Oui : étudier sans informatique, sauf lorsqu’il s’agit d’apprendre la bureautique et l’informatique.
Sérieusement, les connaissances de compétences de base que l’école est censée transmettre n’ont pas changé depuis cinquante ans, c’est toujours lire, compter, calculer, réfléchir, puis pour aller plus loin, étudier des textes littéraires, résumer, raisonner, avec des bases en diverses sciences. Que des trucs qui se faisaient très bien sans informatique, et qui peuvent toujours très bien se faire sans informatique.
Autant je suis d’accord avec toi sur le côté fondamental de certaines matières, et l’importance de les décorréler d’un outil ou d’une techno spécifique. Autant je ne permettrai de rappeler que les jeunes d’aujourd’hui (comme les jeunes d’hier ou d’avant-hier, nous) ont besoin d’outils, de supports et d’une approche qui leur permettent de rattacher ce qu’on aimerait leur enseigner (écrire, calculer, etc.) à quelque chose qui leur permette de lui trouver du sens, et surtout de le faire coller à leur quotidien. Or, le quotidien de "nos" jeunes est ce que... nous en avons fait, nous les vieux. Càd, pour l’essentiel, un espace saturé d’outils et de gadgets électroniques, et de contenu "numérique" et en ligne. Et si par malheur c’est pas multimédia... ohlala.
Du coup, je vois mal comment demander aux jeunes de se passer de ces gadgets technologiques, même pour apprendre les bases, quand ils nous voient nous, leurs aînés, incapable de nous modérer et le nez dedans en permanence. Je ne dis pas que ça me fait plaisir, hein.
Pour le reste, c’est clair que pour chercher moi-même des solutions alternatives aux outils cloud, de Microsoft par exemple (je ne parle de celui que je connais). Ben, c’est pas gagné pour le commun des mortels. Y a trop de petits (et de gros) obstacles.
Hors-sujet (mais pas complètement) :
Mon dernier essai d’alternative à OneDrive/Office 365, était de louer une instance NextCloud hébergée sur un serveur Hetzner plutôt intéressant niveau prix (une offre Storage Share, si je ne me trompe). Sur laquelle on peut activer la suite Office en ligne Collabora (ou sa concurrente, dont j’ai oublié le nom) et donc se retrouver avec une vague copie de OneDrive + Office365. J’ai donc payé cet abonnement et lu la doc pour tout mettre en place, juste pour pouvoir tester et parce que je rêve de ne plus avoir rien qui me relie à Microsoft. Bref.
Quel résultat ?
J’avais "mon" nextcloud, quelque part en Allemagne (yeah!) et j’avais mon client local sur mon PC, yeah ! Aussi. Mais j’ai aussi eu, tout de suite, l’impossibilité de renommer ou de déplacer certains fichiers stockés dessus. Je veux dire, que ce soit sur l’interface Web ou sur le client local, côté ordi donc, ils revenaient à l’ancien nom/ancien emplacement. Alors que les mêmes fichiers étaient OK hors de NextCloud ou sur OneDrive. Seule solution trouvée ? Aller purger ou « faire quelque chose » à la main dans une certaine base de données d’autorisations, enfin de ce que j’ai compris. Car je reconnais sans hésiter mon extrême incompétence et mes limites vite atteintes, mais on parle aussi d’un système fraîchement initié et démarré en suivant à la lettre la doc, et censé m’offrir un hébergement de fichier cloud quasi clé en main. Heu...
Je ne connais pas le niveau de compétence et la patience des profs, mais même pour moi qui ne suis pas prof et qui voulait tenter l’expérience... apprendre à gérer une base de données ou à gérer un serveur c’est juste trop me demander. Désolé.
RTFM et yaka apprendre, espèce de freignasse me diront certains. Ouais, sauf que non.
Même posté en Markdown depuis ma Debian, je ne suis pas un geek. Et si je suis ravi de pouvoir changer mes mauvaises habitudes informatiques je ne vais pas passer je ne sais combien de semaines ou de mois pour m’autoformer au job d’administrateur serveur ou de programmeur (ça ne m’intéresse pas), ou de je ne sais encore quoi d’autre, juste pour réussir à faire ce que je fais sans trop y penser dans OneDrive ou sur mon PC : renommer un fichier et le changer de dossier.
Et je ne parle même pas des risques que ça impliquerait de me former tout seul : aucune certitude que je ne fasse pas les pires conneries et mette en péril tous mes fichiers.
