Voici un droit de réponse que je viens également de publier sur LinuxToday. Permettez-moi ce luxe !
--Cédric
Voici un "post" anonyme me concernant publié ce décembre sur LinuxFR.org de manière anonyme, ce qui, avouons-le, n'est guère glorieux.... Je me permets d'y répondre.
"Sur Linuxtoday... "" (je vous en fais grâce...)
Permettez-moi, M. PURF, dont je soupçonne légèrement l'identité (style, faute dans mon nom de famille... rien n'est hasard), de répondre à votre "post". Je pense que je m'attendais à une réaction aussi véhémente : c'était le risque de verser dans les articles, avouons-le, pessimistes qui viennent de se succéder sur LinuxToday France.
Je m'étonne des conclusions tirées à la hâte par certains qui ne me connaissent semble-t-il pas du tout. Les lieux communs ("Cédric est adepte de Real Player et de MacOS devant l'éternel... ", tout cela relevant de la plus pure masturbation, voire du règlement de compte puéril).
Exemple : "Ce dernier n'exprime, dans ses articles, que le point de vue pessimiste, ne parle pas de la situation plus plaisante de firmes comme Mandrake, Helix Code, n'évoque pas non plus les théories de certains développeurs quand à une viabilité future, non, il se contente de nous recracher ces mêmes et mêmes exemples : ces entreprises ont quelques difficultés, ça ne peut pas marcher." Je voudrais que l'on m'explique, chiffres à l'appui (et MandrakeSoft est invitée à le faire) en QUOI la situation de ces sociétés est PLAISANTE sinon par effet de presse ou par des partenariats "rutilants" ? (Rappelez-vous le nombre - et le type - de sociétés qui, à l'époque, ont encensé le projet... OS/2). Certes, ces sociétés font un excellent boulot et je suis le premier à le reconnaître. J'ai pu rencontrer, il y a peu, les responsables de MandrakeSoft dans leurs bureaux de Paris. Leur dynamisme, leur esprit d'entreprise, leur "projet" est tout ce qu'il y a de plus ambitieux. Mon directeur de chaîne, Kevin REICHARD (LinuxPlanet), est lui aussi tombé sous ce charme français : "Ces gars-là ont une vision, waow. Reste à voir si elle sera gagnante." Quant à savoir si le modèle est viable, désolé, mais à l'heure actuelle, nul ne le sait. Seules les sociétés de services peuvent prétendre à la viabilité. J'invite tous ceux qui, CHIFFRES et ANALYSES à l'appui, peuvent prétendre que leur modèle économique est EPROUVE.
Ces articles n'ont pas un objectif de sensationnalisme. Ils ont pour dessein de faire "remuer" les consciences un peu trop "optimistes" des avocats de la cause du Linux commercial. Je suis partisan d'un Linux plus libre, un Linux dont l'avenir ne se joue pas en bourse. Je n'utilise ni RealPlayer ni WordPerfect pour Linux (si j'ai besoin de ces outils, je les utilise sous MacOs, ils y sont bien plus efficaces et le copier/coller y est bien moins désolant). Tirer des citations et les recoller bout à bout me semble tout autant relever de la désinformation.
Cet avis, je ne tente pas de l'imposer, mais dans ma position, j'ai la possibilité d'offrir un regard différent sur ce microcosme qui a une fâcheuse tendance à fonctionner "par lui-même", en se gaussant du reste du monde. Il ne s'agit en effet pas de "cracher dans la soupe", mais plutôt de toujours tout remettre en question. Et c'est pas l'opinion, par la contre-analyse, par la contestation, que je veux faire avancer les choses.
Mes affinités avec MacOS ? Et alors ? Est-ce crime ? J'avoue ne pas vraiment comprendre ces adeptes invétérés du "tout linux". J'utilise Linux depuis plus de deux ans en parallèle d'un autre système, MacOS en l'occurence. Il s'agit là d'une nécessité professionnelle. Et à choisir en MacOS et Windows, ma préférence est claire. Ceci dit, j'invite quiconque à me rendre visite, s'il passe par Bruxelles, pour constater que j'utilise aussi le SE libre. Je trouve dommage de devoir dénuder cette évidence en public.
