Oui, ça ressemble à l'impression d'être inutile ou de s'ennuyer, parce qu'on apprend de moins en moins de trucs à mesure qu'on est dans la vie professionnelle. J'ai eu ça. La satisfaction d'apprendre et de maîtriser des nouveaux trucs c'est un sacré moteur avant 30 ans, ensuite il se grippe et il faut apprendre à faire sans.
La sensation d'enfermement sur un chemin de plus en plus étroit, où on a envie de sortir de la route. C'est un choix... il faut respecter ça. Et accepter (j'ai mis beaucoup de temps à accepter que le champ des possibles se rétrécissent, sans jamais sortir de route toutefois). Mais en fait voici le truc, pour les plus patients ou les flippés de prendre des décisions pour soi-même qui attendent que ça passe ou que ça se décante (90% des gens au doigt mouillé, en tout cas mon cas) : quand on a la sensation de ne plus rien apprendre c'est qu'on sait :-P en tout cas à l'échelle des gens autour...
La prochaine étape, c'est qu'on te demande de plus en plus ton avis, des explications, de l'aide, ou même de prendre des décisions. Et les collègues sont contents, le chef est content. Les clients sont ravis, dans le pire des cas rassurés. Et tout ça, c'est être utile, et ça se passe assez naturellement.
Ça peut devenir un deuxième moteur, et ça a l'air de pointer le bout de son nez pour toi à la lecture de ton billet. J'en suis à la phase d'acceptation de ce nouvel état de fait, et ça m'aide à passer la crise de la quarantaine. 10 ans de préparation avant la crise de la cinquantaine !
[^] # Re: bravo
Posté par bobo38 . En réponse au journal L'ordinateur a perdu sa magie. Évalué à 5.
Oui, ça ressemble à l'impression d'être inutile ou de s'ennuyer, parce qu'on apprend de moins en moins de trucs à mesure qu'on est dans la vie professionnelle. J'ai eu ça. La satisfaction d'apprendre et de maîtriser des nouveaux trucs c'est un sacré moteur avant 30 ans, ensuite il se grippe et il faut apprendre à faire sans.
La sensation d'enfermement sur un chemin de plus en plus étroit, où on a envie de sortir de la route. C'est un choix... il faut respecter ça. Et accepter (j'ai mis beaucoup de temps à accepter que le champ des possibles se rétrécissent, sans jamais sortir de route toutefois). Mais en fait voici le truc, pour les plus patients ou les flippés de prendre des décisions pour soi-même qui attendent que ça passe ou que ça se décante (90% des gens au doigt mouillé, en tout cas mon cas) : quand on a la sensation de ne plus rien apprendre c'est qu'on sait :-P en tout cas à l'échelle des gens autour...
La prochaine étape, c'est qu'on te demande de plus en plus ton avis, des explications, de l'aide, ou même de prendre des décisions. Et les collègues sont contents, le chef est content. Les clients sont ravis, dans le pire des cas rassurés. Et tout ça, c'est être utile, et ça se passe assez naturellement.
Ça peut devenir un deuxième moteur, et ça a l'air de pointer le bout de son nez pour toi à la lecture de ton billet. J'en suis à la phase d'acceptation de ce nouvel état de fait, et ça m'aide à passer la crise de la quarantaine. 10 ans de préparation avant la crise de la cinquantaine !