Bref, ce nouvel essai s’est soldé par un échec, comme tous les précédents, et par l’impossibilité pour moi, avec mes compétences qui valent ce qu’elles valent, d’utiliser sans stress inutile autre chose qu’un cloud made in GAFAM.
[^] # Re: Déjà dans la rubrique liens
Posté par yal (Mastodon) . En réponse au journal Office 365 et Google Workspace en difficulté chez l'école républicaine. Évalué à 10.
Autant je suis d’accord avec toi sur le côté fondamental de certaines matières, et l’importance de les décorréler d’un outil ou d’une techno spécifique. Autant je ne permettrai de rappeler que les jeunes d’aujourd’hui (comme les jeunes d’hier ou d’avant-hier, nous) ont besoin d’outils, de supports et d’une approche qui leur permettent de rattacher ce qu’on aimerait leur enseigner (écrire, calculer, etc.) à quelque chose qui leur permette de lui trouver du sens, et surtout de le faire coller à leur quotidien. Or, le quotidien de "nos" jeunes est ce que... nous en avons fait, nous les vieux. Càd, pour l’essentiel, un espace saturé d’outils et de gadgets électroniques, et de contenu "numérique" et en ligne. Et si par malheur c’est pas multimédia... ohlala.
Du coup, je vois mal comment demander aux jeunes de se passer de ces gadgets technologiques, même pour apprendre les bases, quand ils nous voient nous, leurs aînés, incapable de nous modérer et le nez dedans en permanence. Je ne dis pas que ça me fait plaisir, hein.
Pour le reste, c’est clair que pour chercher moi-même des solutions alternatives aux outils cloud, de Microsoft par exemple (je ne parle de celui que je connais). Ben, c’est pas gagné pour le commun des mortels. Y a trop de petits (et de gros) obstacles.
Hors-sujet (mais pas complètement) :
Mon dernier essai d’alternative à OneDrive/Office 365, était de louer une instance NextCloud hébergée sur un serveur Hetzner plutôt intéressant niveau prix (une offre Storage Share, si je ne me trompe). Sur laquelle on peut activer la suite Office en ligne Collabora (ou sa concurrente, dont j’ai oublié le nom) et donc se retrouver avec une vague copie de OneDrive + Office365. J’ai donc payé cet abonnement et lu la doc pour tout mettre en place, juste pour pouvoir tester et parce que je rêve de ne plus avoir rien qui me relie à Microsoft. Bref.
Quel résultat ?
J’avais "mon" nextcloud, quelque part en Allemagne (yeah!) et j’avais mon client local sur mon PC, yeah ! Aussi. Mais j’ai aussi eu, tout de suite, l’impossibilité de renommer ou de déplacer certains fichiers stockés dessus. Je veux dire, que ce soit sur l’interface Web ou sur le client local, côté ordi donc, ils revenaient à l’ancien nom/ancien emplacement. Alors que les mêmes fichiers étaient OK hors de NextCloud ou sur OneDrive. Seule solution trouvée ? Aller purger ou « faire quelque chose » à la main dans une certaine base de données d’autorisations, enfin de ce que j’ai compris. Car je reconnais sans hésiter mon extrême incompétence et mes limites vite atteintes, mais on parle aussi d’un système fraîchement initié et démarré en suivant à la lettre la doc, et censé m’offrir un hébergement de fichier cloud quasi clé en main. Heu...
Je ne connais pas le niveau de compétence et la patience des profs, mais même pour moi qui ne suis pas prof et qui voulait tenter l’expérience... apprendre à gérer une base de données ou à gérer un serveur c’est juste trop me demander. Désolé.
RTFM et yaka apprendre, espèce de freignasse me diront certains. Ouais, sauf que non.
Même posté en Markdown depuis ma Debian, je ne suis pas un geek. Et si je suis ravi de pouvoir changer mes mauvaises habitudes informatiques je ne vais pas passer je ne sais combien de semaines ou de mois pour m’autoformer au job d’administrateur serveur ou de programmeur (ça ne m’intéresse pas), ou de je ne sais encore quoi d’autre, juste pour réussir à faire ce que je fais sans trop y penser dans OneDrive ou sur mon PC : renommer un fichier et le changer de dossier.
Et je ne parle même pas des risques que ça impliquerait de me former tout seul : aucune certitude que je ne fasse pas les pires conneries et mette en péril tous mes fichiers.
Bref, ce nouvel essai s’est soldé par un échec, comme tous les précédents, et par l’impossibilité pour moi, avec mes compétences qui valent ce qu’elles valent, d’utiliser sans stress inutile autre chose qu’un cloud made in GAFAM.