avec des machines de bureau qui passent de 500w d'appels à 40w plusieurs fois par minute.
Et comme toutes les alims ne veulent pas mettre 1Kg de condensateurs solide pour encaisser les flips flaps (la solution quand on a pas beaucoup d'étages de transformation) - surtout pour les "SFF" qui promettent 800w quand même - on se retrouve à gérer le problème côté carte mère.
Vous vous demandiez pourquoi les régulateurs de tension sur votre carte mère étaient aussi énormes ? Et bien c'est parce qu'en plus de devoir réguler super finement l'alim CPU et GPU, ils doivent aussi composer avec la stabilité toute relative d'une alim 1000w en transition.
Et à l'autre bout de la chaine les GPUs s'y mettent aussi : https://www.youtube.com/watch?v=wnRyyCsuHFQ
Bref la certif 80+ met en avant la qualité la moins importante d'une alim.
Pour moi dans l'ordre une alim doit
* ne pas prendre feu (généralement pris en charge par les normes CE depuis bien avant le 80+)
* faire des transitions aussi rapide que possible (antagoniste avec la norme 80+)
* avoir des tensions stables en régime transitoire (antagoniste avec la norme 80+)
* pouvoir encaisser des surcharges aussi bien côté arrivée que côté demande (et c'est là ou certaines marques ultra plébiscitées font vraiment peur)
* être ultra stable et fiable en régime continu (Mais bon un ordi de nos jours est presque toujours en demande énergétique variable)
* avoir un bon rendement dans les régime stables les plus courant (là on est dans la norme 80+ - encore que c'est rare qu'un ordi en iddle bouffe 20% ou plus de la puissance nominale de l'alim)
La norme 80+ a permis a de nouvelles marques d'arriver sur le marché, avant (on parle d'il y a plus de 20 ans) il y avait peu de marques crédibles (Ennermax, Antec et pas grand chose d'autres). Certains ont fait les choses bien. D'autres pas vraiment.
Elle a quand même permis d'évincer les guignols, même si lesdits guignols étaient souvent en infraction des lois européennes.