De ce que je comprends de l’article, je ne suis pas du tout dans la cible à laquelle l’auteur s’adresse, n’étant ni dev et sachant qu’aucune des lignes de code que j’écris ne sera jamais lue par personne d ’autre que moi. Au contraire, je suis le genre à lire le code des autres pour tenter de comprendre ce que je pourrais faire dans le mien.
Pourtant, j’ai lu son article (c'était pas interdit). Et même s’il ne s’adresse pas à moi, je ne peux pas m’empêcher de réagir.
Ce qui suit est probablement totalement hors-sujet et dans aucun cas ce n’est à prendre comme une critique de ce qu’à écrit l’auteur. Au pire, c’est à prendre comme une réaction dans le choix de certains mots.
Mort aux commentaires inutiles ! Écrivez des commentaires pertinents !
Je comprends son agacement : ma moitié depuis près de 25 ans est développeuse (et pas trop nulle, autant que je sache). On bosse à domicile tous les deux, et je l’entends souvent râler sur des choses similaires.
Mais je me permets de signaler que « pertinent » et « inutile » ça ne veut absolument rien dire du tout hors du contexte de la rédaction dudit commentaire : il est écrit par qui et dans quelle intention, et pour qui ?
Débutant (et je pense le rester), je larde mes modestes petits scripts de ces commentaires « inutiles de débutants », dont il parle. Et aussi mes fichiers de configuration.
Je comprends qu’ils soient inutiles pour l’auteur (comme ils font sourire ma douce et tendre quand elle jette un œil sur mes prouesses informatiques), mais ils sont essentiels pour moi. Parce que je n’y touche pas tous les jours, je veux pouvoir relire et comprendre ce que j’ai écrit dans ces langues étrangères que sont Bash, Python, Lisp, etc. que ce soit dans trois mois, ou dans trois ans.
Et pour y arriver, je fais la chose la plus efficace que je connaisse : je les « paraphrase », comme dit l'auteur: je les traduits dans des langues que je pratique plus couramment, comme le français et surtout l’anglais (car j’ai souvent lu et entendu que c’est MAL, TRÈS TRÈS MAL de rédiger ses commentaires en français dans du code ;).
De même, quand je lis :
Donc, si vous écrivez ce genre de commentaire, non seulement vous perdez du temps,
J’ai juste envie de répondre : Heu... Non ?
Ou alors, si la seule légitimité de toute acte informatique est « de ne pas perdre de temps », j’ai envie de dire que personne, moi le premier, ne devrait « passer à GNU/Linux ».
Devoir tout réapprendre, s’embêter à chercher une machine bien supportée et choisir et installer un OS qui nous convienne (alors qu’il suffit d’entrer dans un Apple Store pour en ressortir avec une machine qu’il suffit de démarrer pour bosser dessus). Puis, il faut trouver les apps alternatives à celles qu’on connaît pourtant déjà si bien, et apprendre à les utiliser correctement (alors qu’il suffit de payer/se connecter à son compte pour retrouver en quelques instants Photoshop, Illustrator et Word sur son nouveau Mac)... C’est beaucoup de temps perdu. Et se casser le popotin à faire marcher sous nunux des périphs qui marchent parfaitement (façon de parler, hein) sur Windows ou sur Mac ? C’est encore plus de temps perdu, non ?
Je bossais plus vite sur un Mac (par exemple, je préparais mes ebooks bien plus rapidement avec un outil comme Vellum, qui moulinait mes fichiers Word et me sortait exactement et en un clic ce qu’il fallait comme fichiers pour donner le sourire à toutes les grosses boutiques de ventes d’ebooks ce qui, vu le temps gagné, suffisait largement à légitimer son prix à mes yeux). J’y arrivais donc mieux sur un Mac que je n’y arriverais jamais sur GNU/Linux avec LO et ses extensions Epub, ou avec pandoc et Markdown ou Markdown et Crowbook, ou Emacs et Org, ou avec LaTeX (hum, surtout pour faire des ebooks).
Quelqu’un de plus malin que moi y arriverait certainement. Pas moi. Mais c'est pas un souci.
Car ce n’est pas pour être plus efficace que je me suis éloigné de l’univers Apple pour aller vers GNU/Linux. C’est pour respirer plus librement. Pour me sentir chez moi sur mon ordinateur.
Et pour ça, pour ne sentir chez moi et pour cette liberté que m'offre le logiciel libre et pour son absence de traçage, je suis plus que ravi de perdre un peu de mon temps... y compris à écrire des commentaires inutiles, dans mon code informatique et peut être aussi — je laisse chacun en décider — ici ;)
Toutes mes excuses pour ce long hors-sujet.
C’est juste que le focus sur l’efficacité (comme le ton du billet, qui se veut un peu provocateur) me semble toujours dangereusement réducteur, et toujours aussi peu accueillant aux non-efficaces par définition que sont les débutants.