Le logiciel libre et les systèmes propriétaires ne sont guère incompatibles, du reste. Ne mélangeons pas les débats. Ne nous égarons pas : tout cela n'est qu'une question de "règlement de compte". Je pense d'ailleurs en connaître la source, et j'avoue que cela m'attriste. Laisser passer un tel "post" sur un site aussi fréquenté n'est pas une décision prise à la volée. La modération existe aussi sur LinuxFr. Or, il apparaît que nous sommes devenus un concurrent de ce site et les statistiques de fréquentation le prouvent. L'arrivée d'autres sites (LinuxStart, Planète linux, Toolinux) dérange beaucoup semble-t-il l'hégémonie moribonde du bénévolat contestataire. Au sein du paysage "Linux" du web, il existe, comme dans le monde des distributions, plusieurs voies, plusieurs tendances : "le commercial" et "le non-commercial". En voulant "imposer" leur système, par une haine raciale pour tous les "pauvres" utilisateurs de Windows et consort, les utilisateurs de Linux n'ont-ils pas voulu que le commercial s'en empare pour l'imposer mieux encore ? Et aujourd'hui, nous nous retrouvons avec un système beaucoup plus mature, dont l'évolution en moins de deux ans, dépasse tous les MacOS, tous les Windows, tous les systèmes de l'histoire de l'informatique. Tout cela grâce aux développeurs, d'accord. Mais aussi à l'esprit exceptionnel de MandrakeSoft, à IBM, à RedHat, à SuSE, à VA Linux, à HelixCode, à KDE, à Corel, et j'en passe.
Je continuerai de remuer les consciences. Mais aussi d'exposer certains faits plus réjouissants (il est dommage de réduire ma vision à trois articles, alors que d'autres, beaucoup plus heureux, paraissent chaque jour qui passe...). MacOS X arrive. BSD veut aussi sa part du gâteau. Rien n'est acquis. Linux n'est ni meilleur ni pire. Il est différent. Si j'ai choisi de ne me consacrer aux medias belges, mais aussi de prendre part dans le mouvement Linux, ce n'est certainement pas par confort. "Opportunisme" ? J'en laisse SEULS juges ceux qui ont l'honneur de me connaître....
# Droit de Réponse
Posté par Anonyme . En réponse à la dépêche Red Hat ferme sa succursale de San Francisco.. Évalué à 3.
--Cédric
Voici un "post" anonyme me concernant publié ce décembre sur LinuxFR.org de manière anonyme, ce qui, avouons-le, n'est guère glorieux.... Je me permets d'y répondre.
"Sur Linuxtoday... "" (je vous en fais grâce...)
Permettez-moi, M. PURF, dont je soupçonne légèrement l'identité (style, faute dans mon nom de famille... rien n'est hasard), de répondre à votre "post". Je pense que je m'attendais à une réaction aussi véhémente : c'était le risque de verser dans les articles, avouons-le, pessimistes qui viennent de se succéder sur LinuxToday France.
Je m'étonne des conclusions tirées à la hâte par certains qui ne me connaissent semble-t-il pas du tout. Les lieux communs ("Cédric est adepte de Real Player et de MacOS devant l'éternel... ", tout cela relevant de la plus pure masturbation, voire du règlement de compte puéril).
Exemple : "Ce dernier n'exprime, dans ses articles, que le point de vue pessimiste, ne parle pas de la situation plus plaisante de firmes comme Mandrake, Helix Code, n'évoque pas non plus les théories de certains développeurs quand à une viabilité future, non, il se contente de nous recracher ces mêmes et mêmes exemples : ces entreprises ont quelques difficultés, ça ne peut pas marcher." Je voudrais que l'on m'explique, chiffres à l'appui (et MandrakeSoft est invitée à le faire) en QUOI la situation de ces sociétés est PLAISANTE sinon par effet de presse ou par des partenariats "rutilants" ? (Rappelez-vous le nombre - et le type - de sociétés qui, à l'époque, ont encensé le projet... OS/2). Certes, ces sociétés font un excellent boulot et je suis le premier à le reconnaître. J'ai pu rencontrer, il y a peu, les responsables de MandrakeSoft dans leurs bureaux de Paris. Leur dynamisme, leur esprit d'entreprise, leur "projet" est tout ce qu'il y a de plus ambitieux. Mon directeur de chaîne, Kevin REICHARD (LinuxPlanet), est lui aussi tombé sous ce charme français : "Ces gars-là ont une vision, waow. Reste à voir si elle sera gagnante." Quant à savoir si le modèle est viable, désolé, mais à l'heure actuelle, nul ne le sait. Seules les sociétés de services peuvent prétendre à la viabilité. J'invite tous ceux qui, CHIFFRES et ANALYSES à l'appui, peuvent prétendre que leur modèle économique est EPROUVE.
