Si tu n'est pas d'accord c'est ton problème mais les chiffres sont là. Les revenus tirés des ventes de cds servent d'abord à faire vivre la SACEM (plus de 25% de frais de fonctionnement avoués) avant de faire vivre les éditeurs puis enfin de faire vivre les auteurs.
Obtenir un revenu suffisant pour vivre grâce à la vente de CDs nécessite de vendre plusieurs dizaines de milliers de disques. Or, très peu d'artistes dépassent seulement le millier de cds vendus. Tu peux trouver tous les chiffres correspondants sur le site de la SACEM et dans le livre "SACEM, main basse sur la musique".
La majorité des artistes vit de concerts, de cachets, de cours artistiques ou, tout simplement, d'un travail secondaire plus ou moins lié à leur passion. Le monopole de la reproduction des oeuvres artistiques profite donc essentiellement aux organismes chargés de répartir les revenus et aux éditeurs qui assurent les missions de diffusion des oeuvres.
Quand au public, il copie pas sans autorisation mais la copie privée est justement un régime dérogatoire. Selon l'article L-122-5 du CPI, l'auteur ne peut interdire les copies qui respectent les critères de la copie privée.
Mais surtout, le monopole de la reproduction est liée à la nécessité de protéger les investissement demandés par la prise en charge de l'activité de diffusion de la culture. A partir du moment où cette diffusion ne nécessite plus d'investissement parce que le public peut la prendre en charge lui-même, elle n'a plus de raison d'être.
Si quelqu'un inventait une machine pour dupliquer les voitures peugeot gratuitement, faudrait-il donc interdire l'usage de cette machine pour protéger les emplois de Peugeot en empéchant les francais de se fournir gratuitement en voitures?
[^] # Re: P2P face au droit d'auteur : vers la reconnaissance du droit du public
Posté par jean-baptiste soufron . En réponse à la dépêche P2P face au droit d'auteur : vers la reconnaissance du droit du public. Évalué à 3.
Obtenir un revenu suffisant pour vivre grâce à la vente de CDs nécessite de vendre plusieurs dizaines de milliers de disques. Or, très peu d'artistes dépassent seulement le millier de cds vendus. Tu peux trouver tous les chiffres correspondants sur le site de la SACEM et dans le livre "SACEM, main basse sur la musique".
La majorité des artistes vit de concerts, de cachets, de cours artistiques ou, tout simplement, d'un travail secondaire plus ou moins lié à leur passion. Le monopole de la reproduction des oeuvres artistiques profite donc essentiellement aux organismes chargés de répartir les revenus et aux éditeurs qui assurent les missions de diffusion des oeuvres.
Quand au public, il copie pas sans autorisation mais la copie privée est justement un régime dérogatoire. Selon l'article L-122-5 du CPI, l'auteur ne peut interdire les copies qui respectent les critères de la copie privée.
Mais surtout, le monopole de la reproduction est liée à la nécessité de protéger les investissement demandés par la prise en charge de l'activité de diffusion de la culture. A partir du moment où cette diffusion ne nécessite plus d'investissement parce que le public peut la prendre en charge lui-même, elle n'a plus de raison d'être.
Si quelqu'un inventait une machine pour dupliquer les voitures peugeot gratuitement, faudrait-il donc interdire l'usage de cette machine pour protéger les emplois de Peugeot en empéchant les francais de se fournir gratuitement en voitures?