# Heu...
Posté par yal (Mastodon) . En réponse au lien Mort aux commentaires inutiles ! Écrivez des commentaires pertinents !. Évalué à 10. Dernière modification le 17 décembre 2022 à 19:19.
De ce que je comprends de l’article, je ne suis pas du tout dans la cible à laquelle l’auteur s’adresse, n’étant ni dev et sachant qu’aucune des lignes de code que j’écris ne sera jamais lue par personne d ’autre que moi. Au contraire, je suis le genre à lire le code des autres pour tenter de comprendre ce que je pourrais faire dans le mien.
Pourtant, j’ai lu son article (c'était pas interdit). Et même s’il ne s’adresse pas à moi, je ne peux pas m’empêcher de réagir.
Ce qui suit est probablement totalement hors-sujet et dans aucun cas ce n’est à prendre comme une critique de ce qu’à écrit l’auteur. Au pire, c’est à prendre comme une réaction dans le choix de certains mots.
Je comprends son agacement : ma moitié depuis près de 25 ans est développeuse (et pas trop nulle, autant que je sache). On bosse à domicile tous les deux, et je l’entends souvent râler sur des choses similaires.
Mais je me permets de signaler que « pertinent » et « inutile » ça ne veut absolument rien dire du tout hors du contexte de la rédaction dudit commentaire : il est écrit par qui et dans quelle intention, et pour qui ?
Débutant (et je pense le rester), je larde mes modestes petits scripts de ces commentaires « inutiles de débutants », dont il parle. Et aussi mes fichiers de configuration.
Je comprends qu’ils soient inutiles pour l’auteur (comme ils font sourire ma douce et tendre quand elle jette un œil sur mes prouesses informatiques), mais ils sont essentiels pour moi. Parce que je n’y touche pas tous les jours, je veux pouvoir relire et comprendre ce que j’ai écrit dans ces langues étrangères que sont Bash, Python, Lisp, etc. que ce soit dans trois mois, ou dans trois ans.
Et pour y arriver, je fais la chose la plus efficace que je connaisse : je les « paraphrase », comme dit l'auteur: je les traduits dans des langues que je pratique plus couramment, comme le français et surtout l’anglais (car j’ai souvent lu et entendu que c’est MAL, TRÈS TRÈS MAL de rédiger ses commentaires en français dans du code ;).
De même, quand je lis :
J’ai juste envie de répondre : Heu... Non ?
Ou alors, si la seule légitimité de toute acte informatique est « de ne pas perdre de temps », j’ai envie de dire que personne, moi le premier, ne devrait « passer à GNU/Linux ».
Devoir tout réapprendre, s’embêter à chercher une machine bien supportée et choisir et installer un OS qui nous convienne (alors qu’il suffit d’entrer dans un Apple Store pour en ressortir avec une machine qu’il suffit de démarrer pour bosser dessus). Puis, il faut trouver les apps alternatives à celles qu’on connaît pourtant déjà si bien, et apprendre à les utiliser correctement (alors qu’il suffit de payer/se connecter à son compte pour retrouver en quelques instants Photoshop, Illustrator et Word sur son nouveau Mac)... C’est beaucoup de temps perdu. Et se casser le popotin à faire marcher sous nunux des périphs qui marchent parfaitement (façon de parler, hein) sur Windows ou sur Mac ? C’est encore plus de temps perdu, non ?
Je bossais plus vite sur un Mac (par exemple, je préparais mes ebooks bien plus rapidement avec un outil comme Vellum, qui moulinait mes fichiers Word et me sortait exactement et en un clic ce qu’il fallait comme fichiers pour donner le sourire à toutes les grosses boutiques de ventes d’ebooks ce qui, vu le temps gagné, suffisait largement à légitimer son prix à mes yeux). J’y arrivais donc mieux sur un Mac que je n’y arriverais jamais sur GNU/Linux avec LO et ses extensions Epub, ou avec pandoc et Markdown ou Markdown et Crowbook, ou Emacs et Org, ou avec LaTeX (hum, surtout pour faire des ebooks).
Quelqu’un de plus malin que moi y arriverait certainement. Pas moi. Mais c'est pas un souci.
Car ce n’est pas pour être plus efficace que je me suis éloigné de l’univers Apple pour aller vers GNU/Linux. C’est pour respirer plus librement. Pour me sentir chez moi sur mon ordinateur.
Et pour ça, pour ne sentir chez moi et pour cette liberté que m'offre le logiciel libre et pour son absence de traçage, je suis plus que ravi de perdre un peu de mon temps... y compris à écrire des commentaires inutiles, dans mon code informatique et peut être aussi — je laisse chacun en décider — ici ;)
Toutes mes excuses pour ce long hors-sujet.
C’est juste que le focus sur l’efficacité (comme le ton du billet, qui se veut un peu provocateur) me semble toujours dangereusement réducteur, et toujours aussi peu accueillant aux non-efficaces par définition que sont les débutants.