Ces articles n'ont pas un objectif de sensationnalisme. Ils ont pour dessein de faire "remuer" les consciences un peu trop "optimistes" des avocats de la cause du Linux commercial. Je suis partisan d'un Linux plus libre, un Linux dont l'avenir ne se joue pas en bourse. Je n'utilise ni RealPlayer ni WordPerfect pour Linux (si j'ai besoin de ces outils, je les utilise sous MacOs, ils y sont bien plus efficaces et le copier/coller y est bien moins désolant). Tirer des citations et les recoller bout à bout me semble tout autant relever de la désinformation.
Cet avis, je ne tente pas de l'imposer, mais dans ma position, j'ai la possibilité d'offrir un regard différent sur ce microcosme qui a une fâcheuse tendance à fonctionner "par lui-même", en se gaussant du reste du monde. Il ne s'agit en effet pas de "cracher dans la soupe", mais plutôt de toujours tout remettre en question. Et c'est pas l'opinion, par la contre-analyse, par la contestation, que je veux faire avancer les choses.
Mes affinités avec MacOS ? Et alors ? Est-ce crime ? J'avoue ne pas vraiment comprendre ces adeptes invétérés du "tout linux". J'utilise Linux depuis plus de deux ans en parallèle d'un autre système, MacOS en l'occurence. Il s'agit là d'une nécessité professionnelle. Et à choisir en MacOS et Windows, ma préférence est claire. Ceci dit, j'invite quiconque à me rendre visite, s'il passe par Bruxelles, pour constater que j'utilise aussi le SE libre. Je trouve dommage de devoir dénuder cette évidence en public.
Le logiciel libre et les systèmes propriétaires ne sont guère incompatibles, du reste. Ne mélangeons pas les débats. Ne nous égarons pas : tout cela n'est qu'une question de "règlement de compte". Je pense d'ailleurs en connaître la source, et j'avoue que cela m'attriste. Laisser passer un tel "post" sur un site aussi fréquenté n'est pas une décision prise à la volée. La modération existe aussi sur LinuxFr. Or, il apparaît que nous sommes devenus un concurrent de ce site et les statistiques de fréquentation le prouvent. L'arrivée d'autres sites (LinuxStart, Planète linux, Toolinux) dérange beaucoup semble-t-il l'hégémonie moribonde du bénévolat contestataire. Au sein du paysage "Linux" du web, il existe, comme dans le monde des distributions, plusieurs voies, plusieurs tendances : "le commercial" et "le non-commercial". En voulant "imposer" leur système, par une haine raciale pour tous les "pauvres" utilisateurs de Windows et consort, les utilisateurs de Linux n'ont-ils pas voulu que le commercial s'en empare pour l'imposer mieux encore ? Et aujourd'hui, nous nous retrouvons avec un système beaucoup plus mature, dont l'évolution en moins de deux ans, dépasse tous les MacOS, tous les Windows, tous les systèmes de l'histoire de l'informatique. Tout cela grâce aux développeurs, d'accord. Mais aussi à l'esprit exceptionnel de MandrakeSoft, à IBM, à RedHat, à SuSE, à VA Linux, à HelixCode, à KDE, à Corel, et j'en passe.
Je continuerai de remuer les consciences. Mais aussi d'exposer certains faits plus réjouissants (il est dommage de réduire ma vision à trois articles, alors que d'autres, beaucoup plus heureux, paraissent chaque jour qui passe...). MacOS X arrive. BSD veut aussi sa part du gâteau. Rien n'est acquis. Linux n'est ni meilleur ni pire. Il est différent. Si j'ai choisi de ne me consacrer aux medias belges, mais aussi de prendre part dans le mouvement Linux, ce n'est certainement pas par confort. "Opportunisme" ? J'en laisse SEULS juges ceux qui ont l'honneur de me connaître....
Sans rancune, aucune.