Jadis, à l'époque où l'on trouvait des informaticiens et des ingénieurs dans les institutions publiques ; aux temps d'autrefois quand les humains et le travail portaient encore des relents de valeur aux yeux des hiérarques ; désormais le budget ne s'est-il pas dramatiquement déporté vers l'achat de machines qui ne trouvent plus guère en guise d'administration que le remplacement par de meilleurs monstres de calcul dès que les logiciels malveillants ou malfoutus les ont vérolés ?
Anecdote vécue : j'administrais un ensemble de machine sous LTSP (non, pas Long Term Support) pour une salle de TP. Des machines qui en tout et pour tout avaient coûté dans les 50 euros (récupérées à la benne des services informatiques + un petit switch). Voyant faiblir la bécane faisant office de serveur, je fis l'erreur de réclamer un serveur neuf. Un beau matin, une équipe d'inconnus débarque pendant mon cours. Pendant que l'un m'impose le démantèlement de mon outil — sans le moindre égard pour les étudiants — l'autre s'occupe à passer de poste en poste pour determiner les caractéristiques des machines sans même s'inquiéter d'obtenir invariablement les mêmes résultats sur des machines aux aspects pourtant des plus hétéroclites ; la configuration utilisait des clients légers même pas équipés de mémoires de masse, juste un cpu, de la RAM, une carte mère, et une alimentation fonctionnelle dans un boîtier.
Suite à cet incident on nous imposa, par mesure d'économie nécessairement, de vrais terminaux informatiques gérés par la DSI en lieu et place de terminaux qui n'avaient vocation qu'à traiter des données de TP. Solution totalement inadaptée au besoin et qui coûta probablement des milliers d'euros (deux changements complets des machines), pour finir par devenir utilisable seulement au bout de quatre ans.
Envolés donc les clients légers.
[^] # Re: Enseignement informatique ?
Posté par ǝpɐןƃu∀ nǝıɥʇʇɐW-ǝɹɹǝıԀ (site web personnel) . En réponse au journal Salles de cours déconnectées ?. Évalué à 6.
Jadis, à l'époque où l'on trouvait des informaticiens et des ingénieurs dans les institutions publiques ; aux temps d'autrefois quand les humains et le travail portaient encore des relents de valeur aux yeux des hiérarques ; désormais le budget ne s'est-il pas dramatiquement déporté vers l'achat de machines qui ne trouvent plus guère en guise d'administration que le remplacement par de meilleurs monstres de calcul dès que les logiciels malveillants ou malfoutus les ont vérolés ?
Anecdote vécue : j'administrais un ensemble de machine sous LTSP (non, pas Long Term Support) pour une salle de TP. Des machines qui en tout et pour tout avaient coûté dans les 50 euros (récupérées à la benne des services informatiques + un petit switch). Voyant faiblir la bécane faisant office de serveur, je fis l'erreur de réclamer un serveur neuf. Un beau matin, une équipe d'inconnus débarque pendant mon cours. Pendant que l'un m'impose le démantèlement de mon outil — sans le moindre égard pour les étudiants — l'autre s'occupe à passer de poste en poste pour determiner les caractéristiques des machines sans même s'inquiéter d'obtenir invariablement les mêmes résultats sur des machines aux aspects pourtant des plus hétéroclites ; la configuration utilisait des clients légers même pas équipés de mémoires de masse, juste un cpu, de la RAM, une carte mère, et une alimentation fonctionnelle dans un boîtier.
Suite à cet incident on nous imposa, par mesure d'économie nécessairement, de vrais terminaux informatiques gérés par la DSI en lieu et place de terminaux qui n'avaient vocation qu'à traiter des données de TP. Solution totalement inadaptée au besoin et qui coûta probablement des milliers d'euros (deux changements complets des machines), pour finir par devenir utilisable seulement au bout de quatre ans.
Envolés donc les clients légers.
« IRAFURORBREVISESTANIMUMREGEQUINISIPARETIMPERAT » — Odes — Horace