Tout le problème est que la reproduction des oeuvres est protégée par un monopole d'Etat parce que la reproduction et la diffusion de la culture est une sorte de mission de service public. Un peu comme les autoroutes.
Dans ces conditions, il est logique de protéger ceux qui investissent pour rendre ce service. Logiquement, ceux qui en bénéficient ne sont pas les auteurs mais les entreprises qui assurent ce service. Il est illusoire de croire que les auteurs gagnent de l'argent grace aux revenus de la vente de leurs CDs. Quand c'est un peu de beurre dans les épinards, c'est déjà beaucoup... et sans doute rien par rapport au manque à gagner que leurs causent les grosses pointures des majors qui s'accaparent la couverture médiatique.
Mais, aujourd'hui, ce service est assuré par le public lui-même et la protection des investissements qu'il demande n'a plus aucune justificiation. Les artistes eux-mêmes ne vivent pas de la reproduction musicale. Seuls les employés des maisons de disques en vivent!
Il y a sans doute un juste milieu mais les éditeurs ne cherchent pas le dialogue mais la confrontation en prétendant que les auteurs possèdent un droit absolu alors que ce droit est évidemment limité (copie privée, bibliothèque, etc.).
[^] # Re: P2P face au droit d'auteur : vers la reconnaissance du droit du public
Posté par jean-baptiste soufron . En réponse à la dépêche P2P face au droit d'auteur : vers la reconnaissance du droit du public. Évalué à 2.
Dans ces conditions, il est logique de protéger ceux qui investissent pour rendre ce service. Logiquement, ceux qui en bénéficient ne sont pas les auteurs mais les entreprises qui assurent ce service. Il est illusoire de croire que les auteurs gagnent de l'argent grace aux revenus de la vente de leurs CDs. Quand c'est un peu de beurre dans les épinards, c'est déjà beaucoup... et sans doute rien par rapport au manque à gagner que leurs causent les grosses pointures des majors qui s'accaparent la couverture médiatique.
Mais, aujourd'hui, ce service est assuré par le public lui-même et la protection des investissements qu'il demande n'a plus aucune justificiation. Les artistes eux-mêmes ne vivent pas de la reproduction musicale. Seuls les employés des maisons de disques en vivent!
Il y a sans doute un juste milieu mais les éditeurs ne cherchent pas le dialogue mais la confrontation en prétendant que les auteurs possèdent un droit absolu alors que ce droit est évidemment limité (copie privée, bibliothèque, etc.).