Dans son dernier rapport annuel sur la « lutte contre la fraude », nulle référence n’est faite à l’algorithme alors que celui-ci était mis à l’honneur, en première page, l’année précédente. La CAF précisant au passage qu’il était loué par la Cour des Comptes et l’Assemblée Nationale.
A sa place, la CAF a préféré cette année mettre en avant son équipe de contrôleur.ses dédiée à la « lutte contre la fraude à enjeux »22, c’est à dire des fraudes organisées (usurpation d’identités, faux documents, fraude au RIB) à grande échelle. Soit 30 agentes et agents qui d’après les dires de la CAF sont, ni plus ni moins, chargé·es de « protéger le système de sécurité sociale français des risques de pillage » et qui font rentrer la CAF dans « une nouvelle dimension de la lutte contre la fraude ».
A titre de comparaison, nous tenons à rappeler que ce sont pas moins de 700 contrôleuses et contrôleurs qui, guidé·es par son algorithme discriminatoire, sont chargé·es de traquer les moindre erreurs de déclaration faites par les plus précaires.
C'est exactement la démarche des entreprises qui font du green-washing : s'appuyer médiatiquement sur des éléments non-représentatifs de leur activité réelle pour propager un récit alternatif sans lien avec la réalité.
Ici on pourrait parler de lutte-contre-la-fraude-washing : la CAF fait croire que son modèle est la lutte contre la fraude alors que seuls 0,04% des personnels contrôleuses et contrôleurs y sont dédiés, les autres faisant la chasse aux plus précaires qui commettent des erreurs de déclaration
Le récit raconte encore moins la réalité si on considère que les cas de non-recours sont en fait beaucoup plus nombreux que les cas d'indus, frauduleux ou non, sur lesquels se concentrent les contrôleuses et contrôleurs :
Le sociologue Vincent Dubois ajoute que cette situation « interroge sur la réalité des slogans institutionnels "tous les droits rien que les droits" qui en fait est beaucoup plus tournée vers l’identification des indus, frauduleux ou non, que vers les cas de non-recours qui sont en fait beaucoup plus nombreux »
# Lutte-contre-la-fraude-washing
Posté par antistress (site web personnel) . En réponse au lien Notation des allocataires: fébrile, la CAF s’enferme dans l’opacité. Évalué à 10. Dernière modification le 26 décembre 2022 à 11:59.
C'est exactement la démarche des entreprises qui font du green-washing : s'appuyer médiatiquement sur des éléments non-représentatifs de leur activité réelle pour propager un récit alternatif sans lien avec la réalité.
Ici on pourrait parler de lutte-contre-la-fraude-washing : la CAF fait croire que son modèle est la lutte contre la fraude alors que seuls 0,04% des personnels contrôleuses et contrôleurs y sont dédiés, les autres faisant la chasse aux plus précaires qui commettent des erreurs de déclaration
Le récit raconte encore moins la réalité si on considère que les cas de non-recours sont en fait beaucoup plus nombreux que les cas d'indus, frauduleux ou non, sur lesquels se concentrent les contrôleuses et contrôleurs :